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Google achète le nom de domaine g.co pour chapeauter ses sites

Le groupe internet américain Google a annoncé lundi qu’il avait acheté le nom de domaine g.co, destiné à raccourcir les adresses internet de tous ses produits.

«Nous n’utiliserons g.co que pour vous envoyer vers des pages internet qui appartiennent à Google, et nous sommes les seuls à pouvoir créer des raccourcis en g.co», a précisé le vice-président du marketing de Google, Gary Briggs, sur le blogue du groupe. «Cela signifie qu’on peut aller sur un lien raccourci en g.co en étant sûr de toujours atterrir sur une page d’un produit ou d’un service de Google».

Selon le site d’informations spécialisées TechCrunch, l’acquisition d’un nom de domaine composé d’une seule lettre et du suffixe .co coûte plus de 1,5 million de dollars. Google n’a pas indiqué combien il avait déboursé pour acheter ce nom de domaine à la société .co Internet SAS, qui gère les noms de domaine dotés du suffixe .co, basée en Colombie.

Un tel nom de domaine raccourci est notamment prisé des sites internet ayant vocation à être mentionnés sur Twitter, où les messages doivent compter un maximum de 140 caractères.

Source: Technaute Cyberpresse Canada

Marché « gris » autour d’IPv4 : Microsoft se paie un stock d’adresses à 11 $ l’unité

L’équipementier Nortel tente de récupérer quelques millions de dollars de la vente d’un stock d’adresses IPv4. Microsoft en propose 7,5 M$. La confirmation des angoisses des grands de l’IT quant à l’épuisement du stock d’adresses IPv4. Et le premier exemple de développement d’un marché « gris » autour de ce qui est généralement considéré comme une ressource commune.

Microsoft a trouvé un accord avec l’équipementier canadien en faillite Nortel pour reprendre un stock de plus de 660 000 adresses IPv4 pour la somme de 7,5 M$. Selon les documents officiels remis par Nortel à la cour de justice qui supervise la vente de ses actifs, 470 000 adresses environ seront immédiatement disponibles, tandis que Microsoft devra patienter jusqu’à la fin du processus de faillite pour récupérer le complément.

Cette vente, qui valorise chaque adresse à 11,25 $, intervient alors qu’en février, l’IANA (Internet Assigned Numbers Authority), organisation chargée de la gestion de l’espace d’adressage IP, a annoncé qu’elle confiait ses cinq derniers blocs d’adresses IPv4 – représentant ensemble environ 5 % du total des adresses possibles – aux cinq registrars dits régionaux. Une dernière réserve qui, dans certaines géographies, suffira seulement à tenir quelques mois, rendant plus urgente la migration vers IPv6.

Transaction d’un nouveau type

Selon le blog Domain Incite, spécialisé sur les questions relatives à la gestion des noms de domaine, la vente par Nortel de son stock d’adresses IPv4 serait la première transaction officielle portant sur de simples adresses de routage (et non des noms de domaine). Le blog rappelle par ailleurs que les registres régionaux ont mis en place des règles pour que les adresses non utilisées retournent dans le stock d’adresses dans lequel ils peuvent puiser pour répondre à de nouveaux besoins.

Alors qu’IPv4 code les adresses en 32 bits, IPv6 propose des adresses encodées en 128 bits. Ce dernier multipliant ainsi les combinaisons d’adressage IP.

Source: IT Mag

Internet: l’Icann a fini de distribuer ses derniers lots d’adresses

MIAMI – L’organisme chargé de réglementer les noms de domaine de l’internet, l’Icann, a annoncé jeudi qu’il avait distribué ses cinq derniers lots d’adresses IP (protocole internet), permettant d’identifier les destinations du trafic internet à travers le monde.

« Un réservoir de plus de quatre milliards d’adresses internet a été vidé ce matin », a déclaré le patron de l’Icann Rod Beckstrom lors d’une conférence de presse à Miami. « C’est complètement vide, il n’y en a plus ».

Pour autant, il a répété que le monde du tout connecté n’était pas au bord de l' »IPocalypse »: le stocks d’adresses de l’Icann a en fait été distribué à des registres régionaux de noms de domaines, qui seront en mesure de fournir ces numéros identifiants en attendant le basculement du standard actuel, baptisé IPv4, au standard IPv6, virtuellement inépuisable.

« C’est comme quand on est à court de plaques d’immatriculation », a déclaré pour sa part Olaf Kolkman, président de l’organisme technique chapeautant les aspects techniques d’internet, l’IAB (Internet architecture board).

Le standard actuel IPv4 permet l’existence de « seulement » 4 milliards d’adresses IP (formées de séries de 4 nombres séparés par des points) gérées par l’Icann.

Cela fait plusieurs années que l’Icann demande l’adoption du nouveau standard IPv6, qui permet l’existence d’environ 340 sextillions d’adresses (soit 340 fois 10 à la puissance 36): suffisamment pour que mille milliards de gens disposent chacun de mille milliards d’adresses IP, selon le président de l’Icann Rod Beckstrom.

L’effort et l’investissement nécessaires pour basculer sur le standard IPv6 reposent surtout sur les fournisseurs d’accès, qui doivent faire en sorte que leurs réseaux puissent gérer ces nouvelles adresses et router le trafic.

« Si le fournisseur d’accès fait ce qu’il faut, ça ne devrait pas être un gros problème », a déclaré à l’AFP le directeur d’exploitation de l’opérateur britannique Timico, Trefor Davies.

« Il faut vraiment considérer ça comme un moment historique », a-t-il ajouté. « C’est la nature même d’internet qui change avec cette transition », dit-il à l’AFP.

D’après M. Beckstrom, le basculement total sur le standard IPv6 devrait prendre plusieurs années et coûter au total des milliards de dollars – y compris des frais qui de toutes façons correspondent au remplacement de certains équipements.

Du côté des consommateurs, le basculement pourrait passer inaperçu, car la suite complexe de numéros IP devrait continuer d’apparaître sous la forme de noms de domaine avec des préfixes .com, .org, .fr…

« Toutes les conditions sont en place pour une transition réussie sur l’IPv6 », a assuré M. Beckstrom. « L’avenir d’internet et de l’innovation qu’il engendre reposent sur l’IPv6 », a-t-il ajouté.

Les adresses au standard IPv4 devraient commencer par être épuisées en Asie, où la demande connaît la plus forte expansion. Une fois que les registres régionaux seront eux-mêmes à court d’adresses au format IP, ils devraient commencer à recourir au standard IPv6.

Dans un premier temps, il faudra que les systèmes puissent gérer les deux standards.

Google et Facebook, ainsi que d’autres acteurs du secteur, doivent ajouter des adresses IPv6 à leur système lors d’un essai d’une journée au printemps afin d’identifier d’éventuels problèmes: la journée mondiale de l’IPv6 commencera à 00H01 GMT le 8 juin.

Source: ©AFP / 03 février 2011 22h59

Internet arrive à court d’adresses IP

Si la création de la page Facebook de votre grand-mère n’était pas un indice suffisant à vous faire réaliser que l‘Internet commençait à dater un peu, voici un élément qui sera peut-être un peu plus parlant.

Selon des estimations, à la fin de cette semaine, Internet sera venu à bout de l’ensemble des possibilités laissées par l’utilisation des adresses IPv4, et passera progressivement à la génération suivante : l’IPv6.Pour celles et ceux qui ne sont pas familiers avec l’utilité des adresses IP, sachez qu’elles servent à la navigation sur Internet de plusieurs façons.

Ainsi lorsque vous tapez une adresse ou un nom de domaine pour visiter un site, ce site est attaché à une adresse IP qui lui est propre et qui permet de réaliser la connexion entre votre poste et le site.

L’adressage permet ainsi d’aboutir à des endroits précis du serveur sur lequel est stocké le site consulté.

Les adresses IPv4 utilisées aux débuts d’Internet proposent en théorie entre 4 et 12 chiffres, sont codées en  32-bits, et offrent donc  4 294 967 296 de possibilités.  Un exemple d’adresse IPv4 peut se matérialiser ainsi : 68.127.78.247 , ou http://68.127.78.247 en l’insérant dans un navigateur internet.

L’expansion d’Internet se faisant, l’ensemble des solutions de ce système arrive à saturation, et le système d’IPv6 développé il y a déjà quelques années va progressivement se mettre en place.

Les IPv6 sont elles codées en 128-bits et proposent une séquence de 32 chiffres, cependant la notation décimale employée pour les IPv4 n’est pas conservée, au profit d’un affichage hexadécimal.

Offrant d’avantage de combinaisons uniques, ces Ip prendront une forme semblable à celle-ci :  2001:0db8:85a3:0000:0000:8a2e:0370:7334 , ou http://[2001:0db8:85a3:0000:0000:8a2e:0370:7334 en l’insérant dans un navigateur.

Sans entrer dans les spécificités d’Internet et du fonctionnement des adresses IP qui restent complexes et peu accessibles aux non-initiés,  deux choses sont désormais certaines :

D’une part, ce passage est un tournant historique d’Internet, puisqu’il montre l’arrivée aux limites de ce qui avait été prévu lors de la conception du réseau.

D’autre part, pour les utilisateurs d’adresse IPv4 un peu expérimentés, habitués à se connecter à des serveurs fétiches pour du jeu, de la VoiP ou autre, il va devenir difficile de retenir des adresses sur 32 caractères aussi facilement que les 12 habituelles…

Quoiqu’il en soit, le développement des IPv6 devrait se faire progressivement, les adresses IPv4 n’étant plus utilisées seront recyclées pour les particuliers.

Une opération simultanée prévue en Juin devrait permettre aux géants de l’Internet tels que Google, Facebook , Yahoo et autres de basculer vers des serveurs compatibles IPv6 pour tester le nouveau protocole et isoler d’éventuelles défaillances.

En attendant, pas d’affolement, ce changement n’affectera en rien les habitudes de millions d’utilisateurs…  [WSJ]

Source: 20minutes.fr et Gizmodo

L’ICANN face au Fast-Flux

« L’organisation en charge de la supervision du système d’adressage sur Internet cherche à résoudre un défaut qui permet aux spammeurs et aux sites frauduleux de prospérer.

L’ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers) a publié un rapport initial sur Fast Flux, une technique DNS qui autorise un nom de domaine à être lié à plusieurs adresses IP. Fast Flux permet à un administrateur de rapidement faire pointer un nom de domaine sur une nouvelle adresse IP si le serveur de la première adresse plante ou est la cible d’une attaque de déni de service. Cette technique est également utilisée légitimement par des réseaux de distribution de contenu pour équilibrer les charges de trafic, améliorer la performance et diminuer les coûts de transmissions. Mais les hackers et autres cybercriminels s’en sont emparés et l’utilisent afin de rendre la tâche de FAI (fournisseurs d’accès à Internet) et des autorités plus difficile pour fermer des sites coupables de hameçonnage ou proposant la vente de produits illégaux. » …

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