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l’ICANN libère les noms de domaine : vers la fin du règne des .com ?

Cette nouvelle va potentiellement changer l’internet tel que nous le connaissons. En effet, l’ICANN a annoncé la possibilité de créer un nombre illimité de terminaisons de noms de domaine. Dans le communiqué l’organisation évoque le début d’un nouveau boom de l’internet. A quand « http://www.presse.citron » ?

icannlogo lICANN libère les noms de domaine : vers la fin du règne des .com ?

Un nouveau monde de domaines

C’est sans doute la nouveauté la plus importante dans la régulation des noms de domaine depuis l’instauration du « .com ». Le conseil de l’ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers), l’institution à but non-lucratif qui s’occupe de l’attribution et de la régulation des noms de domaines a approuvé la création de nouveaux « top-level domaines » (l’equivalent de .com, .net ou .fr) de manière ouverte pavant ainsi la voie à tout un nouveau monde d’URL potentielles. Théoriquement dès l’année prochaine des domaines comme presse.citron, images.google ou jean.baptiste pourraient voir le jour !

« l’ICANN a ouvert le système d’adressage de l’Internet aux possibilités illimités de l’imagination humaine. Personne ne peut prédire aujourd’hui où cette décision historique nous mènera. » a déclaré Rod Beckstrom le président de l’ICANN.

Et maintenant les mauvaises nouvelles

Jusque là vous devez vous dire : « mais c’est génial ! » et vous avez raison seulement voila, tout n’est pas si simple et trois grands problèmes s’opposent à création de votre « http://famille.tartenpion » :

  • Seules les « organisations publiques ou privées établies » auront une chance de créer leur nom de domaine personnalisé
  • Les organisations devront apporter la preuve de leur droit à utiliser les mots de l’adresse
  • Le coût sera de 185.000 dollars à la création plus 25.000 dollars de gestion annuels…

Oui le dernier point est particulièrement refroidissant, néanmoins si vous êtes à la tête d’une organisation reconnue et que vous en avez les moyens les dossiers de demande seront disponibles de janvier à avril 2012 sur le site de l’ICANN pour la première vague de domaines. On sait déjà que la ville de Paris sera candidate pour le « .paris ».

Wait and see

Si pour l’instant les conditions citées précédemment empêchent le commun des mortels de se créer son nom de domaine « top-level » personnel, une fois les premières vagues de création pour les grandes entreprises et la démocratisation de ces nouvelles adresses, on peut imaginer une baisse graduelle des tarifs et une véritable ouverture au public d’ici quelques années. Les immortels .com ont encore probablement de beaux jours devant eux mais ils risquent tout de même de prendre un petit coup de vieux l’année prochaine.

Source: PresseCitron

42 Registry : « Internet, finalement, c’est assez artisanal »

En dehors de l’Icann, point de salut pour l’Internet ? Une expérience française semble vouloir contredire cette généralité, avec un nouveau TLD (nom de domaine de premier niveau… soit les .com, .net et autres .fr). Baptisé .42, il pose plusieurs problèmes techniques et intellectuels, et enflamme le web technophile.

Si on veut enregistrer un nom de domaine dans le monde, il y a peu d’alternatives. L’Icann (Internet corporation for assigned names and numbers) régule au niveau global les noms de domaines de premier niveau (TLD). Des déclinaisons régionales gèrent les extensions pour chaque pays, comme l’Afnic en France, chargé du .fr.

Il y a quelques semaines, un nouveau venu a fait bouillir les technophiles : 42 Registry débarquait avec un TLD baptisé .42. Référence geek évidente, l’objectif de cette association de loi 1901 est de développer un nouvel espace dédié au contenu libre. « Comme dans le logiciel libre, » précise Romain Rivière, l’un des fondateurs de 42 Registry interrogé par Clubic. Pas question ici d’idéologie libertaire ou cyber-dissidente, donc. L’idée n’est pas forcément de dénoncer un Internet détenu par l’Icann. Pour Romain Rivière, « on peut voir ça comme un clivage, mais on peut aussi le voir comme une extension d’Internet. Il y a l’Internet officiel, mais l’Internet indépendant est un peu plus large. »

Un TLD indépendant
D’ailleurs, à l’origine, les quatre fondateurs de 42 Registry – bientôt rejoints par une cinquième personne – voulaient enregistrer un TLD dans les règles de l’art, auprès de l’Icann. C’était il y a un peu plus d’un an. « Mais nous nous sommes rendus compte que c’était compliqué. Nous voulions essayer le .42, un TLD numérique, ce qui pose des problèmes techniques. Mais surtout, pour adhérer à l’Icann, il fallait disposer de fonds colossaux, et assurer une disponibilité à 100%. Pas à 99 virgule quelque chose, 100%. Avec un statut d’association et quatre personnes, ce n’était pas possible immédiatement. »

Va pour le TLD indépendant, 42 Registry se lance et tente d’inventer un modèle. « Nous ne souhaitons pas créer une communauté à proprement parler, elle existe déjà. Mais nous voulons fédérer autour d’une expérience. » Pour le moment, c’est un comité composé de quatre personnes qui valide ou non les projets de noms de domaines. Et propose un accès gratuit au TLD pour l’instant. Accès qui restera gratuit, même si une participation de soutien sera possible après le lancement officiel. « Dans le futur, ce sera la communauté elle-même qui validera ou non les dossiers. »

Censure ? « Des TLD restrictifs, il y en a, » balaie Romain Rivière. Certes, le .fr n’est par exemple disponible qu’aux personnes physiques ou morales basées en France. Mais le critère est assez objectif, quand 42 Registry veut s’en tenir à une charte liée au concept du libre. Les critiques pleuvent, presque aussi nombreux que les soutiens. « On ne veut pas avoir la main sur le type de contenu, mais sur ce que les gens veulent en faire. S’il y a un usage commercial derrière, périphérique, ce n’est pas gênant. Par exemple, un vendeur de voitures ne l’utilisera pas comme vitrine, mais si un développeur veut mettre à disposition son logiciel open-source, cela ne nous dérange pas qu’il le fasse payer. »

Confusion et soutiens
Il semblerait donc bien qu’il y ait une confusion quelque part. « C’est à cause de la première version de notre charte. Elle était très restrictive. On s’est rendu compte que ce n’était pas ce que voulait la communauté, on l’a modifiée… Cela semble mieux convenir maintenant, et être plus compréhensible. Il faut bien voir que lorsque tout a commencé, cela faisait presque un an que nous travaillions dessus. Nous nous étions fixé mars comme date de lancement officielle, et, si nous étions au point techniquement, il nous restait toute la communication à faire. Mais l’Internet a été plus rapide et nous a trouvés. »

Les critiques pleuvent, donc. Internet fermé, censure, comité d’approbation réduit et opaque… Les tensions sont désormais apaisées, et Romain Rivière promet : « De toute façon, au final, ce sera la communauté qui validera elle-même les nouvelles demande. Ce n’est juste pas au point, car cela pose des problèmes techniques, de gouvernance, etc. Mais ça viendra. » Mea culpa, donc, c’était bien la charte qui posait un problème dans sa première formulation. « De toute façon, nous avons pris ça comme des critiques constructives, et la preuve en est que la charte est meilleure maintenant. »

A côté des critiques, les encouragements n’ont pas manqué à l’appel non plus. French Data Network (FDN), le fournisseur d’accès à Internet associatif, soutient. « Ce sont nos voisins d’IRC, il faut dire, donc on ne va pas dire qu’on s’y attendait, mais c’était plus naturel. Geeknode est un nid à geeks, et la communauté francophone s’y croise souvent. Il y a FDN qui nous a soutenus, mais aussi Nerim. » Aussi naturel que le soutien de Tristan Nitot, le fondateur de Mozilla Europe.

Romain Rivière 42 Registry

D’autres appuis viennent, parfois surprenants. Si on pouvait effectivement s’attendre que FDN participe à l’expérience, l’étonnement vient de chez Bouygues. « Tous les abonnés à la Bbox ont accès à l’espace 42. Cela ne vient probablement pas d’en haut, mais ça veut dire qu’à un étage de Bouygues, quelqu’un a trouvé ça bien, et ils ont assuré la compatibilité sans en parler plus que ça. » Il faut comprendre que l’utilisation pose des problèmes techniques. 42 Registry a mis à disposition des open resolvers. Ça reste compliqué à mettre en oeuvre, et donc réservé aux technophiles avertis.

Le mythe des cinq barbus
42 Registry veut donc rendre toute la procédure plus simple. Et aimerait bien recevoir un soutien, au moins technique, des autres opérateurs et hébergeurs.«  Si les abonnés arrivent à dire à Free ou SFR : il y a un truc qui se monte, il faut faire quelque chose, ce sera plus facile pour tout le monde. On ne mise pas uniquement sur le kit d’indépendance. On n’a pas encore de contacts, mais on y travaille. Un post a été mis sur le forum d’OVH : l’abonné voulait rendre son contenu accessible en .42, cela va peut-être venir, et nous permettre d’élargir. » Dans le cas contraire, le risque est de rester dans la marge.

Lambertiste, 42 Registry ? Romain Rivière s’en défend. « Le but n’est pas de déteindre sur le reste de l’Internet. On a prouvé que techniquement on pouvait le faire, et on commence à être reconnu tout doucement. Nous comptons distribuer le code, pour aider, pourquoi pas, un autre TLD alternatif. Mais il n’y a pas la prétention de dire : « Regardez, c’est comme ça qu’il faut faire. » » Une expérience, donc, voilà ce qu’il en retient. Il dit attendre d’avoir du recul, dans deux ou cinq ans peut-être. Mais si le .42 faisait des petits, ce ne serait évidemment pas pour lui déplaire.

« Pour moi, » explique Romain Rivière, « c’est surtout une expérience intéressante. L’affaire Wikileaks a montré qu’il pouvait y avoir besoin d’un TLD qui ne soit pas soumis à l’Icann. Et c’est aussi de revenir à une certaine origine de l’Internet. A la base, c’est cinq barbus qui se rencontrent le dimanche et qui tirent des câbles d’un switch à l’autre pour se connecter. Il y a un côté rigolo, et la référence geek est là pour rappeler ça. On tâte chez les gens, on voit si ça peut marcher. De toute façon, c’est fascinant de voir comment ça peut se dérouler. Ce n’est pas si compliqué que ça, il faut deux ou trois actions par-ci par-là pour faire en sorte que ça marche. Internet, finalement, c’est assez artisanal. »

Source: Clubic

L’ATI choisit l’AFNIC pour gérer son domaine de premier niveau

L’Agence Tunisienne d’Internet (ATI) a choisi les services de l’AFNIC pour l’accompagner dans la mise en place d’une solution de gestion automatisée de son domaine de premier niveau « تونس. ».

Le 23 mars 2010 dernier, l’ATI a obtenu de l’ICANN la validation de son projet de domaine de premier niveau en écriture arabe « تونس. » (TLD IDN, à prononcer « .tounes »). La Tunisie fait désormais partie des 13 pays, dont l’Egypte, la Chine et la Russie, qui mettent ou mettront prochainement à la disposition de leur population des noms de domaine dans leur propre écriture.

Afin de préparer l’infrastructure technique nécessaire à la gestion des noms de domaine en arabe du « تونس. », l’ATI a choisi de faire appel aux services de l’AFNIC, opérateur de registre TLD. Le 26 avril 2010, l’ATI et l’AFNIC ont ainsi signé une convention dans le cadre d’un financement de la Banque mondiale.

Au cours des prochains mois, l’AFNIC mettra en œuvre une solution de gestion automatisée de registre spécialement adaptée aux besoins du « تونس. ». Bâtie sur un logiciel initialement développé dans un esprit de co-développement au sein du Collège International de l’AFNIC, cette solution intégrée est vouée à être entièrement opérée par l’ATI.

Source: GlobalSecurityMag.fr

Le nom de domaine camerounais une fois de plus indexé

Un récent rapport classe le nom de Domaine .cm en tête des domaines les plus à risques

Le nom de domaine camerounais est le plus dangereux
Dans sa nouvelle édition du rapport sur le web malveillant, la société éditrice de logiciel de Sécurité internet et informatique McAfee classe le nom de domaine camerounais au premier rang des domaines les plus dangereux. Depuis 2007, McAfee a analysé ses données afin de créer une Cartographie revue du Web malveillant, un portrait des domaines les plus à risques dans le monde. C’est le troisième rapport annuel qui analyse le risque relatif des domaines de niveau supérieur(TLD). Au terme de ces analyses, il apparait que le nom de domaine .cm (Cameroun) avec un risque calculé de 36,7% est le plus dangereux. Viennent ensuite le .com (Commercial) avec un risque calculé de 32,2%, le .cn (République Populaire de Chine) avec un risque calculé de 23,4%, le .ws (Samoa) avec un risque calculé de 17,8%, et enfin le .info (Information) avec un risque calculé de 15,8%. Le Cameroun fait figure de mauvais acteur dans le domaine. Cette première place du nom de domaine camerounais n’est pas une première fois. La fragilité sécuritaire du .cm avait été mise à l’épreuve une fois déjà, au moi d’Août 2006.

La situation n’est pas une première
Dans les milieux du réseau et de la gouvernance Internet, il était reproché au Cameroun de pratiquer le  » typosquatting de masse  » sur des noms de domaine non déclarés officiellement. Le Typosquatting est une pratique par laquelle les Hackers (trafiquants de l`internet), profitent des erreurs de frappe des internautes pour se loger dans des domaines qui ne sont pas les leurs. La technique repose sur la probabilité qu’un certain nombre d`utilisateurs feront un jour une faute de frappe en utilisant par mégarde une touche proche de celle correspondant à la lettre correcte, en oubliant une lettre, ou en se trompant de nom de domaine (par exemple  » .com  » à la place de  » .fr « , ou encore gookle.com à la place de google.com). En l’espèce, le nom de domaine  » .cm  » (celui du Cameroun) avait été piraté par des internautes canadiens. Il suffisait de taper une adresse du genre www.airfrance.cm, ou encore www.ibm.cm pour ce retrouver directement sur un site d’annonce publicitaires qui, curieusement, n`avaient aucun lien avec le Cameroun.

 L’inefficacité de l’ANTIC indexée
La menace définie ici par McAfee est plus inquiétante puisque les sites incriminés hébergent pour la plupart des logiciels malveillants et susceptibles d’endommager l’ordinateur de l’internaute. Sur la question, les autorités camerounaises en charge de la gestion du nom de domaine notamment l’ANTIC, sont restées silencieuses. Netcom.com, qui est le partenaire à l’échelle internationale, a réussi à déployer un réseau de près de 140 bureaux d’enregistrement dans le monde et qui vendent, parmi leurs extensions, le .cm. selon une source proche de l’agence camerounaise, lesdits bureaux répartis sur la planète collectent les demandes d’enregistrement qu’ils déposent à Netcom. Et c’est cette dernière structure qui se charge de les acheminer à l’ANTIC. On se rassure à l’avance que celui qui vient demander un nom de domaine en est le détenteur légal grâce notamment au formulaire disponible sur notre site et qui nous permet d’avoir toutes les informations sur le demandeur, nous apprend-on. Une mesure qui apparemment ne suffit pas.

Des conséquences importantes
Une telle indexation est lourde de conséquences. Le Cameroun subit un revers sur ses capacités en matière de gestion des nouvelles technologies et de la communication. Bien plus, le pays court le risque d’un manque d`attrait pour le nom de domaine  » .cm « , qui éprouve déjà des difficultés à s’imposer dans l’univers des Top Level Domain (TLD) à caractère géographique ; le risque pour les détenteurs de nom de domaine  » .cm  » de se voir indexés sur la liste noire des moteurs de recherche… Et de quelque manière que ce soit, cette pratique, par ailleurs très lucrative, est loin de profiter au Cameroun puisqu’elle déporte les internautes vers d`autres horizons, le Canada en l’occurrence. La vraie question qui se pose aujourd’hui, est celle de savoir quelle est la capacité du Cameroun (notamment à travers son gestionnaire de nom de domaine) à réagir face à pareille attaque

source JournalduCameroun.com

l’Afrique insuffisamment impliquée dans la gestion des noms de domaine

Anne-Rachel Inne, directrice des relations pour l’Afrique à l’ICANN, est l’un des meilleurs experts du continent en politiques des TIC pour le développement. Elle a, par exemple, travaillé depuis 1997 à la mise en place de projets nationaux et régionaux avec plusieurs institutions régionales. Elle presse les pays africains de s’impliquer davantage dans l’internet.

Anne-Rachel Inné : « Nous sommes très loin du compte en matière de gestion technique et administrative des noms de domaine, qui sont pourtant l’identité de nos pays sur Internet, d’où l’abondance des noms de domaine génériques et autres adresses emails gratuites. »

Anne-Rachel Inné : « Nous sommes très loin du compte en matière de gestion technique et administrative des noms de domaine, qui sont pourtant l’identité de nos pays sur Internet, d’où l’abondance des noms de domaine génériques et autres adresses emails gratuites. »

Propos recueillis par Chérif Elvalide Sèye

 

Les Afriques : Le contrat liant le Département américain du commerce à l’organisme en charge des problématiques de noms de domaine et d’adresses IP dans le monde (ICANN) a pris fin le 30 septembre. Qu’est-ce qui change fondamentalement dans l’internet avec ce fait ?

Anne-Rachel Inné : Avec l’affirmation des engagements, ou affirmation of commitments en anglais, que l’ICANN et le gouvernement américain viennent de signer, nous assistons tout d’abord à la reconnaissance du modèle multiacteurs (gouvernements, société civile, secteur privé, académique, utilisateurs) avec lequel l’ICANN a fonctionné depuis bientôt onze ans.

Ensuite, l’ICANN devient maintenant comptable devant toute la communauté internationale et non plus seulement au Département du commerce américain, à qui l’organisation envoyait les rapports d’étapes auxquels elle était soumise depuis sa création en 1998. Des comités, qui seront composés de membres de gouvernements siégeant au conseil consultatif gouvernemental et d’experts et membres de la communauté, auront pour tâches de réexaminer certains aspects de l’organisation et de suivre la mise en place des recommandations appropriées. Ces comités effectueront des examens réguliers des travaux de l’ICANN dans quatre domaines : la concurrence entre les domaines génériques (tels que com et net), le traitement des données des titulaires de noms de domaine, la sécurité, la stabilité du réseau et la transparence des actions de l’ICANN, ainsi que la comptabilité et l’intérêt public, le seul comité dans lequel l’Amérique conserve un siège permanent.

 

LA : L’Afrique est-elle concernée dans les faits par ce débat ?

ARI : Comme toutes les autres régions, l’Afrique est concernée par la gouvernance de l’internet. Outil que nous utilisons souvent sans trop bien comprendre d’ailleurs les tenants et aboutissants d’un nom de domaine ou d’une adresse IP, ou même du réseau sur lequel ils reposent. Mais une fois de plus, la région n’est pas très présente au niveau des constituantes de l’ICANN, et particulièrement au conseil des gouvernements. Pour être tout à fait honnête, l’Afrique est pratiquement absente en termes de contributions aux travaux de l’ICANN, même dans les discussions sur les futurs nouveaux noms de domaine, les noms de domaine internationalisés (IDNs), ou la mise en place de l’affirmation des engagements. Pourtant, l’implication de l’Afrique est essentielle dans le débat au niveau international pour que nous évitions de simplement prendre ou consommer ce que les autres décident… car eux sont là quand les décisions sont prises.

 

LA : L’Afrique gère désormais des noms de domaine. Est-ce que cela a changé fondamentalement quelque chose ?

ARI : L’Afrique en majorité gère ses noms de code pays de premier niveau appelés ccTLD, tel le .sn (Sénégal), .dz (Algérie), .za (Afrique du Sud).

Mais nous ne gérons encore aucun registre générique (gTLD). Nous avons trois registrars (revendeurs) de noms de domaine agréés par l’ICANN, dont deux non opérationnels.

Au niveau de l’infrastructure sur laquelle les ccTLDs reposent, nous sommes très loin du compte en matière de gestion technique (exemple : sécurité) et administrative (exemple : charte régissant le TLD) de ces noms de domaine. D’où un manque d’appropriation locale de ces noms, qui sont pourtant les portails, l’identité de nos pays sur Internet, et l’abondance des noms de domaine génériques et autres adresses emails gratuites.

Le changement s’amorce avec l’Association des gérants de noms de domaine pays (AfTLD), qui devient plus active aujourd’hui pour, par exemple, former les gérants aux normes de gestion internationales. L’Afrique a un registre Internet régional, AfriNIC, qui distribue les adresses IP. Il existe une organisation qui aide les réseaux d’éducation et de recherche, AfREN, et une autre, AfNOG, qui aide les opérateurs de réseaux en les formant aux dernières techniques internationales. Disons que nous pourrions faire beaucoup mieux. Cela demande de la volonté de la part de tous, et surtout de nos dirigeants, pour que les efforts faits se traduisent en profits pour tous au niveau local.

 

LA : Quels sont les enjeux pour l’Afrique de la gestion des noms de domaine ? Que doit-on faire ? A-t-on seulement une claire conscience de ces enjeux ?

ARI : Les enjeux sont énormes sur le plan économique et pour le développement. Le prochain sommet des chefs d’Etat africains en janvier 2010 sera consacré aux technologies de l’information et leur apport au développement. Nous disons souvent que l’internet est une technologie transformatrice qui va continuer à nous mobiliser tous au niveau global, à stimuler l’innovation, faciliter les échanges et le commerce, et permettre la circulation libre et sans entrave de l’information.

Nous devons faire en sorte que nos réseaux locaux soient la fondation de nos futurs e-gouvernement, e-éducation, e-santé et autres e-commerce dans nos pays. Aujourd’hui, je dirais que les ccTLDs, comme les adresses IP, font partie de l’infrastructure de base de la région et de nos pays. Car, qu’elles que soient les largeurs de bande passante que nous aurons, si les contenus et l’innovation ne sont pas au rendez-vous au niveau local, nous n’avancerons pas dans cette société de l’information que, pourtant, notre région a aidé à conceptualiser depuis le départ.

La déclaration finale de la Conférence régionale africaine en mai 2002 à Bamako disait déjà, entre autres, que « la création des contenus locaux est d’une très grande importance » ou que la mise à la disposition de tous les citoyens des moyens leur permettant d’utiliser les réseaux dans un esprit de service public sont des pré-requis que tous, et notamment les gouvernants, doivent encourager et aider à créer.

Je suis sûre que, comme moi, beaucoup rêvent de faire une demande de visa en ligne partout en Afrique, d’aider les membres de leur famille à payer leurs impôts en ligne ou de faire une demande de passeport ou une demande de diagnostic en ligne. En usagers éclairés, nous demanderons bien sûr que nos informations personnelles et confidentielles soient sur des sites locaux en .sn pour vous, .ne pour moi, et ainsi de suite, et que nos juridictions soient éclairées sur le sujet et puissent nous aider en cas de litiges.

Je suis certaine qu’aujourd’hui les utilisateurs et les entreprises dans tous les pays africains seraient ravis d’avoir un nom de domaine local si, en technicité et administration, ils pouvaient rivaliser avec les autres qui sont aux normes internationales. C’est donc une question de confiance à instaurer au niveau local, une bonne gouvernance à mettre en place pour que tous y adhèrent. Dans certains pays du continent, c’est déjà le cas.

 

LA : Que pensent les institutions africaines du sujet ? Sont-elles impliquées ?

ARI : Elles le sont à l’ICANN. La Commission de l’Union africaine, l’Union africaine des télécommunications (UAT), la Commission économique pour l’Afrique (CEA) sont toutes présentes au GAC. Seulement, dans l’internet comme ailleurs, il y a beaucoup de choses qui ressortent de la souveraineté nationale, telles que décrites dans l’Agenda de Tunis du SMSI, et donc, malgré les efforts des institutions régionales qui, il faut le reconnaitre, n’ont pas beaucoup de ressources, si les Etats membres ne s’impliquent pas localement, nous n’arriverons pas à certaines choses comme des ccTLDs performants, à des contenus qui amèneront les populations locales à utiliser les réseaux, à une utilisation qui génèrera certainement beaucoup d’innovations de notre jeunesse en termes d’applications sur les réseaux par exemple.

 

LA : Vous résidez au Niger, l’ICANN a-t-elle des bureaux en Afrique ?

ARI : Cela a toujours été en projet et nous en aurons bientôt un, je l’espère, car l’affirmation des engagements dit, entre autres, que l’ICANN gardera un siège aux Etats-Unis et aura des bureaux partout dans le monde pour répondre aux besoins de la communauté mondiale. L’organisation est très jeune et ses ramifications seront à la hauteur des ambitions de la communauté puisque, maintenant, c’est la communauté internationale qui est aux commandes.

Source LesAfriques.com

« .中国 » : le premier nom de domaine chinois sur Internet

L’alphabet romain ne sera plus le seul à régner sur les adresses Internet. Lors d’une réunion à Séoul, l’ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers) a décidé d’introduire des alphabets autres que latin, comme le chinois, l’arabe et le coréen dans les adresses internet. L’assistant du directeur de CINIC (China Internet Network Information Center) Qi Lin a précisé que « .中国 » sera le premier nom de domaine du monde écrit en caractères chinois. Les internautes devraient pouvoir utiliser les noms de domaine chinois dès l’an prochain.

Le nom de domaine « .中国 » est compatible avec les principaux navigateurs du monde, comme Microsoft Internet Explorer et Google Chrome.

Il y a 1,6 milliard d’internautes dans le monde, dont 338 millions d’internautes chinois.

Source cri.cn

Vers des zones de haute sécurité sur le Web

Les nouvelles extensions de noms de domaine prévus par l’Icann pourront obtenir un label garantissant leur degré de sécurité.

Le Web va-t-il bientôt se partager en un « Web Far West » et « Web Bunker » ? On pourrait bien en arriver là… Car l’Icann, l’organisme qui gère l’attribution des extensions de noms de domaine sur Internet comme le .fr ou le .tel veut profiter de la création des nouvelles extensions génériques de noms de domaines (.paris, .pepsi,.dupont, etc.) pour instaurer un label de sécurité qui s’inspire des normes ISO 27000. Un document de travail qui détaille le modèle de certification a été présenté en octobre dernier, afin que la communauté Internet puisse apporter ses remarques et suggestions. Une version définitive est prévue pour le premier trimestre 2010, lorsque l’Icann publierera la mouture ultime de l’Applicant Guidebook, le manuel général sur la création des nouvelles extensions (voir encadré).

A partir de cette date-là, les organisations qui ont fait candidature pour obtenir la gestion d’une extension et qui l’ont obtenu pourront donc, si elles le souhaitent, la transformer en high-security TLD (TLD, Top Level Domain) autrement dit en extension de haute sécurité. Pour cela, il faudra montrer patte blanche à tous les niveaux, et appliquer une liste de critères qui n’est pas encore définitive. Ainsi, l’infrastructure technique du DNS de l’extension devra être suffisamment sécurisée et prête à pouvoir utiliser le protocole DNSSEC. Elle devra comporter des systèmes antiphishing et antispoofing, avec à la clé des rapports mensuels sur les activités malicieuses.

Les identités seront systématiquement vérifiées

Par ailleurs, les clients de la nouvelle extension devront livrer un certain nombre d’informations sur leur identité lors de l’enregistrement de leur nom de domaine : adresse postale et adresse mail, numéro de téléphone, Kbis, bilan financier, etc. Ces données seront systématiquement vérifiées par le propriétaire de l’extension, selon des processus documentés. L’hébergement des données sensibles devra se faire de manière chiffrée pour assurer l’intégrité. L’enregistrement anonyme ne sera pas possible pour les entreprises.

auteur: Gilbert Kallenborn
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Les enjeux politiques et économiques des extensions des noms de domaine

Les TLDs (Top Level Domains – extensions de noms de domaine) sont actuellement au coeur d’enjeux économico-politiques. Après différents acteurs du monde économique, c’est en effet au tour des Etats de monter au créneau, voyant en ces TLDs des outils de développement économique tout autant que des outils de stratégie politique.

 

Les TLDs, des enjeux politiques et économiques mondiaux

A l’origine, les TLDs n’étaient intéressantes que pour les centres de recherche et les universités. Aujourd’hui, c’est au tour des Etats de s’y attarder fortement. Cette attention semblerait avoir deux origines : d’une part une origine financière, comme pour les îles Tuvalu qui cherchaient à rentabiliser leur extension .tv en le proposant aux sites liés au domaine de la télévision ; et d’autre part, une revendication politique, c’est-à-dire que l’extension devient partie intégrante d’une stratégie volontairement mise en oeuvre par un Etat.

Un exemple : le .eh, revendiqué depuis 2007 à la fois par le Front Polisario qui milite pour l’indépendance du Sahara occidental, et le Maroc farouchement opposé à cette revendication.

 

L’ICANN reste sourde aux demandes de création de nouvelles extensions

L’ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers) qui gère le système des noms de domaine au niveau mondial, reste perplexe face à ce nouvel intérêt des Etats pour les TLDs. Elle hésite pour le moment à prendre part sur de tels conflits relevant de la sphère politique.

Cette nouvelle problématique fait écho à un récent appel des principaux acteurs du nommage sur Internet dans une lettre adressée à l’ICANN, lui proposant de créer de nouvelles extensions. Ce souhait, motivé entre autre par une demande croissante des Etats, de certaines villes et d’organisations internationales, laisse penser que ces nouvelles extensions permettraient de devenir un outil de communication et économique important. De plus, certains signataires voient dans la création de nouvelles extensions de noms de domaine un moyen de sécuriser Internet et d’encourager l’innovation.

A ce jour, l’ICANN ne s’est toujours pas prononcée au sujet de cette extension, mais les Etats et les villes se font pressantes en raison de l’intérêt grandissant porté aux TLDs. Ainsi, la Mairie de Paris a-t-elle déjà annoncé qu’elle souhaitait déposer un dossier pour la création d’un .paris auprès de l’ICANN, destiné à regrouper l’ensemble des prestataires parisiens (produits/services) qui seraient ainsi avalisés par la Mairie de Paris.

Source : JurilexBlog

Cybersquatters Not Allowed to Apply for New gTLDs

Cybersquatters not allowed to apply for new TLDs. Does that include domain registrars?

The latest version of ICANN’s guidebook for new top level domain name applicants includes language to prohibit cybersquatters from applying for new top level domain names. This could have interesting implications if people get technical about it.

First, here’s who is not allowed to apply:

b. Applicant, or any partner, officer, director, or manager, or any person or entity owning (or beneficially owning) fifteen percent or more of applicant is the subject of a pattern of decisions indicating liability for, or repeated practice of bad faith in regard to domain name registrations, including:

i. acquiring domain names primarily for the purpose of selling, renting, or otherwise transferring the domain name registrations to the owner of a trademark or service mark or to a competitor, for valuable
consideration in excess of documented out-of-pocket costs directly related to the domain name; or

ii. registering domain names in order to prevent the owner of the trademark or service mark from reflecting the mark in a corresponding domain name; or

iii. registering domain names primarily for the purpose of disrupting the business of a competitor; or

iv. using domain names with intent to attract, for commercial gain, Internet users to a web site or other on-line location, by creating a likelihood of confusion with a trademark or service mark as to the source, sponsorship, affiliation, or endorsement of the web site or location or of a product or service on the web site or location.

In other words, anyone who has lost a number of domains through UDRP need not apply. That includes many of the companies I suspect are looking into applying for new top level domains. But some of them are good at hiding it by transferring domains in return for the complainant dropping the case, so UDRP records are not a reliable record of their actions.

I wonder if some new gTLD applicants are quietly sweating this one out.

source DomainNameWire.com

Minds+Machines Sues Wolfgang Puck over .Food TLD

Consulting firm sues Wolfgang Puck and his wife over failed .food deal.

As if the new top level domain craze couldn’t get any weirder, new TLD consulting firm Minds+Machines is suing Wolfgang Puck and his wife. The lawsuit was filed by Minds+Machines, Top Level Domain Holdings, LTD., a British Virgin Islands registered company, and Federick R. Krueger.

The lawsuit claims that Wolfgang Puck and his wife tried to interject themselves into all new TLDs Minds+Machines is working on and that Puck ceased to jointly promote .food as agreed.

The contents of the lawsuit summarize what Minds+Machines alleges:

A. Minds+Machines Offers Top-Level Domain Registration and Operation Services.
B. Wolfgang Puck and Minds+Machines Agreed to Jointly Promote and Apply for .FOOD
C. Wolfgang Puck’s Wife, Gelila Puck, Interjected Herself in the Relationship Between Minds+Machines and Wolfgang Puck
D. Gelila Puck Unsuccessfully Sought to Become Involved in the Top-Level Domain Business
E. Gelila Puck Interfered with Minds+Machines’ Existing Business Relationships.
F. The Parties Negotiated, But Did Not Enter Into, a Broader Agreement
G. Gelila Puck Became Hostile Towards Plaintiffs
H. The Pucks Falsely Claim the Short-Form Agreement Is in Effect and have
Threatened to Sue Minds+Machines, TLDH, and Krueger.

The lawsuit claims Minds+Machines has already spent $100,000 promoting the TLD. The lawsuit alleges Gelila Puck, who has no technical background, “became personally and emotionally invested in the top-level domain business and came to dominate the parties’ relationship.” She “began to tell her acquaintances that she was creating the “new Internet.” She also frequently told friends, acquaintances, and business people that she was the “next Bill Gates.”

The Pucks sent a demand letter to Top Level Domain Holdings, saying that it owned 50% of .FOOD, 50% of any TLD business that was the result of an introduction made by the Pucks, and the right to co-invest in any new TLD that TLDH works on. These demands are based on a a draft agreement between the Pucks and TLDH that TLDH argues was never signed.

It gets better. The lawsuit file is here.