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Augmentation des .BIZ le 1er février 2012

Neustar, registre du .BIZ, a annoncé (1) une augmentation de 7,5% des .BIZ à compter du 1er février 2012.
Autorisée par le contrat qui lie la société à l’ICANN, cette augmentation ne fait que suivre la tendance initiée par Verisign pour les COM et NET. Neustar réalise pourtant des performances appréciables (2) et n’a pas vraiment « besoin » de cette manne supplémentaire. Interpréter cette hausse continue des tarifs des extensions génériques n’est donc pas évident, si la motivation va au-delà d’un gain de court terme empoché sans risque. Risquant de nuire à la compétitivité du TLD, cette appréciation sous-entend que les stratèges de Neustar comme de Verisign considèrent que l’élasticité-prix est faible à ce niveau de tarifs, chose confirmée par la florissante santé du .COM. Une approche connexe serait de comprendre cette démarche comme un moyen de financer les activités liées aux nouveaux TLDs en se servant des actuels comme de vaches à lait, tant que l’absence de compétition le permet.
Mais le BIZ, qui peine à trouver son marché, peut-il se permettre le calcul du COM qui domine le monde ? Rien n’est moins sûr…
Source DomainNews.com

Procédures alternatives et noms de domaine – Tendances 2010 à l’OMPI

En 2010, le nombre de procédures arbitrales traitées par l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle en matière de noms de domaine a augmenté de plus de 20% par rapport à l’année précédente (source OMPI).

Les chiffres révèlent d’autres tendances :

Les procédures alternatives soumises en 2010 portent en moyenne sur un plus faible nombre de noms qu’en 2009

Comment expliquer cette tendance ?

Les plus optimistes y verront peut-être la marque d’efforts accrus des titulaires qui multiplient les procédures pour défendre leurs marques (ce qui a été le cas pour Lego, Moncler, Banco Intesa et Christian Louboutin).

Les plus alarmistes redouteront de nouvelles manœuvres des cybersquatteurs qui enregistrent des noms de domaine sous de multiples identités afin de compliquer la tâche des titulaires de marques.

Evolution volumétrique des procédures arbitrale devant l'OMPI (2000-2010)

Les procédures soumises en 2010 confirment l’explosion du cybersquatting en Chine

Le nombre de procédures alternatives dans lesquelles le défendeur est localisé en Chine a plus que doublé (+ 106 %) par rapport à 2009. Jusque là, le taux de croissance du cybersquatting chinois se situait à une moyenne de 26% par an.

Evolution des procédures ventilées par pays de localisation du défendeur

En Europe, le cybersquatting néerlandais enregistre une forte progression

Avec une augmentation de plus de 40% du nombre de défendeurs hollandais impliqués dans des procédures en 2010, la Hollande attire l’attention de l’Europe.

La virulence du phénomène est confirmée par les statistiques portant sur l’extension « .NL ».  Le Centre d’Arbitrage et de Médiation de l’OMPI constate en effet une hausse de 43,7 % du nombre de noms en « .NL » contestés (soit 4,45% du total des procédures de l’année 2010).statistiques détaillées UDRP 2000-2010

Avec 125 noms de domaine en disputés en 2010, l’extension hollandaise reste en tête des procédures nationales gérées par l’OMPI, loin devant l’Espagne (69), la France (61) et la Colombie (59). Le phénomène s’explique manifestement par la popularité de l’extension sur le marché local.

Taux de croissance de l'extension .nlSource SIDN Annual Report 2009

Un iceberg sous la glace ?

Les statistiques de l’OMPI ne révèlent qu’une partie de l’étendue du cybersquatting. Par exemple, les statistiques liées aux extensions nationales sont largement occultées par les particularismes locaux en matière de gestion des litiges.

Rappelons que l’Allemagne et la Russie ne proposent toujours pas de règlement alternatif en matière de noms de domaine. Dans cette configuration, faute de résolution amiable, l’intervention par voie judiciaire sera un passage obligé.

Les chiffres ne révèlent pas non plus l’ampleur du cybersquatting implanté, dans les cas où les titulaires de marques ignorent son existence ou se résolvent à le supporter. Nous rappelons que ces situations sont rarement une fatalité, compte tenu de l’accessibilité et de l’efficacité des procédures alternatives (UDRP, PARL, CNDRP, DRS etc.).


Les analyses en question sont fondées sur des données qui concernent uniquement les défendeurs. Ces chiffres ne sont pas mis en corrélation systématique avec l’issue des décisions. Cependant, compte tenu du taux de procédures qui ont donné gain de cause au demandeur en 2010 ( 84,44 %), le degré de précision de notre étude reste néanmoins élevé.

Source : VOXpi

Noms de domaine «.ma»: Augmentation de +14,63% en un an

A fin Septembre 2010, le parc de noms de domaine «.ma» compte 36.669 noms de domaine, enregistrant une augmentation de +14,63% par rapport à septembre 2009. 2023 nouveaux noms de domaine ont été enregistrés pendant ce trimestre, ces nouveaux enregistrement sont effectués majoritairement directement sous le .ma.

La zone de nommage nationale comporte l’extension principale de 1er niveau «.ma » et les extensions descriptives ou sous extensions, ayant pour objectif de décrire une activité ou un titre déterminé : co.ma, .net.ma, ac.ma, org.ma, press.ma et gov.ma.

85,6% des noms de domaine « .ma », sont enregistrés directement sous l’extension « .ma ». Cette tendance peut être expliquée par deux éléments essentiels :

1. La simplicité de l’adresse web sous l’extension « .ma » directement ;
2. L’enregistrement d’un nom de domaine sous une extension descriptive n’est pas ouvert au public, mais plutôt réservé au secteur d’activité y afférent (Par exemple, l’enregistrement des noms de domaine sous l’extension descriptive « .gov.ma » est limité aux organismes gouvernementaux).

Source: TechnoMag