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Deloitte lance une étude de faisabilité sur .vla

Le bureau de consultance Deloitte va lancer ce lundi une étude de faisabilité sur une extension internet pour la Flandre. Il semble donc que le gouvernement flamand aspire à l’introduction d’un top level domain propre à sa région.

On savait depuis assez longtemps déjà que Kris Peeters (CD&V) souhaitait disposer d’une extension de domaine propre à la Flandre. Mais les autorités flamandes refusaient de se lancer corps et âme dans une aventure et d’alimenter la caisse de l’ICANN pour un suffixe non fondé. Voilà pourquoi elles ont demandé à Deloitte de réaliser une étude de faisabilité.

« L’idée est d’organiser dans les mois à venir une table ronde avec un certain nombre d’acteurs des entreprises, des médias et du secteur des registrars, afin d’avoir le plus d’avis possibles sur le sujet », explique Bart Lieben, un spécialiste du cabinet d’avocats Laga. « Dans un premier temps, nous devrons examiner à quoi devrait ressembler concrètement l’extension. Il sera ensuite primordial que nous vérifions à qui sera attribuée l’extension. » Lieben vise ici le fait qu’il est possible de garder le suffixe ‘fermé’, pour qu’il ne soit donc réservé qu’à la Flandre, ou l’ouvrir à d’autres groupes ou entreprises qui font des affaires avec des entreprises flamandes.

« Il s’agit de voir ce qui revêt le plus de valeur. S’agira-t-il de la quantité ou de la qualité des noms de domaine qui seront enregistrés? La chance est bien réelle que nous évoluions vers une extension de domaine ‘community based’, un peu comme .cat, un TLD qui entend surtout protéger la culture catalane. L’on n’attribue dans ce cas un nom de domaine .cat que si l’on trouve sur le site au minimum 1 page rédigée en catalan. »

Il est certain qu’il existe encore d’autres points d’interrogation à propos d’un suffixe réservé à la Flandre. Un exemple: une telle extension serait d’une manière ou d’une autre cataloguée comme gTLD (generic top level domain) et pas comme ccTLD (country code TLD, tel que .be). Le problème ici, c’est qu’en Flandre, et par extension en Belgique, il n’y a encore aucune entreprise accréditée par l’ICANN qui puisse enregistrer des generic top level domains. La possibilité de proposer des noms de domaine sous extension flamande devrait donc être confiée à des registrars étrangers.

Le rapport de Deloitte devrait normalement être remis durant le second semestre de l’année. Le coup d’envoi de la phase d’offre auprès de l’ICANN est remis au début de l’an prochain, ce qui signifie que le gouvernement flamand devra finaliser son dossier en conséquence.

« Le gouvernement doit évidemment encore bénéficier de suffisamment de latitude pour pouvoir remettre une offre », ajoute Lieben. « Ici aussi, il y a diverses options possibles. L’on peut par exemple choisir un système, où le gouvernement flamand serait le titulaire de l’extension, mais en sous-traiterait sa gestion à un tiers qui devrait la commercialiser. »

Lundi, Deloitte démarrera son étude de faisabilité par une session informative dans le bâtiment Baudouin à Bruxelles. Quiconque s’occupe de communication web est invité: entreprises, registrars, informaticiens, mais aussi management et collaborateurs en communication.

auteur : Frederik Tibau
source DataNews.be

La Flandre paiera très cher son extension .vla

Si le gouvernement flamand veut faire enregistrer une extension internet propre, cela lui coûtera au minimum 210.000 euros.

ICANN, l’instance qui gère le système des noms de domaine au niveau mondial, a décidé en juin d’assouplir les limites à l’attribution de gTLD (generic top level domain names). Un peu plus tard, Kris Peeters (CD&V) a répondu positivement à une demande du parlementaire de la N-VA, Mark Demesmaeker, quant à une demande d’extension de domaine flamande. Le ministre-président pencherait lui aussi pour un suffixe .vla ou .flanders.

Mais avant d’aller plus en avant, les politiciens feraient bien de réfléchir à certaines choses bien concrètes, comme par exemple le prix d’une telle initiative. Durant la conférence ICANN qui se tient cette semaine dans la capitale égyptienne du Caire, on a pu découvrir un document mentionnant un prix de départ de 150.000 euros par nouvelle extension de domaine.

Les parties intéressées doivent payer cette somme immédiatement lors de la remise du dossier. Lorsqu’une demande n’est pas retenue après un premier examen et qu’une révision du dossier s’avère nécessaire, il faut compter 40.000 euros de plus. Et une fois l’extension de domaine approuvée par ICANN, l’instance demande encore un montant annuel de 60.000 euros pour la gestion de cette extension.

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