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Google AdSense source de financement du typosquatting

Une enquête d’un chercheur de Harvard et de McAfee révèle l’ampleur des pratiques de typosquatting consistant à déposer un nom de domaine parasitant une marque. 80% de ces sites sont inscrits à Google AdSense.

Le typosquatting s’apparente au cybersquatting. Il consiste à déposer un nom de domaine très proche d’un autre nom de domaine, de préférence un site à fort trafic et populaire auprès des internautes. L’objectif de ces typosquatteurs est simple : tenter de capter du trafic légitime en comptant sur des fautes de frappe de l’utilisateur qui sera redirigé vers leur domaine. En effet les domaines déposés comportent généralement des fautes, comme des lettres en double ou inversées.

En outre, en activant le serveur mail sur ces domaines parasites, les pirates peuvent également capter les emails adressés à des sites légitimes mais dont l’adresse comportera une erreur. Ainsi, tous les mails « xxx@amzon.com » iront vers le serveur de messagerie du domaine amzon.com et non celui de amazon.com.

La pratique est toutefois moins courante, les typosquatteurs cherchant avant tout à générer du trafic sur leurs sites. Le typosquatting s’avère quoi qu’il en soit très répandu comme en témoigne l’étude réalisée conjointement par un chercheur de la Harvard Business School, Benjamin Edelman, et McAfee. Ainsi les 2000 sites Web américains les plus populaires voient graviter autour d’eux pas moins de 80 000 domaines en typosquatting.

Mais là où le bât blesse c’est dans le mode de rémunération de ces domaines. En effet, l’étude révèle que 80% de ces domaines en typosquatting vivent des recettes versées par Google via son service de publicité en ligne, Google AdSense. Ce fait n’est pas ignoré et a d’ailleurs déjà valu au moteur de recherche un procès en action collective en 2007 (à laquelle s’est joint Benjamin Edelman). Une loi de 1999, l’Anti-Cybersquatting Consumer Protection Act (ACPA), punit la pratique du typosquatting.

Et le typosquatting peut générer d’importantes sommes d’argent comme le démontre la plainte déposée par Dell, citée par The Register, contre 16 propriétaires de domaines. Le tribunal statuant sur l’affaire en octobre 2007 avait imposé de geler sur un compte les sommes des domaines issues de Google. En un mois, ce ne sont pas moins de deux millions de dollars qui sont venus alimenter ce compte.

Pourtant Dell n’est pas le site le plus populaire référencé par l’enquête du chercheur de Harvard et de McAfee. freecreditreport.com compte à lui seul 742 domaines en typosquatting, cartoonnetwork.com 327 et youtube.com 320. Cette pratique est cependant loin de concerner uniquement les Etats-Unis. Dans une précédente étude de McAfee, la France (.fr) comptait 5,4% d’adresses falsifiées. Le site le plus exploité par les typosquatteurs était celui de Youtube, devant Google (aussi victime) et MSN.

En 2007, le groupe 3 suisse avait également assigné l’Afnic en justice, l’autorité de nommage pour les domaines de la zone .fr. L’entreprise avait ainsi pu obtenir la levée de l’anonymat de 26 noms de domaine typosquattant ses marques. Toutefois l’Afnic peut aussi d’elle-même bloquer des domaines pour cause de typosquatting comme elle a pu déjà le faire dans les dossiers EuroDns et Klte Limited.

source JDN

Liens commerciaux : la prestataire publicitaire Google condamné pour contrefaçon

La cour d’appel de Paris a remis en cause la décision du TGI de Paris qui avait considéré que Google n’avait pas commis d’actes de contrefaçon avec le générateur de mots-clés de son système Adwords. Dans son arrêt du 1er février 2008, la cour a condamné Google à verser 10 000 euros de dommages-intérêts à chacun des 24 titulaires de marques d’électro-ménager présents dans la cause. A cette somme, s’ajoutent 1 500 euros de réparation à devoir aux 27 sociétés appelantes, soit un total de près de 400 000 euros.
Comme la section A de la 4ème chambre de la cour de Paris, dans l’arrêt Vuitton, la section B a exclu que Google, en tant que référenceur payant, puisse être considéré comme un hébergeur, soit un prestataire de stockage au sens de la LCEN. Pour la cour, Google joue un rôle actif dans la mise en Å“uvre du service publicitaire Adwords. C’est donc en tant que prestataire publicitaire que sa responsabilité doit donc être recherchée, notamment quant à son générateur de mots-clés qui suggère des marques aux annonceurs, comme l’a attesté les constats de l’APP. Pour la cour «le fait ici incriminé n’est pas le choix par les annonceurs d’un signe déposé à titre de marque mais le choix de Google de reproduire, en réponse à une sollicitation d’un annonceur, un ou des signes déposés à titre de marque». Peu importe que son fonctionnement soit purement statistique et qu’il agisse à la seule demande des annonceurs. Peu importe également l’affichage de mises en garde. Pour la cour de Paris, l’usage des marques que réalise, avec profit, Google dans la vie des affaires constitue une contrefaçon. Ainsi conclut-elle dans le même sens que la section A de la cour de Paris et que la cour d’appel d’Aix-en-Provence, dans son arrêt du 6 décembre 2007.
La cour a également considéré que la présentation des annonces publicitaires sous l’intitulé «liens commerciaux» pouvait créer une confusion dans l’esprit des internautes. Ces derniers peuvent croire que «les sites internet affichés entretiennent des rapports commerciaux avec la ou les sociétés mises en regard des dits liens». En conséquence, elle a également condamné Google sur le fondement de la publicité mensongère. En revanche, la cour a écarté la concurrence déloyale.

Source Legalis.net

Dell Suit Reveals Lucrative Trade in Domain Names

A civil suit filed in Florida by Dell and its Alienware subsidiary is giving insight into the enormous sums of money that can be made by creating Web pages full of advertising links reports IDG News Service.

The report notes that inâ€? October, Dell sued a group of domain registrars, alleging the companies bought more than 1,100 domain names with trademark-infringing characteristics, such as ‘dellbatterrogram.com’ in order to put advertising links on the pages.â€?

The defendants are listed as Belgiumdomains, Capitoldomains, Domaindoorman, Netrian Ventures, iHoldings.com, Juan Pablo Vazquez, and 10 unnamed defendants and each one denies the allegations against them. “Dell contends the businesses, most of which are registered outside the United States, are shell companies engaged in collusion.�

Each of the websites in question was monetised and has advertising provided by Google Adsense and Google was ordered to hold the first $1 million collected in a special account “on behalf of the defendants each month. The second $1 million that accrues in the account every month will be given to the defendants. If more than $2 million accrues in one month, the money is split between the defendants and the Google account.�

Source DomainNews