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Raid inefficace des autorités américaines contre des sites de téléchargement illégal

PIRATAGE – Plus de 70 sites ont été visés, dont torrent-finder.com. Un coup pour rien, alors que de nombreuses adresses sont disponibles sur un nom de domaine différent…

C’est un peu le combat contre l’Hydre de Lerne: coupez une tête, il en repousse deux. Depuis quelques jours, les autorités américaines ont lancé une offensive contre des sites de téléchargement illégal et de vente de biens contrefaits, sans grand succès.

Lundi, pour le «Cyber Monday», elles ont confirmé avoir saisi plus de 70 noms domaines. Le site torrent-finder.com n’abrite par exemple plus qu’une image indiquant que le domaine a été saisi par le département de la Sécurité intérieure. Qui avertit: «L’infraction aux lois sur le copyright est un crime fédéral passible de cinq ans de prison et 250.000 dollars d’amende.»

De .com à .info

Dans un communiqué le département de la Justice (DoJ) se félicite de l’opération. Sauf que ce n’est pas vraiment le succès dépeint: de nombreux sites saisis sont déjà disponibles sur un autre nom de domaine, comme torrent-finder.info.

Le DoJ n’a en effet autorité que sur les .com, administrés par Verisign. C’est l’une des raisons pour laquelle de nombreux sites de P2P (comme ThePirateBay, BtJunkie, Mininova) adoptent un .org.

Source: 20 minutes

USA : 82 sites de contrefaçon fermés

Les Etats-Unis ont annoncé avoir fermé 82 sites internet proposant des contrefaçons, majoritairement fabriquées en Chine, et des oeuvres cinématographiques et musicales piratées. La saisie des noms de domaine de ces sites internet, ordonnée par la justice, était la deuxième phase d’une opération lancée en juin avec la fermeture de neuf autres sites offrant des films piratés.

« La vente de marques américaines contrefaites sur internet vole le travail créatif, coûte à notre économie des emplois et du chiffre d’affaires et peut menacer la santé et la sécurité des consommateurs américains », a affirmé lors d’une conférence de presse le directeur de l’Immigration et des Douanes, John Morton.

Les sites visés portaient des noms comme handbagcom.com (sacs à main), mydreamwatches.com (« mes montres de rêve ») ou torrent-finder.com (pour trouver des téléchargements illégaux). Ils offraient des articles textiles, des équipements de sport, des chaussures, des lunettes de soleil, ou encore des DVD ou des CD-Rom en copie illégale.

Interrogé sur la possibilité que ces sites réapparaissent sous une autre forme, M. Morton a reconnu qu’ils allaient probablement renaître « avec des noms de domaine différents ». ais d’après lui, « cela va prendre pas mal de temps pour qu’ils génèrent le trafic qu’ils avaient auparavant ».

Avant de saisir la justice, les douanes avaient commandé des biens depuis ces sites afin de déterminer si, conformément aux apparences, la marchandise qu’ils vendaient était bel et bien contrefaite.

Source: Le Figaro

Des dizaines de sites pirates bloqués par la justice américaine

Le département de la sécurité intérieure américain a lancé une offensive contre la contrefaçon en ligne. Selon Torrentfreaks, 70 sites proposant des téléchargements illicites ou des produits contrefaits sont visés.
Depuis le 26 novembre, les habitués de torrent-finder.com tombent sur un message dissuasif arborant les emblèmes officiels de la justice américaine et du département de la sécurité intérieure. Ce site, qui fournit un service de recherche de liens torrent, est la cible, comme plusieurs dizaines d’autres, d’une campagne menée contre la contrefaçon et le téléchargement illicite aux Etats-Unis.
Le blog Torrenfreaks a  remarqué le premier cette affaire et publie une liste de 70 sites visés par les douanes et l’immigration américaines. Plusieurs d’entre eux (dont Torrent-Finder.com, dajaz1.com…) font explicitement référence à des contenus illicites (films, musique, etc.) disponibles en téléchargement. D’autres seraient davantage liés à la vente de produits contrefaits sur Internet (DVD, téléviseurs, produits de luxe, etc.).

D’autres cas de blocage

Tous ces sites affichent désormais un message expliquant que le nom de domaine a été « saisi » à la demande d’un tribunal fédéral. Il rappelle que la peine encourue pour un acte de violation de copyright s’élève à 10 ans de prison et à une amende de 2 millions de dollars.
Ce n’est pas la première fois que les autorités américaines parviennent ainsi à bloquer l’activité d’un site en neutralisant son nom de domaine. Au mois de juin dernier, sept sites faisaient l’objet du même traitement (movies-links.tv, tvshack.net, thepiratecity.org, etc.).
A ce jour, leur page d’accueil affiche toujours le même message à la suite d’une demande du tribunal fédéral de New York. Dans ce cas précis, la justice a obtenu le blocage des noms de domaine concernés par le biais de Verisign, la société américaine qui gère plusieurs extensions (.com, .net, .tv, etc.). Différentes entreprises à l’origine de ces sites sont installées en Chine. On imagine bien que cette décision aura eu peu d’impact sur elles, un simple changement de nom de domaine leur permettant de reprendre leur activité, légale ou non.
Source: 01.net

Opération « coup de poing » de Microsoft contre un réseau d’ordinateurs infectés

Nom de code : Opération b49. Microsoft a lancé, jeudi 25 février, une vaste contre-offensive contre un botnet, un réseau mondial d’ordinateurs infectés. Une fois corrompus, les ordinateurs sont généralement utilisés pour envoyer du pourriel. « Nous avons décidé que la meilleure tactique serait de littéralement ériger un mur » et « couper le cordon ombilical » entre les ordinateurs infectés et ceux qui ont réussi à en prendre le contrôle à distance, a expliqué Richard Boscovich, un responsable juridique de Microsoft, dans un communiqué.

Pour mener son opération, le groupe américain a obtenu d’un juge l’autorisation de désactiver sans requérir le moindre préavis. C’est l’entreprise Verisign, qui gère les noms de domaine en .com, qui a dû interrompre l’accès à près de deux cent trente noms de domaines suspectés d’être administrés par les cyberdélinquants.

A l’origine du problème se trouve le programme malicieux Waledac, un ver informatique contenu en pièce jointe de courriels frauduleux. Microsoft estime que Waledac a infecté des centaines de milliers d’ordinateurs dans le monde, permettant à ses initiateurs d’explorer leurs contenus ou de les utiliser pour lancer des campagnes de pourriels.

Le réseau d’ordinateurs infectés par Waledac aurait eu la capacité d’envoyer plus de un milliard et demi de pourriels par jour. Durant une période de trois semaines en décembre, il a permis d’envoyer 651 millions de pourriels aux utilisateurs de la messagerie Hotmail de Microsoft, selon le groupe.

DES MOYENS APPROPRIÉS ?

Trois jours après la décision du juge, la contre-attaque de Microsoft a « supprimé de fait les connexions avec la majorité des ordinateurs infectés, et notre but est de pérenniser » cette réussite, a souligné le groupe dans un communiqué. Pour autant, Microsoft a reconnu que « l’opération n’a pas nettoyé les ordinateurs infectés et n’est pas la panacée pour réparer tous les dommages provoqués par Waledac ».

Et malgré les accents triomphalistes de l’entreprise, certains pointent les limites de cette opération spectaculaire. Marc Rotenberg, de l’Electronic Privacy Information Center, exprime par exemple ses doutes dans le Wall Street Journal, soulignant que certains sites, ciblés par Microsoft, ont pu être injustement mis hors service.

Sur la BBC, Amichai Shulman, responsable de l’entreprise de sécurité informatique Imperva, explique que, « dans peu de temps, d’autres malfaiteurs vont combler le vide laissé par Waledac ». « Waledac n’était pas une grande menace et représente moins de 1 % du spam », va même jusqu’à affirmer Richard Cox, le directeur des services informatiques de Spamhaus, sur le site spécialisé Computer World.

Source: Le Monde.fr