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Un Facebook pour deux Mark Zuckerberg

Le réseau social a désactivé « par erreur » le compte d’un avocat américain, homonyme du fondateur du site.

Les deux Mark Zuckerberg (Capture d'écran du site I am Mark Zuckerberg)
Les deux Mark Zuckerberg (Capture d’écran du site I am Mark Zuckerberg)

Facebook a dû présenter des excuses, jeudi 12 mai, à un avocat américain prénommé Mark Zuckerberg, le même nom que le PDG et fondateur du réseau social, dont le compte a été désactivé.

L’avocat s’est plaint à la chaîne WISH d’Indianapolis que son compte a été désactivé lundi par Facebook, comme « compte non authentique ». « Je subis une grande détresse émotionnelle à cause de toute cette affaire », dit-il, « je ne veux pas d’argent, je veux revenir sur Facebook et qu’ils me laissent tranquille ! ».

« Je suis Mark Zuckerberg »

Un porte-parole de Facebook a assuré jeudi que l’erreur avait été réparée. « Nos spécialistes examinent chaque jour des milliers de contenus qui leur sont signalés, et font parfois des erreurs. Quand cela arrive et qu’on nous le signale, nous rétablissons rapidement (le compte). Nous avons réactivé le compte de cette personne, et lui avons adressé un courriel pour nous excuser », a-t-il dit.

Ce n’est pas la première fois que l’avocat Mark Zuckerberg, spécialisé dans les saisies et autres faillites depuis 23 ans, subit les dures conséquences de son homonymie : il y a deux ans déjà, son compte Facebook avait été supprimé pendant quatre mois.

Entre-temps il a créé sa propre page web pour dissiper les malentendus, intitulée « I am Mark Zuckerberg.com » (« Je suis Mark Zuckerberg.com »). « Mon nom n’est plus le mien« , s’y plaint-il.

Pourtant l’initiale intermédiaire typique des identités américaines le distingue du patron de Facebook : le net-entrepreneur est Mark E. Zuckerberg, l’avocat Mark S. Zuckerberg.

Source: Le Nouvel Observateur avec AFP

Protect Our Children : 84 000 sites saisis par erreur !

Couac dans l’opération Protect Our Children menée par le gouvernement US afin de fermer des sites liés à la pédopornographie. Durant près de trois jours, 84 000 sites ont été fermés par erreur.

L’administration Obama fait la chasse à la contrefaçon sur Internet. Depuis l’été dernier, l’opération baptisée In Our Sites ratisse large pour fermer avec l’aval de l’autorité judiciaire des sites impliqués dans la contrefaçon de vêtements, sacs à main, montres, copie illégale de DVD, téléchargement illégal de fichiers musicaux ou encore de logiciels.

Cette opération a aussi un pendant pour lutter contre les sites impliqués dans la pédopornographie : Protect Our Children. Hier, le département américain de la sécurité intérieure a par exemple annoncé la récente saisie de dix nouveaux noms de domaine. Pas un mot par contre au sujet d’une erreur qui a vu la fermeture malencontreuse pendant près de trois jours de 84 000 sites. Ces derniers ont alors pointé vers une bannière ( voir ci-dessus ) les inculpant à tort.

Le site TorrentFreak rapporte ce couac, sans toutefois être en mesure de savoir où l’erreur a été commise. C’est le domaine mooo.com qui a été saisi et avec lui les 84 000 sous-domaines liés. Le domaine mooo.com appartient au fournisseur de DNS gratuit Free DNS. La plupart des sites impactés par cette erreur sont des sites personnels et de petites entreprises, et l’on imagine aisément qu’il a été plus que pénible pour leurs propriétaires de se voir ainsi pointés du doigt.

Une telle erreur pourrait aussi avoir des conséquences économiques graves si elle était commise avec des sites de grande envergure. De quoi donner matière à réflexion. Et dire qu’avec la Loppsi 2, il n’y a même pas l’aval du juge.

Source : GNT