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Archives de mots clés: IPv6

Marché « gris » autour d’IPv4 : Microsoft se paie un stock d’adresses à 11 $ l’unité

L’équipementier Nortel tente de récupérer quelques millions de dollars de la vente d’un stock d’adresses IPv4. Microsoft en propose 7,5 M$. La confirmation des angoisses des grands de l’IT quant à l’épuisement du stock d’adresses IPv4. Et le premier exemple de développement d’un marché « gris » autour de ce qui est généralement considéré comme une ressource commune.

Microsoft a trouvé un accord avec l’équipementier canadien en faillite Nortel pour reprendre un stock de plus de 660 000 adresses IPv4 pour la somme de 7,5 M$. Selon les documents officiels remis par Nortel à la cour de justice qui supervise la vente de ses actifs, 470 000 adresses environ seront immédiatement disponibles, tandis que Microsoft devra patienter jusqu’à la fin du processus de faillite pour récupérer le complément.

Cette vente, qui valorise chaque adresse à 11,25 $, intervient alors qu’en février, l’IANA (Internet Assigned Numbers Authority), organisation chargée de la gestion de l’espace d’adressage IP, a annoncé qu’elle confiait ses cinq derniers blocs d’adresses IPv4 – représentant ensemble environ 5 % du total des adresses possibles – aux cinq registrars dits régionaux. Une dernière réserve qui, dans certaines géographies, suffira seulement à tenir quelques mois, rendant plus urgente la migration vers IPv6.

Transaction d’un nouveau type

Selon le blog Domain Incite, spécialisé sur les questions relatives à la gestion des noms de domaine, la vente par Nortel de son stock d’adresses IPv4 serait la première transaction officielle portant sur de simples adresses de routage (et non des noms de domaine). Le blog rappelle par ailleurs que les registres régionaux ont mis en place des règles pour que les adresses non utilisées retournent dans le stock d’adresses dans lequel ils peuvent puiser pour répondre à de nouveaux besoins.

Alors qu’IPv4 code les adresses en 32 bits, IPv6 propose des adresses encodées en 128 bits. Ce dernier multipliant ainsi les combinaisons d’adressage IP.

Source: IT Mag

Adresses Internet IPv4 : la fin ?

L’ICANN, la Société pour l’attribution des noms de domaine et des numéros sur Internet, vient de fournir le dernier panel de 16 millions d’adresses IPv4. Désormais, on se dirige vers une pénurie d’adresses IP (Internet Protocol). Est-ce la fin de l’Internet dans sa configuration actuelle ?

Bientôt, il n’y aura plus d’adresses IP disponibles pour de nouvelles connexions Internet. Le protocole IPv4, créé dans les années 1970, a été conçu pour supporter un certain nombre d’ordinateurs mais pas dans un rayonnement mondial comprenant autant de connexions qu’aujourd’hui. On dénombre 2 milliards d’internautes à l’heure actuelle et il faut prévoir d’autres adresses IP dans un futur proche.
Et pour cause, l’ICANN vient de distribuer le dernier panel d’adresses disponibles, soit seize millions d’unités. Ces dernières trouveront preneurs seulement dans les prochains mois. « Nous sommes dans une situation critique« , avoue l’organisme, cité par 20minutes. L’urgence est d’autant plus grande que l’arrivée des smartphones et tablettes accélèrent la demande en adresses IP.
Le protocole IPv6 est une solution avancée depuis 1998. Mais il n’existe pas d’autorité mondiale pouvant forcer les différents acteurs du web à réaliser les travaux coûteux pour changer de réseaux.

Source: MaxiSciences

Internet: l’Icann a fini de distribuer ses derniers lots d’adresses

MIAMI – L’organisme chargé de réglementer les noms de domaine de l’internet, l’Icann, a annoncé jeudi qu’il avait distribué ses cinq derniers lots d’adresses IP (protocole internet), permettant d’identifier les destinations du trafic internet à travers le monde.

« Un réservoir de plus de quatre milliards d’adresses internet a été vidé ce matin », a déclaré le patron de l’Icann Rod Beckstrom lors d’une conférence de presse à Miami. « C’est complètement vide, il n’y en a plus ».

Pour autant, il a répété que le monde du tout connecté n’était pas au bord de l' »IPocalypse »: le stocks d’adresses de l’Icann a en fait été distribué à des registres régionaux de noms de domaines, qui seront en mesure de fournir ces numéros identifiants en attendant le basculement du standard actuel, baptisé IPv4, au standard IPv6, virtuellement inépuisable.

« C’est comme quand on est à court de plaques d’immatriculation », a déclaré pour sa part Olaf Kolkman, président de l’organisme technique chapeautant les aspects techniques d’internet, l’IAB (Internet architecture board).

Le standard actuel IPv4 permet l’existence de « seulement » 4 milliards d’adresses IP (formées de séries de 4 nombres séparés par des points) gérées par l’Icann.

Cela fait plusieurs années que l’Icann demande l’adoption du nouveau standard IPv6, qui permet l’existence d’environ 340 sextillions d’adresses (soit 340 fois 10 à la puissance 36): suffisamment pour que mille milliards de gens disposent chacun de mille milliards d’adresses IP, selon le président de l’Icann Rod Beckstrom.

L’effort et l’investissement nécessaires pour basculer sur le standard IPv6 reposent surtout sur les fournisseurs d’accès, qui doivent faire en sorte que leurs réseaux puissent gérer ces nouvelles adresses et router le trafic.

« Si le fournisseur d’accès fait ce qu’il faut, ça ne devrait pas être un gros problème », a déclaré à l’AFP le directeur d’exploitation de l’opérateur britannique Timico, Trefor Davies.

« Il faut vraiment considérer ça comme un moment historique », a-t-il ajouté. « C’est la nature même d’internet qui change avec cette transition », dit-il à l’AFP.

D’après M. Beckstrom, le basculement total sur le standard IPv6 devrait prendre plusieurs années et coûter au total des milliards de dollars – y compris des frais qui de toutes façons correspondent au remplacement de certains équipements.

Du côté des consommateurs, le basculement pourrait passer inaperçu, car la suite complexe de numéros IP devrait continuer d’apparaître sous la forme de noms de domaine avec des préfixes .com, .org, .fr…

« Toutes les conditions sont en place pour une transition réussie sur l’IPv6 », a assuré M. Beckstrom. « L’avenir d’internet et de l’innovation qu’il engendre reposent sur l’IPv6 », a-t-il ajouté.

Les adresses au standard IPv4 devraient commencer par être épuisées en Asie, où la demande connaît la plus forte expansion. Une fois que les registres régionaux seront eux-mêmes à court d’adresses au format IP, ils devraient commencer à recourir au standard IPv6.

Dans un premier temps, il faudra que les systèmes puissent gérer les deux standards.

Google et Facebook, ainsi que d’autres acteurs du secteur, doivent ajouter des adresses IPv6 à leur système lors d’un essai d’une journée au printemps afin d’identifier d’éventuels problèmes: la journée mondiale de l’IPv6 commencera à 00H01 GMT le 8 juin.

Source: ©AFP / 03 février 2011 22h59

Stéphane Bortzmeyer, AFNIC : « Pendant des années, on va avoir des problèmes entre IPv4 et IPv6 »

Stéphane Bortzmeyer est architecte systèmes et réseaux à l’AFNIC, l’Association française pour le nommage Internet en coopération, chargée de gérer les noms de domaine de premier niveau au niveau de la France. Alors qu’il reste un peu moins de 2% des ressources totales d’adresses IPv4 dans le monde, beaucoup d’acteurs n’ont pas fait le pas vers l’IPv6, aux stocks d’adresses quasiment inépuisables. Le problème est connu, mais Internet ne semble pas prêt, alors que les adresses IPv4 seront épuisées… Aujourd’hui. Pourquoi ? Que faire ? Stéphane Bortzmeyer a accepté de nous livrer son analyse. On peut également retrouver ses articles sur son blog, qu’il tient depuis 1996.

Bonjour, Stéphane Bortzmeyer. Des grandes sociétés du net qui lancent un IPv6 Day, des médias qui parlent d’une IPcalypse… Est-ce que la situation est aussi critique qu’elle en a l’air ?

Ce qui est sûr, ce que quand on a une ressource finie et qu’on l’épuise à un rythme non nul, elle finit par disparaître. C’est le cas aujourd’hui avec les adresses IPv4, on ne peut pas le nier. Pour ce qui est des conséquences, c’est difficile à juger. Il y avait un plan initial, qui était d’assurer la migration tranquillement. Comme les protocoles sont incompatibles, l’idée était de faire en sorte que tout le monde ait les deux, pour que tout le monde soit bilingue IPv4 / IPv6. Puis, quand presque tout le monde avait les deux, on pouvait progressivement abandonner l’IPv4.

Le principal problème, aujourd’hui, c’est que ce plan original n’a pas été appliqué. On va se retrouver avec des machines purement IPv6, alors que tout le monde est très loin d’avoir migré. Ce qui augmente mécaniquement la fragilité d’Internet. Après, il ne faut pas trop dramatiser : Internet fonctionnera toujours. Mais ça va se traduire par plus d’embêtements. Ca va être assez pénible, parce qu’on va se le prendre dans la figure brutalement, et qu’il va falloir faire des bricolages dans l’urgence. Pendant des années, on va avoir des problèmes entre IPv4 et IPv6.

Pour ce qui est de Google, et les autres entreprises qui soutiennent l’IPv6 Day, pour la plupart, ce ne sont pas les fautifs. Si tout le monde était comme Google, le problème serait résolu. Parmi les gros hébergeurs, ce sont les plus avancées, avec des versions des principaux services accessibles en v6. Facebook est accessible via une adresse spéciale, Yahoo et Twitter pas du tout. En France, aucun des grands sites ne l’est.

C’est tout de même étonnant : l’épuisement des adresses IPv4 disponibles est programmé depuis longtemps ?

Le problème principal, c’est que beaucoup de décideurs ne connaissent que l’urgence absolue. Soit le problème est urgent, et alors on le traite, soit on décide qu’il ne l’est pas tant que ça, et alors on ne fait rien. A cela s’ajoutent des irresponsables qui ont nié le problème pendant longtemps, mais là c’est complètement absurde.

Mais il y a toujours beaucoup de raisons d’attendre, et de repousser. Cette mentalité de l’urgence, des pressions, ou même le management en mode projet. Quand à chaque fois qu’on fait quelque chose, il faut faire un projet, avec un but identifié, un budget à court terme et une nécessité de retour sur investissement rapide, ça interdit de travailler sur tout ce qui est infrastructure. Même si cela se traduisait par des avantages globalement, dans la mentalité de la gestion de projets, on ne voit que l’inconvénient : les coûts.

Prenons l’exemple de Nerim. Ils sont passés très tôt à l’IPv6 : dès 2002. Ils ont dû gagner quelques clients grâce à ça, mais ça reste marginal. De toute façon, les inconvénients du passage à l’IPv6 assez tôt ne sont supportés que par les courageux, alors que les inconvénients de ne pas migrer sont supportés par tout le monde.

Il valait donc mieux attendre de leur point de vue ?

Bien sûr. Il ne faut pas attendre trop, évidemment. Le dernier à migrer a beaucoup d’inconvénients aussi. Mais tant qu’on reste perdu au milieu du troupeau, ce n’est pas un problème, puisqu’au lieu de prendre en charge les coûts du passage à l’IPv6, on rejette le problème sur tout le monde : les développeurs, par exemple, qui doivent faire des bricolages. Un fournisseur d’accès à Internet qui passe à l’IPv6 aujourd’hui n’y gagne rien financièrement, et il n’y a pas d’autre motivation disponible.

D’où l’intérêt du régulateur… L’Union européenne a tout de même mis en place un plan pour aider au passage des infrastructures à l’IPv6.

Dans l’absolu, ce n’est pas une mauvaise idée que le régulateur fasse un effort. Ne serait-ce que pour amorcer la pompe. Mais dans les faits, ça dépend beaucoup du niveau de sérieux avec lequel c’est fait. Pour l’Union européenne, par exemple, on peut voir que le site web de la Commission européenne n’est lui-même pas accessible en v6. Alors on cause, on donne des conseils, on élabore des plans stratégiques, mais du côté des tâches pratiques, rien n’est fait. C’est un peu normal que les gens n’écoutent pas la Commission si elle-même ne fait pas les efforts qu’elle demande.

D’ailleurs, en France, où il n’y a pas eu d’action particulière du régulateur, on peut voir que nous ne sommes pas les pires. Nous sommes même l’un des pays les plus avancés au niveau mondial, et dans tous les domaines. Nous sommes l’un des rares pays où un opérateur grand public, Free, a mis en place une solution IPv6. Du côté de l’hébergement, la totalité du marché des machines dédiées y est passé. D’autres fournisseurs d’accès à Internet, comme Nerim ou la FDN, ont fait la migration.

Mais pas les autres… Quelles ont été les motivations pour ceux qui ont fait la migration ?

C’est en partie à cause de l’effet « dernières techniques rigolotes ». Quand Free fait la migration, il se fait admirer des geeks. Ca peut motiver certaines entreprises. Mais il y a aussi d’autres motivations : c’est un pari sur l’avenir, car ceux qui auront fait l’effort les premiers pourront avoir un avantage ensuite. Les motivations peuvent être diverses. Quoiqu’il en soit, ce n’est pas si compliqué que ça de passer à l’IPv6.

On peut donc ramener ça sur le plan du fonctionnement des entreprises. Une société comme Free, où Nerim, peut mettre en place une migration assez facilement. Ce n’est pas si cher, pas si compliqué. Ce sont des entreprises avec un processus de décision léger, où cela ne dépend que de quelques personnes qui se connaissent bien. Dans beaucoup d’autres organisations, rien que pour repeindre les murs dans le couloir, il faut monter un projet, avec une fiche d’opportunité, un budget, et vérifier avec les avocats les problèmes juridiques que ça va poser.

Il reste six mois d’adresses IPv4 disponibles à l’APNIC, qui gère les distributions sur la région Asie-Pacifique. Est-ce que ça va suffire pour permettre aux autres de se retourner ?

Les lois de la physique disent que si on fonce à 200 kilomètres par heure vers un mur et qu’on ne freine pas à temps, on fonce dedans. Il aurait fallu s’y prendre il y a un ou deux ans, et ça aurait été. Cela dit, si on freine bien, on peut essayer de ne prendre le mur qu’à 50 kilomètres par heure, ce sera déjà ça. Je sais qu’Orange réfléchit au problème de l’IPv6. Ils ne font pas partie des entreprises qui ne font absolument rien, comme on peut en voir aux Etats-Unis, ou en Afrique. Certaines organisations n’ont même pas mis en place une veille technologique de base pour suivre le problème !

Après, ça prend du temps de déployer la migration sur l’ensemble du réseau d’Orange. Alors au début, cela ne se verra pas trop. Il y aura quelques serveurs seulement IPv6, ils seront implantés en Chine, on ne les verra pas vraiment. Mais ça va augmenter, et on va se retrouver face à de nombreux petits embêtements un peu partout. Il n’y a pas de risque de coupure d’Internet, mais l’expérience utilisateurs va être moins bonne.

Source: Clubic .com

iPV4 : les dernières adresses distribuées aux registrars début 2011

Il reste moins de 5% de blocs d’adresses IPv4 non-alloués, selon Number Resource Organisation, l’autorité chargée de gérer les adresses IP et de les distribuer aux fournisseurs de noms de domaine.

A l’origine, 256 blocs étaient disponibles pour les adresses IPv4. Il en reste une douzaine, dont deux qui sont gérés par l’APNIC pour la région Asie-Pacifique. En clair : « si vous n’avez pas prévu de migrer vers l’IPv6, vous n’existerez pas dans le futur, » selon le directeur de NRO, Axel Pawlik. « Si vous ne vous réveillez pas et que vous ne faites pas quelque chose maintenant, vous en paierez les conséquences plus tard. »

Un message d’avertissement adressé aux fournisseurs de nom de domaine, qui vont subir de plein fouet la pénurie d’adresses IPv4. Il en restait 10% en janvier dernier, il n’y en a plus que 5% aujourd’hui. Certes, la baisse de leur nombre ralentit – ne serait-ce que parce que certains prennent les devants et passent à l’IPv6, qui offre bien plus de possibilités d’adresses libres – mais NRO estime qu’il n’y aura plus d’adresses IPv4 disponibles au début de l’année 2011. Et les autorités d’enregistrement de noms de domaines pourraient être à court en janvier 2012. Voire avant.

Chacun des douze blocs restants représente une capacité de 16 millions d’adresses. Définies dans les années 1980, les adresses IPv4 ne devraient pour autant jamais vraiment disparaître. « Il y aura toujours bien une machine qui aura besoin des deux, » explique Pawlik. Pour autant, la fin des distributions d’adresses IPv4 est attendue depuis longtemps, puisque les premiers appels à passer à des adresses à 128 bits – au lieu des 32 de l’IPv4 – datent d’il y a plus de dix ans. Et que la spécification de l’IPv6 a été publiée en 1995.

Source: Clubic
Auteur:  Antoine Duvauchelle

Maintenance AFNIC – coupure ipv6 – Mardi 18 mai 2010

Mardi 18 mai : coupure IPv6
Programmé
Une opération de maintenance chez notre fournisseur d’accès internet Renater est programmée pour le mardi 18 mai entre 12h et 14h.

En conséquence, une coupure des services IPv6 pendant 10 minutes est à prévoir.
Les services IPv4 fonctionneront normalement.

Nous vous remercions par avance de votre compréhension.

Trop d’appareils en ligne, plus assez d’adresses IP, dit l’ICANN

par Kiryl Sukhotski

MOSCOU (Reuters) – Face au nombre croissant d’appareils électroniques capables de se connecter, le président de l’ICANN, l’organe de gouvernance du web, appelle à mettre en application une nouvelle version du protocole de communication internet, l’IPv6.

Rod Beckstrom a déclaré jeudi qu’il ne restait plus que 8 à 9% des quelques milliards d’adresses IP attribuées à tout nouvel appareil connectable dans le cadre de l’actuel protocole IPv4 et a appelé à passer le plus vite possible au nouveau protocole pour assigner des milliers de milliards d’identifiants permettant à deux appareils connectés de communiquer via internet.

« Il n’en reste presque plus », a-t-il déclaré à Reuters. « Il faut vraiment faire évoluer (le protocole), les ressources s’amenuisent. »

Le protocole internet de communication IPv4 est utilisé depuis l’ouverture d’internet au public. Une multitude d’appareils connectables ont vu le jour, des appareils photos aux lecteurs multimédia en passant par les consoles de jeux vidéo, comme autant d’adresses IP nécessaires en plus de celles utilisées pour les ordinateurs et les téléphones portables.

« C’est un énorme chantier de gestion et d’opérations sur le réseau (…) mais il va falloir que ce soit fait parce que nous, les hommes, inventons tellement d’appareils qui utilisent internet maintenant », a ajouté Rod Beckstrom qui était à Moscou pour le lancement officiel du nom de domaine en caractère cyrillique.

INTERNET DEVIENT « PLUS MONDIAL »

La Russie est devenue le premier pays à bénéficier de la possibilité de proposer aux internautes des adresses de sites internet acceptant un alphabet particulier, autre qu’en caractères latins.

L’ICANN a approuvé fin octobre l’introduction graduelle de noms de domaines voire d’adresses complètes de sites internet tirés d’alphabets différents tels que l’alphabet arabe, chinois ou russe.

Pour l’instant, la Russie mais aussi l’Egypte, l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis ont reçu le feu vert de l’ICANN pour les noms de domaines nationaux, la dernière partie de l’adresse des sites internet après le dernier point.

« C’est un grand pas en avant. Internet existe depuis près de quatre décennies et c’est la première fois que les noms de domaines s’ouvrent à des langues et aux caractères natifs d’une population », a dit Rod Beckstrom, soulignant que la société californienne à but non lucratif avait reçu près de 21 demandes de noms de domaines internationaux (IDN) pour des pays.

Il a expliqué qu’il avait fallu 11 ans d’évolution techniques pour trouver un moyen d’ouvrir l’adressage du web à d’autres langages.

« Quand internet a été inventé et quand les premières normes ont été mises en place, il fallait que ce soit accessible à tous les types de caractères mais il n’existait pas de normes donc ils ont utilisé l’ASCII ou les caractères latins comme norme. »

Les codes ASCII permettent la transposition de l’alphabet latin, les nombres et les autres symboles en 1 et 0, pour qu’un ordinateur puisse les interpréter.

« Internet est accessible à de nombreux jeunes gens familiers de l’apprentissage de nouveaux langages ou de nouveaux caractères mais nombre de personnes ne sont pas aussi à l’aise (…) Nous voyons cette évolution comme une ouverture au monde entier. Internet devient réellement plus mondial », a déclaré Rod Beckstrom.

Patrice Mancino pour le service français

Source: Nouvel Obs

maintenance period on March the 16th and 18th

In order to upgrade our infrastructure, a maintenance period will affect our services on March 16th and March18th.

* March 16th, 2009 from 7 pm till 7:15 pm
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Shutdown of IPv6 services only during 15 minutes (possible disturbances can happen within the hour following). There will be no disturbances on the IPv4 services.

* March 18th, 2009 from 7 pm till 9 pm
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Shutdown of all services (with the exception of the DNS) : registration chain, whois, web site etc.

All forms will still be received during the shutdown but order numbers and corresponding tickets will be sent when the chain will re-open.

AFNIC : Période de maintenance les 16 et 18 mars

Deux opérations de maintenance de notre infrastructure réseau sont programmées pour les 16 et 18 mars prochain entraînant une coupure de services :

* 16 mars 2009 de 19h à 19h15
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Coupure des services IPv6 uniquement pendant 15 minutes (d’éventuelles perturbations peuvent survenir dans l’heure suivante). Les services IPv4 fonctionneront normalement.

* 18 mars 2009 de 19h à 21h
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Coupure de tous les services (à l’exception du DNS) : chaîne d’enregistrement, Whois, web, etc.

Pendant ces deux heures de coupure, tous les formulaires seront bien reçus mais les émissions des numéros d’ordre et des tickets correspondants ne seront opérées qu’à la remise en service de la chaîne.

DNS : l’Icann entame la transition vers l’IPv6

L’Icann, organisation à but non lucratif chargée de l’adressage des noms de domaine et de leurs extensions, annonce cette semaine le passage de six des treize «serveurs racine» de l’Internet vers le protocole IPv6. Ces six machines, qui sont chargées de rediriger les requêtes vers les serveurs en charge de la gestion des noms de domaine de type .com, .fr ou .org, sont donc maintenant capables de gérer de traduire un nom de domaine en une adresse au format IPv6 et inversement, alors qu’il était auparavant nécessaire de conserver une adresse au format IPv4.

L’adresse IP, IP signifiant Internet Protocol, est un identifiant unique attribué à toute machine qui se connecte à Internet. Lorsque vous surfez depuis votre téléphone mobile ou que votre routeur assure la liaison entre vos ordinateurs et le reste du réseau, ils sont identifiés par une adresse IP, tout comme le serveur qui héberge le site Web auquel vous essayez de vous connecter.

La version 4 du protocole IP définit l’adresse comme un ensemble de quatre valeurs comprises entre 0 et 255, ce qui laisse un éventail d’environ quatre milliards de possibilités, dont certaines plages sont réservées. Avec l’IPv6, l’adresse IP n’est plus codée sur 32 bits, mais sur 128, ce qui porte le champ des possibles à quelque 2128 adresses, soit environ 340 suivi de 36 zéros identifiants. De quoi accueillir à bras ouverts les hordes de cuisinières connectées et autres puces RFID que l’on nous promet pour les années à venir. L’IPv6 offre en outre un certain nombre d’améliorations dans la façon dont sont gérés les flux de données.

Les deux versions du protocole IP sont amenées à cohabiter le temps que les fournisseurs d’accès et les entreprises aient fini la migration de leurs équipements et réseaux vers la version 6. Certains FAI, tels que Free, proposent déjà l’IPv6 à leurs abonnés.

Source NetEco