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L’Icann lance la ruée vers les nouveaux noms de domaine internet

Une nouvelle ère s’ouvre pour internet mercredi, avec la révélation des nouveaux noms de domaine génériques.

Une nouvelle ruée vers l’or de l’âge internet s’ouvre mercredi, avec la révélation des nouveaux noms de domaine génériques qui devraient permettre aux adresses internet de se terminer avec des suffixes jusqu’à présent inusités, comme .web ou .porn.

L’agence indépendante chargée de réglementer les noms de domaine sur l’internet, l’Icann, doit révéler à Londres les plus de 1.900 dossiers déposés par des entreprises réclamant la gestion de noms de domaine dépassant les habituels .com, .fr ou .org. Actuellement il n’existe que 22 suffixes homologués.

Les entreprises, associations, organisations et célébrités qui souhaitaient déposer auprès de l’Icann des requêtes pour de nouveaux noms de domaine pouvaient le faire jusqu’au 30 mai.

Temps de validation

Que ce soit pour obtenir le suffixe d’une marque (« .apple », « .toyota » ou « .nutella »), d’un produit (« .caméra », « .vélo », « .chaussure »), ou d’un autre mot, il en coûte 185’000 dollars pour demander un nouveau suffixe, puis 25’000 dollars (24’000 francs) de frais annuels. L’Icann a encaissé plus de 352 millions de dollars en frais de dossier.

Dans quelques mois ou quelques années, le temps que l’organisation valide ces dossiers, il sera désormais possible que certains sites internet se terminent aussi bien en .Paris ou .FMI (ou sa traduction en anglais .IMF).

Cet élargissement, controversé, est rendu nécessaire par l’explosion du nombre d’internautes, à deux milliards de personnes dans le monde dont la moitié en Asie, a fait valoir l’Icann.

« C’est vraiment un moment historique pour l’internet », souligne Bhavin Turakhia, patron de la société d’hébergement Directi, qui a demandé l’enregistrement de 31 suffixes de noms de domaines, comme .web et .music. « Toutes les options intéressantes seront prises après cela », estime-t-il.

Le plus attrayant d’abord

L’Icann a certes promis qu’il y aurait d’autres occasions d’acheter de nouveaux noms de domaine, mais M. Turakhia est de ceux qui sont persuadés que les suffixes les plus rentables seront adjugés lors de cette première session.

La société ICM Registry, qui gère déjà le nom de domaine générique .xxx, a réclamé cette fois-ci les suffixes .sex, .porn et .adult. Directi, dont le siège est à Dubaï, a dépensé une trentaine de millions de dollars pour se réserver .law, .bank et .doctor.

Les sociétés qui obtiendront les droits sur certains suffixes pourront ensuite percevoir des commissions annuelles des sociétés gérant des noms de domaine se terminant de cette façon. Ces commissions s’élèvent parfois à 10 dollars seulement, mais peuvent aussi rapporter bien plus pour des adresses prestigieuses.

La société de sécurité internet Artemis, dont le siège est à San Francisco, a réclamé le suffixe .secure, qui imposera aux sites s’en servant d’utiliser des outils antipiratages, antivirus et antifraude.

« Même si vous êtes en Syrie, le gouvernement syrien ne pourra pas prendre le contrôle » des sites se terminant en .secure, assure le directeur technique d’Artemis Alex Stamos.

Examen des objections

Après la publication des noms de domaine génériques proposés s’ouvrira une période d’enquête publique où l’Icann pourra examiner des objections, par exemple contre des noms de domaine pouvant prêter à confusion avec d’autres.

Si plusieurs entités réclament le même suffixe, des enchères s’ouvriront. En l’absence d’objections, il pourrait suffire de neuf mois pour mettre en place de nouveaux suffixes, mais un an ou deux pourraient être nécessaires pour des noms de domaines contestés.

Le processus de l’Icann a été critiqué, notamment parce qu’il a obligé des entreprises ou associations à dépenser cher pour s’assurer le contrôle de noms de domaine génériques dans le seul but d’éviter qu’ils soient détournés – ce qu’ont déjà fait de nombreuses universités, par exemple.

D’autres craignent que certains pays bannissent des catégories entières de sites internet sur la base de leur suffixe, créant un risque de « balkanisation » de l’internet.

Source: arcinfo.ch

Les noms de domaines .XXX n’auraient pas convaincu

Six mois après la mise en ligne des premiers sites web comprenant le TLD .xxx l’ICANN révèle les premiers chiffres. Verdict : l’extension de nom de domaine ne rencontre pas le succès escompté.

Les premiers chiffres livrés par l’ICANN et ICM Registry (le registrar en charge du TLD) ce mois-ci comptent 215 835 réservations de noms de domaines en .xxx.

Sur ces réservations, 132 859 correspondent à des sites à contenus pour adultes et 82 976 sont d’ordre préventif de la part de célébrités ou d’institutions ne souhaitant pas voir leur site ou nom de domaine rattaché au porno.

Seulement, d’après Stuart Lawley, P-DG d’ICM Registry, il n’y aurait que 27 555 sites en .xxx actuellement en ligne. Il est en effet très difficile de trouver les statistiques de trafic liées aux sites en .xxx. En fait, il n’est possible de trouver des estimations que sur Alexa.

D’après les recherches de DomainNameNews.com, sur Alexa, seuls 61 sites en .xxx apparaissent parmi le million de sites les plus visités. Un chiffre extrêmement en deçà des estimations.

Un TLD contesté

Pourquoi si peu d’engouement ? Violet Blue, blogueuse sur ZDNet.com toujours bien renseignée sur l’actu sexy du web, expliquait dans un billet l’année dernière, au moment de l’annonce par l’ICANN du lancement des .xxx, l’échec forcé du TLD :

« Une écrasante majorité des grosses industries de la pornographie présentes sur le web s’oppose aux sites en .xxx. Ils craignent une censure généralisée du TLD dans certains pays. » Et à juste titre ! L’inde et l’Arabie Saoudite ont d’ores et déjà exprimé leur souhait de censurer l’ensemble des noms de domaines à l’extension.

On peut légitimement se demander s’il était alors avantageux pour ces sites en .com, aux profits gigantesques (le porno est l’une des plus grandes sources de revenus du web) de basculer vers un nom de domaine en .xxx.

Dans son billet de jeudi, Blue revient sur les sites aux noms les plus pertinents pour le TLD : orgasms.xxx et casting.xxx ont par exemple été vendus plusieurs centaines de milliers de dollars. Ces deux sites appartiennent aujourd’hui à la société de production pornographique Ruseful.

La même société possède également le site orgasm.com. Toujours selon Alexa, la version .com du site est classée 3 497ème (aux États-Unis) alors que sa version .xxx est 2 811 275ème. En plus de ne pas rameuter les éditeurs de sites, l’extension .xxx ne semble pas convaincre les internautes.

Source: zdnet.fr

.XXX registry in .porn, .adult, .sex extension grab bid

Exclusive ICM Registry, which runs the controversial .xxx top-level domain, today revealed that it has applied to ICANN for the gTLDs .porn, .sex and .adult.

The Florida-based company hopes to avoid « shakedown » accusations this time around – last year it faced severe criticism and a lawsuit when it raked in millions of dollars in defensive registration fees from companies buying .xxx addresses for their brands before cyber-squatters got hold of them.

Under ICM’s proposal to ICANN, anybody owning a .xxx domain name by a certain cut-off date will have the matching .porn, .sex and .adult address automatically reserved.

Porn sites and trademark owners would not have to pay two, three or four times just to defensively re-register their brands, in other words. If you already owned example.xxx, you’d get example.porn, example.sex and example.adult automatically put aside for free.

However, ICM said it would charge a « nominal fee » to cover its costs if customers decided to activate and use their reserved domains. The exact price to buyers would be set by its registrar partners (companies such as Go Daddy and eNom), but ICM president Stuart Lawley told us ICM’s cut would be a « small fraction » of the $60 a year it charges for .xxx addresses.

« We chose to submit applications for additional TLDs to spare .XXX participants from needless expense and to ensure the TLDs will be run in the same trustworthy and appropriate ways that .XXX is today,” he said in a statement.

ICM said it has already invested almost $2m (£1.25m) in the three applications; $550,000 of which will have been blown on the ICANN application fee.

But the company is by no means guaranteed approval. One or more of its proposed gTLDs are likely to be contested by other applicants, possibly entities from the same parts of the porn industry that objected so hard to, and continue to oppose, .xxx.

The irony of today’s news is that ICM is having to reinvest some of the profits it made from defensive .xxx registrations to try to defend its de facto monopoly on porn-centric gTLD strings.

The .xxx gTLD has been criticised by pornographers due to its relatively high fees and for its promise to introduce policies that could restrict how .xxx domains are used. Now would-be competitors have the chance to offer a cheaper and unrestricted .sex or .porn domains and eat ICM’s lunch.

ICANN plans to announce the full list of gTLD applications, possibly including other porn-oriented strings, on 30 April. Its deadline for submitting applications is today and the next opportunity to apply is not expected for at least a few years.

Government veto looms

The first approved gTLDs are expected to go live in 2013 after a lengthy ICANN evaluation and objection process. There is a significant possibility that .sex, .porn and .adult will be hit by the same official objections as .xxx from the porn industry, religious groups, and governments, which could hamper their chances of approval.

ICM first applied for .xxx in late 2000, but due to continuing scandals ICANN did not approve its bid until March last year.

National governments working through ICANN’s Governmental Advisory Committee (GAC) strongly resisted the adults-only gTLD last year, but the weaselly way their objection was worded gave ICANN’s board of directors the ability to approve it regardless.

This time around, ICANN’s new rules give far greater powers to the GAC to have a new gTLD application rejected if one or more governments don’t like it. If the GAC can find consensus against a given application, its powers almost amount to a veto.

ICM says it already has about 215,000 .xxx domain names under management. However, at least a quarter of those are believed to be defensive registrations filed by non-porn companies during the company’s so-called Sunrise B process last October.

Under Sunrise B, companies could pay a one-time fee (of which ICM received $162) to have their trademarked brands taken off the .xxx market. Tens of thousands of names were blocked in this way, all of which now resolve to a standard ICM-owned placeholder page.

While it looked like a shakedown to many, the Sunrise B concept is now being advocated for all gTLDs by some members of ICANN’s intellectual property lobby. Nevertheless, ICM and ICANN are being sued under US antitrust laws by Manwin Licensing, the company behind popular porn websites including YouPorn, Brazzers and Playboy.

Source: theregister.co.uk

Google s’offre le nom de domaine Youtube.xxx

Le moteur de recherche a récupéré une grande partie des noms de domaines en .xxx correspondant à ses marques.

L’ouverture le 6 décembre dernier du domaine .xxx pousse certaines entreprises à sécuriser leurs marques en déposant leurs propres noms de domaines utilisant cette extension pour éviter toute récupération abusive par un tiers. Ainsi, Google a réservé les domaines correspondant à la plupart de ses produits, à commencer par sa plate-forme vidéo Youtube, dont le détournement par un acteur de l’industrie pornographique aurait pu se révéler gênant pour le moteur. Google a également déposé les domaines Google.xxx, Gmail.xxx, Picasa.xxx, Orkut.xxx, Adwords.xxx, Adsense.xxx ou Doubleclick.xxx. Certaines marques du groupe comme Blogger.xxx sont cependant encore à vendre.

L’extension réservée à l’industrie pornographique a été ouverte à la vente le 7 septembre dernier par son gestionnaire le registar ICM Registry. Avant le 6 décembre dernier, seuls les propriétaires de marques déposées étaient autorisés à acheter le nom en .xxx correspondant (période de sunrise). 500 000 noms de domaines pourraient être enregistrés pour cette extension avant la fin de l’année, selon les estimations.

auteur : Benoît Méli, Journal du Net
source JournalDuNet.com

600 000 extensions en « .xxx » déjà réservées

Le nombre élevé de réservations n’est toutefois pas forcément synonyme de succès pour ce nouveau type de nom de domaine, réservé aux sites pornographiques.

Les négociations menées par les sites pornographiques pour obtenir la création de noms de domaines classés « .xxx » auront duré sept longues années, jusqu’à l’accord trouvé le 18 mars entre l’industrie du X et l’Icann, l’organisme qui gère le web mondial. Mais c’est une vraie déferlante qui s’est abattue ces derniers jours sur cette nouvelle extension.

Capture d’écran de dorcel.com

Ajouté à la racine Internet vendredi 15 avril, l’extension se terminant en « .xxx » fait déjà le buzz. Sur son compte Twitter, la société ICM Registry, qui gère le « .xxx », affirme avoir déjà reçu plus de 600.000 demandes de réservation – ce qui ne signifie pas cependant qu’autant d’adresses seront achetées.

Même si pour le moment la quasi-totalité de ces adresses n’hébergent pas de sites, l’ICM Registry pourrait se frotter les mains. La compagnie espère ainsi « retirer 200 millions de dollars par an de cette activité, en ayant fixé un prix de vente autour des 60 dollars, contre 6 euros pour un .fr » peut-on lire sur le site Ecrans.fr.

De la spéculation ?Le succès n’est pourtant pas assuré. Le chiffre de 600.000 réservations tiendrait en partie de la spéculation faite autour du « .xxx ». D’autres demandes de pré-enregistrement se sont également faites par précaution, comme l’expliquent les acteurs du porno sur le web dans un article de l’Expansion.com. Le but avoué est alors de lutter contre le « cybersquatting », et non pas de lancer un site en « .xxx ».

D’ailleurs, les sites pornographiques n’ont aucune obligation d’être hébergés sur l’extension « .xxx » et plusieurs pays, comme l’Inde, ont annoncé qu’ils bloqueraient les adresses web se terminant par « .xxx », comme l’explique LeMonde.fr

Pendant que le nombre de sites utilisant l’extension .fr dépassait ce weekend la barre des deux millions, l’industrie pornographique s’interroge encore sur l’utilité du « .xxx ». Pour tirer un premier vrai bilan, mieux vaut donc attendre quelques mois.

Source: LeMonde.fr

Le nom de domaine en .xxx fait ses débuts sur la Toile

Fin mars, l’Icann donnait son feu vert à la création d’une nouvelle extension destinée aux contenus pour adultes. Elle est désormais ajoutée à la racine du Web, comme le .com ou le .org.
Fin mars, l’Icann (1) donnait son aval à la création d’une nouvelle extension de nom de domaine générique sur la Toile, réservé aux contenus pour adultes, le .xxx, devenu une véritable Arlésienne au fil du temps. Le .xxx a fait ses grands débuts ce week-end, au même niveau que le .com, le .net ou le .org à la racine du Web, les premiers sites utilisant la très polémique extension ayant été mis en ligne. Pour l’instant, on ne peut citer que les sites institutionnels icm.xxx et sex.xxx, lancé par ICM Registry, l’entreprise à l’origine de ce nouveau sponsored top level domain (ou sTLD, comme l’.aero, le .museum ou le .mobi) et qui en aura le monopole.

Un nom de domaine décrié dans l’industrie du porno

Le .xxx est censé manifester clairement que le site s’adresse aux adultes et qu’il s’engage à respecter certaines règles bien précises : micro-paiement sécurisé, absence de malware et de pédopornographie, respect de la propriété intellectuelle. Le prix d’acquisition de gros affiché est de 60 dollars par domaine, sachant que les registrars appliquent ensuite leurs marges. ICM Registry, sur Twitter, affirme avoir reçu 600 000 demandes de préenregistrement.

La page d’accueil du site Sex.xxx.
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En soi, cela ne signifie pas grand-chose, d’autant que la spéculation sur les noms de domaine est chose courante (sex.com a été revendu fin 2010 pour 13 millions de dollars). Et beaucoup d’entreprises se sont dépêchées de réserver leur .xxx, afin d’éviter le cybersquatting, comme l’expliquait cet article de L’Expansion en juillet 2010. C’est la commercialisation effective qu’il faudra examiner pour savoir si le .xxx est un succès ou non. Ce qui est loin d’être gagné.
En effet, né dans la douleur, il suscite depuis longtemps l’ire de certains professionnels de l’adult entertainment, comme la Free Speech Coalition (FSC), qui représente l’industrie du X outre-Atlantique. Elle n’avait pas hésité à qualifier de bullshit (« connerie ») le .xxx, critiquant le risque de ghettoïsation et de censure, ainsi que l’appât du gain d’ICM (qui oblige les entreprises du secteur à réserver des noms de domaine dont elles n’ont pas besoin) ou encore ses mensonges (ICM revendique le soutien de l’industrie pornographique). La FSC appelait clairement, dans une campagne spéciale, à boycotter le nouveau nom de domaine, rappelant les risques liés à l’achat d’une telle extension. Notamment celui d’un blocage pur et simple par certains pays.

L’Inde compte boycotter le .xxx

L’Inde a ainsi annoncé, selon The Economic Times, son intention de bloquer les sites qui utilisent l’extension .xxx. « L’Inde et de nombreux pays du Moyen-Orient se sont déjà opposés à l’octroi de cette extension, et nous allons procéder au blocage de tout le nom de domaine, conformément aux lois indiennes », expliquait fin mars un responsable du ministère des Télécommunications cité par le quotidien. Un tel blocage fait débat dans ce pays.
D’autres pays membres du Government Advisory Commitee (le GAC, un comité consultatif de l’Icann dans lequel siègent les représentants des gouvernements) devraient aussi être vent debout contre le .xxx, et le bloquer. La FSC cite l’Allemagne et l’Australie. Cette instance s’est retrouvée, sur la question de la création de ce nom de domaine, en conflit avec l’Icann, qui était passé outre à son avis négatif, du jamais-vu…
(1) L’Internet Corporation for Assigned Names and Numbers, l’organisme chargé de gérer les noms de domaine.
Source: 01.net

Nom de domaine : le « .xxx » séduit déjà 600 000 sites

Suite à sa validation par l’ICANN et malgré les polémiques, 600 000 sites Web pornos souhaitent déjà adopter l’extension Internet « .xxx », selon l’ICM Registry.

Les noms de domaine en « .xxx », destinés aux sites Web pornographiques, sont officiellement disponibles.

Fin mars, l’ICANN, en charge de la supervision mondiale du nommage sur le Web, a approuvé la création d’une extension Internet en « .xxx ».

Malgré les polémiques qui ont jalonné le chemin menant à la disponibilité des noms de domaine en « .xxx » pour les sites pornos, l’Internet Corporation for Assigned Names and Numbers a sélectionné ICM Registry en qualité de registre pour de cette nouvelle racine Internet.

Et les sites Web pornographiques ont visiblement hâte d’avoir officiellement pignon sur Internet. Selon ICM Registry, quelques 600 000 noms de domaine en « .xxx » ont déjà été pré-enregistrés, comme les fameux et convoités sex.xxx ou porn.xxx.

Toutefois, pour freiner toutes les dérives, l’organisation à but non lucratif IFFOR (International Foundation for Online Responsibility) gardera un œil sur le développement du « .xxx ».

Reste que le lancement de cette extension ne fait pas l’unanimité. L’industrie pornographique craint que l’utilisation de ce nom de domaine serve à faciliter le filtrage et la censure des sites pornos, et les associations de protection de l’enfance redoutent que le « .xxx » ne favorise la multiplication des sites « pour adultes ».

Source:  ITespresso

Un espace réservé sur le web pour les sites classés X

Les sites Web à caractère pornographique devront utiliser le suffixe «.xxx». Les associations de familles redoutent la création d’«une zone de non droit».

Les sites classés X vont avoir leur espace réservé sur Internet. Stuart Lawley, le PDG de l’entreprise britannique ICM Registry peut donc se frotter les mains. Son opiniâtreté a fini par payer. Son entreprise est autorisée à vendre les adresses Internet pour des sites réservés aux adultes. Comme les sites français terminent en «.fr » ou ceux commerciaux finissent en «.com », les sites Web à caractère pornographique devront utiliser le suffixe «.xxx». La société ICM Registry revendique depuis une dizaine d’années ce monopole mondial sur Internet. Cette autorisation lui a été accordée, la semaine dernière, à San Francisco, par l’Icann, l’instance responsable du nommage des sites Web, contrôlée par le ministère américain du Commerce.

Les discussions n’ont pas manqué de sel. L’un des opposants à la création d’un «ghetto» pour l’industrie pornographique fut l’avocat de Larry Flint, patron du groupe éponyme qui publie notamment le magazine Hustler. Dans son ensemble, l’industrie pornographique est hostile à la mise à l’index de leurs sites sur Internet, sous le suffixe «.xxx». De leurs côtés, les associations de familles sont également opposées : elles redoutent la création d’«une zone de non droit».

La protection des mineurs renforcée

Toutefois, grâce à un espace réservé, les mécanismes de filtrage, par les fournisseurs d’accès Internet ou les logiciels de navigation seront facilités. La protection des mineurs devrait être renforcée. Malgré ces risques, les entreprises devront tout de même adhérer au mécanisme du «.xxx » qui sera un dénominateur commun. Sinon, elles risquent de se faire chiper les noms de domaine par leurs concurrents ad vitam eternam.

L’autorisation du «.xxx» arrive après d’incroyables péripéties. «Stuart Lawley a dû dépenser plusieurs dizaines de millions de dollars en frais d’avocats et en lobbying», estime un bon connaisseur du dossier. En 2005, l’Icann donne son feu vert à un nom de domaine spécifique aux sites pornographiques, mais la décision tarde à entrer en vigueur. «Sous la pression politique du Congrès aux États-Unis et du gouvernement américain, en 2006, l’Icann est revenue sur sa décision», ajoute un expert.

«Le conseil d’administration de l’Icann, pour de nombreuses raisons, a rejeté la demande en mars 2007», précise la société ICM Registry. Elle a obtenu, après l’arbitrage d’un panel d’experts, gain de cause en février 2010. La semaine dernière, après avoir longtemps hésité, l’instance américaine a donc dû autoriser les «.xxx ». Toutefois, la société ICM Registry, qui doit encaisser environ une cinquantaine d’euros -mais les prix ne sont pas encore communiqués- par site Internet et par an, a ouvert les réservations gratuites pour les sites pornographiques qui ne veulent pas laisser filer le marché du commerce du X sur Internet. ce mercredi, elle avait reçu des réservations pour 340.000 noms.

Source: le Figaro

183000 noms de domaine .XXX préréservés chez ICM Registry

Il y a quelques mois, l’ICANN qui gère, régule et administre Internet (pour faire simple) a donné son accord au lancement d’une extension en .XXX. Évidement tournée vers l’industrie du porno, cette particule ultra parlante fait l’objet de nombreuses tractations. D’un côté les  »pour » qui y voient un moyen de clarifier les choses et développer encore plus le business et de l’autre, les  »contre » qui considèrent qu’accepter une telle extension serait comme reconnaitre l’existence et la légitimité d’une telle économie (choking!!). Quoi qu’il en soit, le projet est plus ou moins sur les rails et la société qui s’est vu accorder le droit de gérer la vente des NDD par l’ICANN a déjà lancé les opérations avant même l’accord final (qui doit venir du gouvernement américain). Tablant sur une ouverture au premier trimestre 2011, ICM Registry propose donc de préréserver des noms de domaine. Et le moins que l’on puisse dire c’est que l’emballement est total puisqu’il y a déjà plus de 183 000 noms prédéposés. C’est tout simplement du jamais vu. Si vous êtes intéressés par ce marché, dépêchez-vous. Il n’y a que 2 contraintes, posséder l’équivalent du nom de domaine visé en .com ou autre et réserver moins de 1000 noms. A vous de jouer maintenant.

Source: LOL.net

Pas encore de .xxx pour le www

L’Icann (Internet corporation for assigned names and numbers, une autorité de régulation de l’Internet) vient de repousser la décision d’autoriser la vente des noms de domaine en .xxx, et demande à son directeur général de faire un rapport sur les options possibles.

Le vote, qui devait avoir lieu aujourd’hui à l’occasion de la 37e réunion de l’Icann à Nairobi au Kenya, a été repoussé à celle de Bruxelles, du 20 au 25 juin. Le conseil d’administration de l’autorité va afficher un rapport présentant les différentes possibilités sur son site Internet d’ici deux semaines.

La création d’adresses en .xxx a été proposée pour la première fois en 2000, et a déjà été rejetée trois fois. ICM Registry, une entreprise américaine d’enregistrement de noms de domaines à l’origine du lobbying pour le .xxx, a déjà annoncé qu’elle se déplacerait à Bruxelles avec la ferme intention d’obtenir un vote positif. L’industrie pornographique n’est pas favorable à ce nouveau type de nom de domaine. Elle craint en effet que le .xxx agisse comme un marqueur, et crée une zone rouge au sein du web. Elle estime aussi que cela autoriserait de nombreux états à forcer des sites non désirés ou illégaux à migrer vers un .xxx, et à les mettre ainsi sous surveillance.

Le plan de l’ICM prévoit également un ensemble de « meilleures pratiques » visant à protéger les enfants en ligne, et le financement d’une Fondation internationale pour la responsabilité en ligne. L’ICM s’engage à verser 10 dollars sur la cotisation annuelle prévue à 60 dollars à des groupes de protection des enfants, et à obliger les éditeurs de .xxx à étiqueter leur contenu.

Source: clubic.com