Sex.eu actif au bout de cinq ans

Au terme d’un combat juridique de 5 ans, EURid, le gestionnaire du domaine de top level européen .eu, attribue quand même le nom de domaine sex.eu. Si rien n’a filtré à propos de qui se cache là derrière, il se pourrait qu’il s’agisse du premier demandeur de la période Sunrise.

Lors de la période Sunrise (entre le 7 décembre 2005 et le 6 avril 2006), les pouvoirs publics, titulaires de marques et particuliers qui bénéficiaient d’une forme de protection légale, étaient prioritaires pour l’enregistrement d’un nom de domaine .eu. Comme l’on pouvait s’y attendre, ce fut sex.eu qui fut l’objet du plus grand nombre de demandes, 280 pour être précis.

Depuis lors, plusieurs procès ont eu lieu, selon le registry européen EURid, en vue de déterminer qui allait devenir le propriétaire légitime du nom de domaine à connotation pornographique. Au bout de cinq ans, l’on voit le bout du tunnel, et maintenant qu’un jugement a été rendu par la cour d’appel de Bruxelles, sex.eu est enfin activé.

EURid insiste cependant sur le fait qu’il ne faut pas tirer de conclusions hâtives. D’une enquête propre, il ressort en effet que seul 0,4 pour cent de tous les sites web possèdent un caractère pornographique sur l’internet. “Ce résultat contredit l’idée que l’internet déborde de sites de ce genre”, apprend-on.

Europe de l’Est

Entre-temps, le nombre de noms de domaine .eu est en train de croître. Actuellement, 3,4 millions de noms ont été enregistrés, ce qui permet au domaine de top level européen d’occuper une jolie neuvième place dans le top 10 mondial des ‘principaux’ domaines de top level. Ces derniers temps, l’on assiste à une forte progression surtout dans des pays est-européens comme la Bulgarie et la Lituanie.

Auteur : Frederik Tibau
Source Datanews.be

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