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600 000 extensions en « .xxx » déjà réservées

Le nombre élevé de réservations n’est toutefois pas forcément synonyme de succès pour ce nouveau type de nom de domaine, réservé aux sites pornographiques.

Les négociations menées par les sites pornographiques pour obtenir la création de noms de domaines classés « .xxx » auront duré sept longues années, jusqu’à l’accord trouvé le 18 mars entre l’industrie du X et l’Icann, l’organisme qui gère le web mondial. Mais c’est une vraie déferlante qui s’est abattue ces derniers jours sur cette nouvelle extension.

Capture d’écran de dorcel.com

Ajouté à la racine Internet vendredi 15 avril, l’extension se terminant en « .xxx » fait déjà le buzz. Sur son compte Twitter, la société ICM Registry, qui gère le « .xxx », affirme avoir déjà reçu plus de 600.000 demandes de réservation – ce qui ne signifie pas cependant qu’autant d’adresses seront achetées.

Même si pour le moment la quasi-totalité de ces adresses n’hébergent pas de sites, l’ICM Registry pourrait se frotter les mains. La compagnie espère ainsi « retirer 200 millions de dollars par an de cette activité, en ayant fixé un prix de vente autour des 60 dollars, contre 6 euros pour un .fr » peut-on lire sur le site Ecrans.fr.

De la spéculation ?Le succès n’est pourtant pas assuré. Le chiffre de 600.000 réservations tiendrait en partie de la spéculation faite autour du « .xxx ». D’autres demandes de pré-enregistrement se sont également faites par précaution, comme l’expliquent les acteurs du porno sur le web dans un article de l’Expansion.com. Le but avoué est alors de lutter contre le « cybersquatting », et non pas de lancer un site en « .xxx ».

D’ailleurs, les sites pornographiques n’ont aucune obligation d’être hébergés sur l’extension « .xxx » et plusieurs pays, comme l’Inde, ont annoncé qu’ils bloqueraient les adresses web se terminant par « .xxx », comme l’explique LeMonde.fr

Pendant que le nombre de sites utilisant l’extension .fr dépassait ce weekend la barre des deux millions, l’industrie pornographique s’interroge encore sur l’utilité du « .xxx ». Pour tirer un premier vrai bilan, mieux vaut donc attendre quelques mois.

Source: LeMonde.fr

Les députés adoptent une nouvelle loi sur les noms de domaine

L’Assemblée nationale a adopté la nouvelle loi sur l’attribution des noms de domaine en .fr, gérée par l’AFNIC. Elle fait suite à la récente annulation de la loi de 2004 par le Conseil Constitutionnel.

Le 13 janvier, l’Assemblée nationale a adopté la nouvelle loi permettant de définir l’encadrement concernant l’attribution des noms de domaine sur Internet, tel que le prévoit l’article L.45 du Code des Postes et des Communications Electroniques (CPCE).

Ce texte, qui sera examiné par le Sénat dans quelques semaines, a été élaboré suite à l’annulation, en octobre dernier par le Conseil Constitutionnel, de la loi de 2004 régissant l’attribution des noms de domaine en .fr, gérée par l’AFNIC (Association Française pour le Nommage Internet en Coopération).

Les Sages avaient alors estimé  que cette loi encadrant l’attribution n’était pas complète et suffisante compte tenu du développement des communications en ligne.

Ainsi, le Conseil Constitutionnel avait souligné qu’elle n’offrait alors, en aucun cas, de cadre législatif satisfaisant. Le mode de fonctionnement de l’AFNIC avait été remis en question.

Cette nouvelle loi sur les noms de domaine adoptée par les députés représente « une avancée significative et nécessaire », souligne l’AFNIC, et prend en compte les principales remarques faites par le Conseil Constitutionnel.

Cette loi fait ainsi clairement mention « des droits constitutionnels que sont la liberté de communication et d’entreprendre », souligne l’AFNIC dans un communiqué. Quelques principes ont aussi été réitérés, comme la règle du « premier arrivé, premier servi », ou encore « la responsabilisation des demandeurs de noms de domaine à l’égard des droits des tiers ».

Source: ITespresso

Google vend les marques aux enchères

A partir d’aujourd’hui, il est possible d’acheter à Google des noms de marques déposées et de s’en servir comme mot-clé pour faire de la publicité. C’est celui qui paiera le plus cher qui sera affiché en haut de la page.

La décision était prise par Google depuis le 4 aoûtdernier mais elle entre en vigueur ce mardi dans l’Hexagone. Désormais, n’importe quel annonceur peut promouvoir son activité en achetant des mots-clés correspondant aux noms de marques déposées. Si, par exemple, Nike achète le mot clé «Adidas», ce sont des publicités pour Nike qui apparaîtront en tête des liens commerciaux, alors même que l’internaute aura fait une recherche avec le mot clé «Adidas».

Jusqu’alors, les marques pouvaient demander à Google d’interdire l’utilisation de leur nom par d’autres. A partir d’aujourd’hui, il va falloir payer. Google Adwords, l’interface de Google qui permet d’acheter ces fameux mots clés, est construite en partie sur un système d’enchères, c’est-à-dire que celui qui paye le plus cher verra son annonce positionnée en haut de la page des résultats de recherche.

L’Union de annonceurs a dénoncé, dans un communiqué, ce changement de politique de l’entreprise américaine qui «prive les annonceurs de moyens essentiels dans leur lutte contre la contrefaçon sur Internet, le développement des réseaux illégaux de distribution, la dévalorisation de leurs marques et les pratiques concurrentielles déloyales».

Des conséquences directes pour les marques

Les marques, surtout les plus grandes, risquent de voir leur nom acheté par des concurrents cherchant à bénéficier du trafic de visiteurs généré par une marque plus connue.

Du coup, dès aujourd’hui, les manoeuvres commencent. «Nous travaillons pour quelques grandes marques qui ont décidé d’attaquer les premières», explique David Le Glouannec, directeur associé de l’agence Ekko Média. Et attaquer, cela veut dire acheter son propre nom à un prix conséquent pour être sûr d’apparaître en premier dans les liens sponsorisés. Mais l’inverse est aussi vrai. «Nous avons anticipé ce changement de politique de Google et nous travaillons aussi à l’achat de mots clés de marques concurrentes à celle de nos clients», poursuit-il.

La possibilité d’acheter les noms d’autres marques comme mots clés pourrait aussi changer la manière de faire de la publicité sur Internet. «On va sûrement voir apparaître des annonces plus aggressives et plus spécifiques, en fonction du mot clé rattaché à ces annonces, prédit David Le Glouannec. Par exemple, si Allianz achète le mot clé «Axa», elle mettra en avant, dans son lien sponsorisé, des domaines où elle est meilleure qu’Axa…»

Pas de révolution à long-terme

Le sytème Google Adwords n’est pas uniquement fondé sur les enchères. Payer un mot clé, et le payer cher est un critère important pour être bien placé sur la page de résultat, mais ce n’est pas le seul. La pertinence est aussi de mise. Si un annonceur utilise une marque très éloignée de son activité, il est très peu probable que son lien commercial arrive en haut de la page, même s’il paye très cher. Utiliser le nom d’une autre marque n’est alors plus très rentable.

L’expérience des autres pays concerné a aussi montré que l’effervescence initiale provoquée par une telle mesure se calme rapidement. «La même réforme a été mise en place en Grande-Bretagne il y a deux ans. Pendant dix jours, une augmentation du prix des mots clés liés à des noms de marques a été observée, puis le mouvement s’est essouflé» se souvient David Le Glouannec.

Par ailleurs, la «libéralisation» des noms de domaines rendu possible par l’arrêt de la Cour Européenne de Justice du 23 mars 2010, n’autorise pas les annonceurs à faire n’importe quoi. «Les titulaires de marques pourront toujours s’opposer à ce qu’un annonceur utilise leur nom pour vendre des produits ou services identiques à ceux de ladite marque», rappelle Laurent Szuskin, avocat spécialisé en technologies de l’information. «Ce qui change, c’est que le fournisseur de mots clés ne pourra pas être poursuivi personnellement pour ces faits, sauf s’il est considéré comme ayant un rôle actif», ajoute Emmanuel Baud, avocat spécialiste en propriété intellectuel chez Jones Day.

Les entreprise vont devoir être plus vigilantes pour détecter d’éventuelles utilisations abusives de leur nom, mais «il n’y aura pas forcément plus de procès, estime Emmanuel Baud, car beaucoup de marques refusaient déjà de passer par le système de formulaire de Google et s’occupaient elles-mêmes de régler leurs litiges».

Pour Google, l’affaire n’est pas encore terminée. La décision de justice qui l’autorise à vendre des noms de marques a été renvoyée devant la Cour d’Appel de Paris. Rebondissement possible en 2011.

Source: le Figaro.fr