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Le fondateur de Kaspersky voudrait un “interpol du web”

Nicolas Sarkozy va se faire un pote en la personne d’Eugène Kaspersky, fondateur de l’éditeur de solutions de sécurité éponyme, qui aimerait bien civiliser un peu plus le web.

Le monde a besoin d’un “Interpol de l’Internet”, d’un renforcement de la protection de l’identité numérique et d’un “passeport Internet”.

Ce dernier reposerait sur un système d’identification international en ligne qui pourrait aider à lutter contre le vol d’identité et le vol de documents illicites.

C’est en tout cas ce qu’a déclaré cette semaine Eugene Kaspersky, spécialiste de l’antivirus et de la parano, lors de la conférence AUSCERT 2011.

Pour notre expert-milliardaire, une telle organisation à l’échelle mondiale est nécessaire pour faire face à la cybercriminalité sans frontières avec le soutien et la coopération des polices du monde entier.

Dans un monde numérique de plus en plus vulnérable (et sa société contribue à la peur ambiante bien entendu, sinon il ne vendrait pas ses solutions), cette idée devrait trouver de l’écho auprès de République comme la France qui entend civiliser Internet. Tout comme la Chine, l’Iran, la Birmanie, la Syrie…

Kaspersky a précisé que son idée était déjà débattue par des gouvernements et l’industrie de la sécurité depuis une décennie mais que rien n’a été entrepris.

“Certains cybercriminels de pays non-anglophones ne diffusent pas de logiciels malveillants dans leur propre pays parce qu’ils ne veulent pas que la police les retrouvent” a expliqué Eugène pour justifier l’augmentation de la cybercriminalité et pousser d’avantage l’idée d’un organisme international qui pourrait aider à surveiller et mettre fin à ces activités malveillantes.

Il prévoit que les initiatives de certains pays qui mettent en place des “ID numériques” et essayent de contribuer à renforcer la protection de l’identité numérique des citoyens, devraient se généraliser sous 15 ans et aider à normaliser les choses. On aimerait bien le croire.

Source: The Inquirer.fr