Toute l'actualité des noms de domaine et nouveaux gTLDs

Archives de mots clés: cm

Cameroun: progression de la cybercriminalité

(Agence Ecofin) – Dans un rapport publié en 2011, la société de sécurité informatique McAfee indique que l’extension de nom de domaine « .cm » (extension nationale du Cameroun) fait partie des cinq noms de domaine les plus « risqués » de la planète (aux côtés de .com, .cn, .ws et .info). Son taux de risque serait de 36,7%, sur environ 27 millions de noms de domaines analysés.

Un rapport, présenté en novembre 2011 par le ministre des Postes et des Télécommunications, fait état de quelques données sur la cybercriminalité au Cameroun. Ainsi, depuis 2009, celle-ci a connu une flambée. Plusieurs sites ont été piratés; c’est le cas du site officiel du Premier ministre, ainsi d’autres sites parmi lesquels ceux de la douane, du ministère des Domaines et des Affaires Foncières (2008), de l’Université de Yaoundé, des quotidiens la Nouvelle Expression (2009), et Cameroun Tribune (2011) et du Parti des démocrates camerounais (2011). Diverses activités cybercriminelles ont aussi été constatées dans les cybercafés.

Le rapport du ministre des Postes et des Télécommunications indique note également la disparition régulière de crédits de communication, la perte de sommes d’argent, la réception de SMS faisant miroiter des choses illusoires, etc. Le ministère dit être régulièrement interpellé, sur l’ampleur du phénomène de la cybercriminalité, par des opérateurs économiques, des représentations diplomatiques et des citoyens.

Source AgenceEcoFin.com

Des caractères spéciaux dans les noms de domaine en .fr

Dès le 3 mai, les éditeurs de sites internet pourront acheter des noms de domaines comprenant des accents ou des caractères spéciaux.

Le 3 février, l’Afnic, l’association en charge de la gestion des noms de domaine français a annoncé la prise en charge des caractères spéciaux dans les noms de domaine français en .fr, .re (Réunion), .tf (Terres Australes et Antarctiques Françaises), .wf (Wallis et Futuna), .pm (Saint-Pierre et Miquelon) et .yt (Mayotte).

Seront ainsi admis la plupart des accents, mais également certains caractères spéciaux comme æ, ç ou œ. Au total, trente nouveaux caractères devraient être admis dans les adresses prises en charge par l’Afnic. Jusque là, seuls les chiffres et les lettres latines non accentuées étaient pris en compte.

La procédure mise en place pour permettre aux sites internet d’accéder à une adresse avec ces caractères se fera en deux temps. Du 3 mai au 3 juillet 2012, les titulaires d’un nom de domaine pourront acheter prioritairement les différentes versions de ce nom, avec accent. Le site spécialisé domainesinfo prend ainsi l’exemple du titulaire du nom societe.fr qui sera le seul habilité à racheter société.fr. Par la suite, dès le 3 juillet 2012, l’achat de ces noms de domaine sera ouvert à tous, aucun privilège n’étant plus accordé au titulaire d’un nom de domaine équivalent. La règle qui s’appliquera sera alors celle déjà en vigueur: le nom de domaine sera vendu au premier candidat souhaitant l’acheter.

Comme le souligne le site spécialisé Numerama, sous couvert d’internationaliser internet et les adresses des sites web, jusqu’ici essentiellement anglo-saxonnes, cette mise en place pourrait causer d’importants contentieux juridiques. Afin de prévenir le cybersquatting, pratique qui consiste à acheter un nom de domaine dans le seul but de le revendre à un prix exorbitant, les éditeurs de sites internet devront «réserver toujours davantage de noms de domaine, qu’ils doivent renouveler chaque année». Ainsi, dans l’exemple du site societe.fr, le titulaire du nom de domaine ne devra pas acheter une seule adresse, mais deux, renouvelables tous les ans. Un cas qui se complique encore davantage avec l’exemple de peche.fr, qui devra être acheté sous les noms péché.fr et pêche.fr, mais également pêchê.fr ou pêché.fr. De quoi augmenter substantiellement les revenus de l’Afnic.

auteur : Geoffroy Husson
source LeFigaro.fr

Cameroun : la gestion du «point .cm» préoccupe point

Depuis quelque temps certains navigateurs et des spécialistes responsables de la sécurité sur le réseau déconseillent l’utilisation des sites du « point.cm » dédié au Cameroun.

De nombreux internautes camerounais peuvent en témoigner, ils ont eu au moins une fois la désagréable surprise en visitant nombre de sites gouvernementaux utilisant le « .cm » d’avoir l’alerte « site dangereux ». Dans le même temps, et même si du côté de l’ANTIC en charge de la gestion de ce point de souveraineté on ne le confirme pas, des sites n’ayant rien à voir avec le domaine dédié au Cameroun y ont bien une place confortable. Pour vous en convaincre et après avoir éloigné les enfants aller sur www.nafeng.cm ou encore www.cococ.cm ; www.jianzhi.cm dont les contenus se passent de commentaires. En lançant au moment de mettre sous presse la recherche sur Google pour connaître le nombre de sites ayant l’extension « point.cm » on est halluciné du résultat 786. 000 alors que l’ANTIC n’annonce que 19.592 officiellement répertoriés. Péril en la demeure ? Sans aucun doute. La situation préoccupe. Elle préoccupe d’autant plus que l’enregistrement d’un site sur un domaine de niveau élevé comme c’est le cas du « point.cm » est soumis à payement et au contrôle et est de la seule responsabilité du gestionnaire du nom du domaine.

L’autre inquiétude est l’annonce des nouvelles dispositions prises de gestion des noms de domaines par l’ICANN dès Juin 2010. Contrairement à la pratique actuelle qui veut que les noms de domaines soient exclusivement avec l’alphabet romain, l’Internet Corporation for Assigned Names and Numbers annonce l’ouverture des noms de domaine Internet aux autres langues arabes, chinois, Japonais. La réforme est présentée par le président du conseil d’administration de l’ICANN, Peter Dengate Thrush, comme « le plus grand changement technique sur Internet depuis son invention il y a 40 ans « , le PDG de l’ICANN, Rod Beckstrom ajoute même que  » Ce n’est que la première étape, mais c’est une étape extrêmement importante et un changement historique en direction de l’internationalisation de l’Internet ». Du coup la question de base est de savoir ce que va devenir la gestion du « point.cm » avec l’application de cette directive alors que la maîtrise de la gestion ne semble pas rassurante dans la situation actuelle.

 

Prudence

L’urgence d’assurer la gestion sécurisée de la ressource « .cm » est essentielle car certains spécialistes estiment que le danger est lié à la proximité du « .cm » de « .cn » dédié à l’espace géographique chinois. La demande étant très forte, il y a des appétits qui se manifestent. Le domaine «.cm» étant attrayant, c’est comme «une mine d’or» qui pourraient procurer des satisfactions éloignées des intérêts, de l’honneur et de l’image du Cameroun. Des ententes secrètes scellées quelque part sur la toile pourraient peut-être justifier les dérives observées qui ne sont peut être pas forcément le simple fait « d’innocents pirates ».

A ce stade, il est peut être temps de commander en urgence un audit technique et financier de la gestion du « .cm » ; de reprendre le contrôle total de cette ressource nationale, avec une gestion suivant les règles de l’art en adoptant une charte de nommage consensuelle, étant donné que la charte actuelle avec les doubles extensions (genre .com.cm pour les entités commerciales) ne semble pas indiquée.

Auteur : Laurent ABAH
Source Camer.be

 

Le nom de domaine camerounais une fois de plus indexé

Un récent rapport classe le nom de Domaine .cm en tête des domaines les plus à risques

Le nom de domaine camerounais est le plus dangereux
Dans sa nouvelle édition du rapport sur le web malveillant, la société éditrice de logiciel de Sécurité internet et informatique McAfee classe le nom de domaine camerounais au premier rang des domaines les plus dangereux. Depuis 2007, McAfee a analysé ses données afin de créer une Cartographie revue du Web malveillant, un portrait des domaines les plus à risques dans le monde. C’est le troisième rapport annuel qui analyse le risque relatif des domaines de niveau supérieur(TLD). Au terme de ces analyses, il apparait que le nom de domaine .cm (Cameroun) avec un risque calculé de 36,7% est le plus dangereux. Viennent ensuite le .com (Commercial) avec un risque calculé de 32,2%, le .cn (République Populaire de Chine) avec un risque calculé de 23,4%, le .ws (Samoa) avec un risque calculé de 17,8%, et enfin le .info (Information) avec un risque calculé de 15,8%. Le Cameroun fait figure de mauvais acteur dans le domaine. Cette première place du nom de domaine camerounais n’est pas une première fois. La fragilité sécuritaire du .cm avait été mise à l’épreuve une fois déjà, au moi d’Août 2006.

La situation n’est pas une première
Dans les milieux du réseau et de la gouvernance Internet, il était reproché au Cameroun de pratiquer le  » typosquatting de masse  » sur des noms de domaine non déclarés officiellement. Le Typosquatting est une pratique par laquelle les Hackers (trafiquants de l`internet), profitent des erreurs de frappe des internautes pour se loger dans des domaines qui ne sont pas les leurs. La technique repose sur la probabilité qu’un certain nombre d`utilisateurs feront un jour une faute de frappe en utilisant par mégarde une touche proche de celle correspondant à la lettre correcte, en oubliant une lettre, ou en se trompant de nom de domaine (par exemple  » .com  » à la place de  » .fr « , ou encore gookle.com à la place de google.com). En l’espèce, le nom de domaine  » .cm  » (celui du Cameroun) avait été piraté par des internautes canadiens. Il suffisait de taper une adresse du genre www.airfrance.cm, ou encore www.ibm.cm pour ce retrouver directement sur un site d’annonce publicitaires qui, curieusement, n`avaient aucun lien avec le Cameroun.

 L’inefficacité de l’ANTIC indexée
La menace définie ici par McAfee est plus inquiétante puisque les sites incriminés hébergent pour la plupart des logiciels malveillants et susceptibles d’endommager l’ordinateur de l’internaute. Sur la question, les autorités camerounaises en charge de la gestion du nom de domaine notamment l’ANTIC, sont restées silencieuses. Netcom.com, qui est le partenaire à l’échelle internationale, a réussi à déployer un réseau de près de 140 bureaux d’enregistrement dans le monde et qui vendent, parmi leurs extensions, le .cm. selon une source proche de l’agence camerounaise, lesdits bureaux répartis sur la planète collectent les demandes d’enregistrement qu’ils déposent à Netcom. Et c’est cette dernière structure qui se charge de les acheminer à l’ANTIC. On se rassure à l’avance que celui qui vient demander un nom de domaine en est le détenteur légal grâce notamment au formulaire disponible sur notre site et qui nous permet d’avoir toutes les informations sur le demandeur, nous apprend-on. Une mesure qui apparemment ne suffit pas.

Des conséquences importantes
Une telle indexation est lourde de conséquences. Le Cameroun subit un revers sur ses capacités en matière de gestion des nouvelles technologies et de la communication. Bien plus, le pays court le risque d’un manque d`attrait pour le nom de domaine  » .cm « , qui éprouve déjà des difficultés à s’imposer dans l’univers des Top Level Domain (TLD) à caractère géographique ; le risque pour les détenteurs de nom de domaine  » .cm  » de se voir indexés sur la liste noire des moteurs de recherche… Et de quelque manière que ce soit, cette pratique, par ailleurs très lucrative, est loin de profiter au Cameroun puisqu’elle déporte les internautes vers d`autres horizons, le Canada en l’occurrence. La vraie question qui se pose aujourd’hui, est celle de savoir quelle est la capacité du Cameroun (notamment à travers son gestionnaire de nom de domaine) à réagir face à pareille attaque

source JournalduCameroun.com