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iOS vulnérable aux attaques par Phishing ?

Le chercheur en sécurité Nitesh Dhanjani, a découvert une faille qui pourrait aider les spécalistes du Phishing. Pour rappel, le Phishing est une technique utilisée par des fraudeurs pour obtenir des renseignements personnels dans le but de perpétrer une usurpation d’identité. La technique consiste à faire croire à la victime qu’elle s’adresse à un tiers de confiance — banque, administration, etc. — afin de lui soutirer des renseignements personnels (mot de passe, numéro de carte de crédit,…). Le chercheur a démontré qu’il était possible d’utiliser le mode web application d’iOS, qui affiche des pages web en masquant la barre d’url, à des fins malhonnêtes.

Vous l’aurez compris, la barre d’adresse est cachée, il est alors très simple de rediriger l’utilisateur vers un faux site Web, sans qu’il le remarque. Pour imager son exemple, il a mis en place un site web qui reprend l’interface complète du site mobile de Bank of America (voir ci-dessus). Il reprend même la même la barre d’URL qui n’est seulement qu’une image pour que les visiteurs ne se doutent de rien.

Apple a été prévenue du problème potentiel de sécurité de cette faille recèle, mais n’a pas encore pris de mesures pour la contrer.Pour résoudre ce problème, Nitesh Dhanjani préconise d’afficher en permanence le nom de domaine pour informer l’utilisateur.

Source: iPhoneAddict

Une Histoire de smartphones : Apple

Les échanges aimables par voie de presse interposée entre Larry Page et Steve Jobs pour savoir qui de Google ou d’Apple est entré le premier dans la course au smartphone montrent la place importante que ces appareils peuvent prendre dans la comptabilité de ces entreprises, et dans celle de leurs partenaires. Mais alors, quelle histoire pourrez-vous donc raconter à vos petits-enfants ? Quelles idées ont donné naissance à Android et à l’iPhone ? Les débuts de réponses se trouvent aux îles Caïman et Avenue Georges V à Paris.

Comme Google, les recherches d’Apple en matière de téléphonie mobile ne datent pas d’hier, ainsi que le démontrent les efforts réalisés par General Magic (lire la première partie Une Histoire de smartphones : Google).

La firme de Cupertino a déposé le nom de domaine iPhone.org dès décembre 1999. Mais les débuts des recherches sur l’iPhone ? La légende veut que ce soit Jean-Marie Hulot, à qui l’on doit depuis l’encyclopédie photographique collaborative Fotopedia, qui ait inspiré son ami Steve Jobs. Le patron d’Apple n’y croit pas. Mais il décide de bombarder Hulot à la tête d’un groupe de recherche secret, installé avenue Georges V à Paris (voir à ce sujet l’article Ce Français qui a inspiré l’iPhone).

Pour son équipe initiale, Jean-Marie Hulot se rapproche de l’ingénieur Bertrand Guihéneuf et du designer d’interfaces Manuel Colom. Tous deux ont fondé une start-up parisienne : Henzai. Durant toute l’année 2000, ils ont travaillé sur un projet d’environnement utilisateur graphique fonctionnant sur une version mobile de Linux (ci-dessous).

À la fin de l’année 2000, un prototype tournant sur le Pocket PC iPaq de HP s’est avéré fonctionnel et se présentait comme le premier téléphone fonctionnant sous Linux. Le projet, qui disposait d’une interface Gnome, pouvait également fonctionner sur PDA. Mais l’expérience tourne court : en 2001 aucun business angel n’est prêt à investir dans le domaine, alors que le marché de la téléphonie mobile connaît des difficultés. Henzai tombe à l’eau…

Le groupe de Jean-Marie Hulot est alors créé à l’été 2001. Au même moment, l’une des équipes de recherche et de développement d’Apple en Californie travaille au lancement de l’iPod, qui interviendra en octobre. À Paris on s’organise : au noyau dur initial, viennent s’ajouter Sébastien Maury, un spécialiste de l’interaction homme-machine et Olivier Gutknecht, un docteur en informatique de l’Université de Montpellier II dont la thèse porte sur les systèmes multi-agents. Leurs recherches démarrent en septembre. Elles portent avant tout sur les technologies mobiles. Comprenez par là, la disponibilité d’un agenda en ligne (iCal), la synchronisation de données (iSync) et l’application de ces technologies à l’iPod.

iCal n’a l’air de rien, mais il apporte deux fonctions clés aux applications d’agenda : la possibilité de créer de multiples agendas (un par activité par exemple), la possibilité de publier un agenda sur un serveur WebDAV et de s’y abonner. Toutefois, ces travaux ne monopolisent pas l’équipe : sa principale activité reste le développement d’un téléphone grand public.

Le projet Purple

Entre 2001 et 2005, les Français défrichent le terrain. Les rumeurs veulent qu’ils aient utilisé Linux comme base de développement. Entre-temps, Apple dépose la marque commerciale iPhone en Australie dès novembre 2002. Signe de l’avancement du projet ? Pas vraiment : l’utilisation du prototype de l’équipe française n’aurait pas donné satisfaction. Les technologies logicielles auraient bien été implémentées (Internet, synchronisation, interface transparente) mais l’interface homme-machine n’a pas été trouvée. Sur le prototype intégré à un iPod, la molette tactile n’aurait pas permis de surfer sur le Web.

Ces aléas n’empêchent pas Cupertino de tester l’eau du bain de différentes manières : en 2004, Apple participe en parallèle au développement du Rockr avec Motorola et l’opérateur Cingular : un bide, comme l’a déjà raconté Wired.

Ce n’est que tout début 2005 que les choses s’accélèrent. En février, Steve Jobs assure à la direction de Cingular (qui deviendra AT&T) qu’Apple peut concevoir le « produit qui tue ». L’opérateur lui laisse alors carte blanche, Apple s’interdisant de co-concevoir le téléphone du futur. En fait, Jobs vient de s’apercevoir que plusieurs des projets de recherche d’Apple peuvent fusionner : il dispose déjà d’OS X comme plate-forme de base.

Le système d’exploitation du Smartphone d’Apple était en effet difficile à trouver. Il y avait bien Pixo, le système de l’iPod, mais celui-ci était trop sommaire pour un téléphone de nouvelle génération, même s’il avait été conçu pour surfer sur Internet dès la fin des années 90. L’expérience Linux de l’équipe française n’a pas tenu ses promesses. Et finalement OS X a l’avantage d’être une technologie maison, que les ingénieurs et les développeurs de l’écosystème Apple connaissent bien. Certes il lui faut subir une cure d’amaigrissement, et tout développer à nouveau, mais les principales fonctionnalités y sont déjà intégrées.

Par ailleurs, outre l’équipe de Paris qui travaille sur la téléphonie, Jobs supervise également un projet de tablette tactile à Cupertino. L’équipe en charge du projet vient de tester un nouveau type d’écrans capacitifs projetés. Celui-ci est encore très cher, mais un nouveau fabricant, le germano-sino-taiwanais Balda-TPK assure qu’il pourra en fabriquer des millions en 2006. Surtout, la démonstration de la navigation inertielle sur cet écran à l’aide d’un seul doigt a convaincu le patron. Pour Jobs, la combinaison de ces opportunités signale le moment où il convient d’entrer sur le marché des Smartphones. Mais il faut faire vite, car tout reste à inventer et d’abord le nouveau type d’interface.

Ainsi de la gestuelle à utiliser pour la navigation sur un écran tactile. Pour accélérer le projet d’iPhone désormais intitulé « Purple 2 » (celui de l’équipe française se serait intitulé Purple), Apple achète la société Fingerworks au tout début de 2005. Celle-ci a déjà travaillé sur les gestes nécessaires pour faire fonctionner une interface tactile. Son produit phare, TouchStream LP, un clavier pliant, convertit automatiquement les mouvements des doigts réalisés à sa surface en évènements similaires à ceux déclenchés par une souris.

Source: MacGeneration
Le reste est déjà connu. Du début 2005 à la fin 2006, Apple centralise le développement de l’iPhone sur son Campus, à Cupertino. L’équipe française, qui tient à rester sur Paris quitte Apple. L’iPhone est finalement présenté début 2007 et transforme radicalement le paysage de la téléphonie mobile ainsi que celui de leurs interfaces.