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Archives de mots clés: anniversaire

Le .EU fête ses 5 ans avec 3,4 millions de noms de domaine

L’EURid, l’association en charge de l’enregistrement des noms de domaine en .eu fête les 5 ans de l’extension pour laquelle elle a été mandatée par l’Europe.

Le 6 avril 2006, la nouvelle extension européenne était officiellement lancée et 1.7 M noms de domaine y étaient réservés dès le premier mois.

Avec 3.4 M au compteur à la date anniversaire, le .eu a donc doublé sa présence en 5 ans, grâce notamment à un intérêt particulier porté par les pays de l’Est comme la Lithuanie, l’Estonie, la Pologne, la République Tchèque ou la Slovaquie.

La France fait néanmoins partie des pays qui ont le plus adopté l’extension européenne. L’EURid a célébré cette anniversaire hier au parlement de Strasbourg.

Source: FrenchWeb.fr

F150: Ferrari piégée par deux squatteurs internet de 25 ans !

Deux jeunes et très allumés internautes hollandais ont pensé très vite jeudi matin; plus vite que Ferrari, semble-t-il. Victor Eekhof et Steven van de Staak ont lu sur internet que Ferrari, à la suite d’une poursuite en cour de Ford, changeait en catastrophe le nom de leur formule 1 de «F150» à «Ferrari 150th Italia». Ils ont vérifié si le nom de domaine www.ferrarif150thitalia.com était disponible.

Il l’était. Alors ils l’ont acheté et se retrouvent aujourd’hui propriétaires d’un nom qui devrait logiquement avoir beaucoup de valeur pour Ferrari. Juste pour couvrir tous les angles, les deux jeunes internautes de 25 ans ont aussi acheté le nom de domaine www.ferrarif150th.com. «On a payé 50 euros (67 $) pour les deux noms de domaine», a indiqué à La Presse Victor Eekhof, joint par téléphone à Amsterdam.

Hier toute la journée et au moment de mettre ce texte en ligne, si vous tapiez une de ces deux adresses sur internet, vous tombiez sur un site avec un message destiné à Ferrari: «Cher Ferrari. Nous sommes vos plus grands fans, et nous voudrions vous rendre ce site web. Je suis sûr qu’on peut s’entendre… Contactez-nous. Avec amour, Steven et Victor». Un lien mène ensuite au site www.ferrarif150.com, que Ferrari devrait changer si la compagnie veut éviter les ennuis avec Ford.

Ce matin (jeudi), Ferrari a précipitamment changé le nom de son bolide F1 2011, en réaction à une poursuite en dommages et intérêts déposée par Ford mercredi en fin d’après-midi à Detroit. Ford s’objecte à ce que Ferrari nomme son auto de course F150, parce que F-150 est une marque déposée par Ford partout au monde depuis 1995, et que le F-150 est un pick-up connu internationalement qui a généré des revenus bruts de 180 milliards de dollars depuis 1997, indique la poursuite.

La poursuite déposée par Ford dresse une liste longue comme le bras des dommages allégués, mais le site internet www.ferrarif150.com est nommé spécifiquement une demi-douzaine de fois. Au sujet de ce site, Ford accuse Ferrari de piratage internet et réclame des dommages à parfaire de 100 000 $ uniquement en vertu d’une Loi américaine qui interdit le «cybersquattage». Ford demande même au juge que le site internet lui soit remis. Ferrari a donc déclaré qu’elle allait faire disparaître le nom « Ferrari F150 » et nommer désormais la voiture «Ferrari F150th Italia» dans «toutes les facettes de ses activités», mais son site internet demeure à l’adresse internet www.FerrariF150.com… peut-être parce que le nom de domaine www.ferrarif150thitalia.com a été acheté hier matin par les deux Hollandais, avant que Ferrari ne pense à le faire.

Ils veulent des billets pour un Grand Prix

Grâce à l’outil de recherche http://domains.whois.com/, La Presse a retracé le propriétaire du site www.ferrarif150thitalia.com, qui est au nom de Victor Eekhof. Et on l’a appelé au téléphone à Amsterdam. Quand il a répondu, il a pensé que c’était Ferrari qui appelait. Une fois ce malentendu clarifié, on lui a demandé combien lui et son ami espéraient obtenir de Ferrari pour les deux sites internet.

«On ne sait pas vraiment ce qu’on veut en échange du nom, a dit Victor Eekhof , on n’a pas vraiment eu le temps d’y penser. Je pense que c’est à Ferrari de nous faire une offre. Mais on voudrait une entente pour qu’on assiste à une course, peut-être quelques unes. Steven et moi, on est des fans énormes de F1 et de Ferrari.»

Quoi? Vous voulez juste des billets?, lui a-t-on demandé. Vous voulez assister à la course juste comme fans, ou dans le cadre d’une entente commerciale avec Ferrari?

«Euuh, oui, bon, c’est sûr qu’à bien y penser, j’ai aussi une compagnie qui organise des partys à Amsterdam. Je pourrais aussi organiser un party pour Ferrari!», a-t-il dit, montrant encore une fois un beau sens de l’improvisation.

Il dit que c’est la première fois qu’ils font ça et que l’idée est celle de son copain Steven. «On passe beaucoup de temps sur internet. Je travaille pour une banque comme webmestre, Steve fait la même chose pour une compagnie d’assurances.»

«Je suppose que Ferrari dort»

Hier au moment de mettre ce texte en ligne, Victor et Steven n’avaient pas encore eu de nouvelles de Ferrari. «Non, rien encore», a écrit Victor par courriel. «Je suppose qu’ils dorment. Ça ne serait pas la première fois, haha.»

Durant les premières années de l’internet, enregistrer un nom de domaine susceptible d’être repris par une compagnie était une pratique courante. À l’époque, bien des gens ont acheté des noms de domaines contenant des noms de grandes compagnies et les ont vendus à leur utilisateur naturel pour de fortes sommes. Mais jamais, à notre connaissance, en échange de deux paires de billets pour un Grand Prix de F1 dans la loge Ferrari.

De nos jours, les départements juridiques des grandes compagnies s’assurent généralement d’acheter les noms de domaines correspondant aux noms de marques qu’ils envisagent de lancer.

Aux États-Unis, cette pratique est maintenant interdite par l’Anticybersquatting Consumer Protection Act de 1999. Au Canada, l’Autorité canadienne pour les enregistrements internet réglemente les noms de domaine depuis 2000. Plusieurs pays considèrent comme de l’extorsion l’acquisition d’un nom de domaine dans le but de le vendre à son utilisateur naturel.

On ne sait pas quelle est la loi aux Pays-Bas, mais Victor et Steven devraient le savoir bientôt.

Source: CyberPresse.ca

Wikipédia a 10 ans !!!

10 ans déjà… 10 ans sur le Net, c’est une éternité !

Le 15 janvier 2001 Jimmy Wales et Larry Sanger créaient Wikipedia.

Il était une fois…
Oui c’est vrai ça … Comment ça a commencé Wikipédia ?

Au commencement était Bomis, société créé en 1996 par Jimmy Wales et Tim Shell.

Bomis vendait de la publicité sur son portail de recherche bomis.com, mais aussi des images glamours, érotiques et… disons que ce n’était pas du Walt Disney !

photo… sympa… de Silvia Saint avec un t-shirt Bomis.com, © Bomis.com

« Bomis premium », jusqu’en 2005, proposait régulièrement des mises à jour et de nouveaux modèles. Bomis a également hébergé le site « The Babe Engine ».

Le 9 mars 2000, Jimmy Wales crée Nupedia, une encyclopédie libre.

Nupedia logo by milodesign.com

Pour cela, Jimmy Wales engage Larry Sanger comme éditeur en chef. Bomis fournissait l’infrastructure technique, l’espace disque, le nom de domaine et la bande passante.

Nupedia visait la qualité, tout comme les encyclopédies professionnelles à ce moment sur le marché. Chaque article devait être contrôlé par un comité scientifique avant d’être intégré à Nupedia.

Si ce processus est gage d’une qualité et fiabilité certaine, il est aussi très lourd et lent. Peu de contributeurs « hautement qualifiés » se sont pliés à ces contraites.

En janvier 2001, sous l’impulsion de la Free Software Foundation de Richard Stallman, le contenu de Nupedia passe sous la Licence de documentation libre GNU.

logo © Nupedia

Mais Nupedia ne progresse pas ! Le nombre d’articles est vraiment très réduit.

Wales et Sanger cherchent un moyen de dynamiser Nupedia en la complétant par un projet plus ouvert.

Le principe du « Wiki » est présenté à Jimmy Wales par un salarié de Bomis.

Wiki, qui veut dire « rapide » en hawaïen, avait été inventé en 1994 par Ward Cunningham. Il permet de créer des sites Web avec des pages reliées par des hyperliens, modifiables en ligne par les utilisateurs.

Le 2 janvier 2001, un développeur présente à Larry Sanger l’idée d’un Wiki, tel que le « Wikiwikiweb » de Ward Cunningham.

Larry Sanger propose alors de créer un Wiki, présenté comme une idée simple et facile à mettre en œuvre pour donner plus de capacité à Nupedia.

Le nouveau site est mis en ligne le 10 janvier 2001.

Bomis fournit toujours l’infrastructure technique et l’accès Internet.

1er logo venant de Nupedia, utilisé par Wikipedia jusque fin 2001
© Wikimedia Foundation

Les contributeurs et relecteurs de Nupedia sont très réticents à l’idée d’associer Nupedia à un Wiki.

Larry Sander suggère alors de donner un nouveau nom au projet wiki.

InterNIC.net indique que le domaine a été réservé le 12 janvier 2001.

Ce nouveau nom de domaine, « wikipedia.com », est actif le 15 janvier 2001 et marque la création officielle de Wikipedia !

Wikipedia est donc au départ un complément à Nupedia, une sorte de sas d’entrée dans le quel des contributeurs écriraient des articles qui pourraient éventuellement être relus, corrigés et certifiés pour passer ensuite sur Nupedia.

Wikipedia est mis en valeur plusieurs fois par des articles sur Slashdot. Il fait la couverture du New York Time le 20 septembre 2001.

Le nombre d’articles croit rapidement :

  • 1000 le 12 février 2001
  • 10.000 le 7 septembre
  • 20.000 fin 2001
  • 40.000 articles le 30 août 2002

2ème logo utilisé par Wikipedia de fin 2001 jusqu’en 2003
© Wikimedia Foundation

Dés le début, Wikipedia s’internationalise :

  • deutsche.wikipedia.com est créé le 16 janvier 2001.
  • La version catalane est créée quelques minutes après ! Pendant 2 mois, cette version catalane est la seule à avoir des articles en ligne, en dehors de la version anglaise.
  • le 23 mars 2001, Wikipedia en français fait son apparition
  • en mai, c’est l’explosion des langues : chinois, néerlandais, espéranto, hébreu, italien, japonais, portugais, russe, espagnol et suédois, suivis l’arabe et le hongrois
  • en septembre 2001 : en afrikaans, norvégien, et serbe

Nupedia, de son côté, a essayé de devenir multilingue en ajoutant le français et l’allemand, mais je pense qu’aucun article n’a officiellement été publié en dehors de l’anglais.

Les choses ne s’arrangent pas pour Nupedia, tout à fait dépassé par le succès de Wikipedia.

En février 2002, Bomis met fin à la rétribution de Larry Sanger pour son travail d’éditeur en chef. Sanger quitte alors les projets Nupedia et Wikipedia pour une raison très simple : il doit se trouver un autre travail et ne peut mener de front cette recherche et sa participation à ces deux projets.

Ensuite, Nupedia décline, ou plutôt ne progresse pratiquement pas alors que le nombre d’articles sur Wikipedia monte en flèche.

Nupedia publie seulement 2 articles après 2001.

Le 26 septembre 2003, Nupedia cesse ses activités, avec seulement 24 articles publiés et 74 articles en cours de rédaction.

Le contenu de Nupedia a été intégré à Wikipedia.

Wikipedia a continué à se développer.

Wikipedia, c’est actuellement :

  • 17 millions d’articles
  • 270 langues
  • 400 millions de visiteurs mondiaux chaque mois

Evidemment, il y a du pour et du contre.

Le pour :

  • Le nombre d’articles et les sujets variés, couvrent pratiquement tous les domaines
  • Wikipedia est devenu une référence, maintenant acceptée même pour des travaux scolaires (à condition de citer ses sources… sinon c’est du plagia)
  • la participation est simple, ouverte à tous : pas besoin d’être un expert pour corriger, par exemple, la grammaire, l’orthographe ou la mise en page d’un article, ou ajouter un lien
  • les articles sont en général très complets, solides, bien documentés avec l’indication des sources.
  • la grosse majorité des vandalismes (destructions, altérations volontaires) est détectée et corrigée en quelques minutes
  • la relecture par de très nombreuses personnes, expertes ou pas, donne un très bon niveau à la majorité des articles
  • les articles sont TRÈS dynamiques !
    • lors d’un évènement important tel que la mort d’un homme politique, la page correspondante est mise à jour en quelques minutes seulement.
    • des nouvelles pages peuvent être créés immédiatement, comme la page sur « La révolution de jasmin » sur les évènements actuels en Tunisie, page créé le 6 janvier et mise à jour pour le moment plusieurs fois par heure. Une encyclopédie « classique » mettrait des mois à adapter ses articles.

Le contre :

  • le vandalisme, même s’il est souvent détecté très rapidement, est quand même gênant
  • des articles assez « sensibles » doivent parfois être mis en mode « accès restreint », càd modifiable uniquement par des rédacteurs connus (et pas anonymes) ou même uniquement par des administrateurs (ex : l’article sur Pinochet au moment de sa mort a été fortement vandalisé)
  • dans de rares cas, un article peut ne pas être conforme à la réalité : ce que la majorité des gens croient n’est pas toujours exact. Parfois cette opinion générale, fausse, s’impose malheureusement.
  • tentative de certains d’introduire des liens publicitaires dans les références
  • parfois des conflits d’édition sur certaines pages, entre plusieurs rédacteurs, chacun refusant d’accepter le point de vue d’un autre et n’admettant pas qu’on touche à son texte

logo Wikipedia actuel
© Wikimedia Foundation

Le vandalisme est un problème sérieux.

Cela peut être :

  • destruction d’articles, suppression de paragraphes, de pages
  • ajout d’injures
  • déclarations racistes
  • manipulation de contenu à but politique, commercial, etc
  • « amélioration » d’une page personnelle par une personne connue, une entreprise…

La page d’accueil de Wikipedia a du être protégée, car cible trop fréquente de vandalisme.

Le vandalisme « stupide », du genre « effacement d’un paragraphe », injures, etc, est rapidement détecté.

Par contre, les modifications subtiles de certaines personnes ou groupes le sont moins facilement car c’est moins visible !

Certaines personnes peuvent essayer de modifier les pages Wikipedia qui les concernent, ou qui concernent leur entreprise, leur parti politique, etc, en « améliorant la vérité »… ou en supprimant des choses dérangeantes.

Le FBI a ainsi fait disparaître des photos de Guantanamo de la page de Wikipedia.

Un des exemples les plus connus sur Wikipedia… concerne Wikipedia lui-même !

En effet, il y a une petite incertitude sur « Qui a créé Wikipedia ?« .

Jimmy Wales ou Larry Sanger ?

  • Jimmy Wales ?
  • photo 2008 cc-by-sa 3.0 Manuel Archain, © Jimmy Wales

    • Sanger concède que c’est Wales qui a conçu cette encyclopédie participative
  • Larry Sanger ?

photo cc-by-sa 2.5 © Larry Sander

    • il soutient que c’est lui qui a amené le concept à Wales
    • Larry a fait un gros travail de rédaction de règles et pour la construction de la communauté. Il a été payé par Bomis pour cela jusqu’en 2002
    • Larry dit que c’est lui qui est venu avec le nom « wikipedia »

L’argument final de Jimmy Wales pour affirmer qu’il est LE fondateur de Wikipedia est en définitif : « Sanger travaillait pour moi. Je l’ai engagé. J’étais LE big boss, l’autorité ultime… »

On devrait malgré tout considérer Wales et Sanger comme co-fondateurs de Wikipedia.

Mais… fin 2005, Jimmy Wales édite sa propre page sur Wikipedia en anglais, et supprime la référence au fait que Larry Sanger est co-fondateur de Wikipedia !

Wales a également « amélioré » la page concernant son entreprise Bomis, en retirant la mention   »adult entertainement industry ». Il est clair que l’image de Bomis semble plus positive si on ne parle pas de pornographie…

Les modifications de Wales ont été rapidement détectées par la communauté Wikipédia, et celui-ci a du officiellement s’excusé d’avoir modifié sa propre biographie.

Autre problème que, personnellement, je trouve très préoccupant : la main mise de marques, industries, sur leur page Wikipedia !

L’exemple le plus flagrant est celui de Nespresso.

photo cc-by Joe Shlabotnik

Dans son article du 1er décembre 2009, Numerama dénonce les manipulations de Nespresso, signalées par Thierry Klein sur son blog, qui progressivement font disparaître les critiques négatives, remplacées par des commentaires très élogieux pour Nespresso ! En particulier, les remarques sur le prix, exorbitant, au kilo du café contenu dans les capsules sont systématiquement supprimées.

Il est difficile pour la communauté de contrecarrer ce genre d’action publicitaire, une firme comme Nestlé ayant toutes les ressources pour payer des gens pour « corriger » immédiatement la page quand le contenu n’est plus favorable à leur produit. De l’autre côté, les contributeurs, volontaires et non payés, se lassent assez vite de corriger et remettre leurs commentaires en ligne à chaque « amélioration » de Nespresso…

Pour en savoir plus sur les critiques envers Wikipedia, la page Wikipedia sur ce sujet.

Que devient Larry Sander ?

Larry a créé le 16 septembre 2006 Citizendium.

Citizendium est un projet d’encyclopédie participative, tout comme Wikipedia, mais les auteurs doivent être enregistrés sous leur nom, et des experts guident le public dans la rédaction des articles. Les articles sont vérifiés dans le but d’avoir le moins d’erreurs possible. De ce fait, le nombre d’articles sur Citizendium progresse plus lentement que sur Wikipedia. Citizendium peut reprendre du contenu de Wikipedia, à condition de l’améliorer et que ce contenu soit vérifié.

A ma connaissance, Citizendium n’est actuellement disponible qu’en anglais.

Larry Sander a également créé une encyclopédie vérifiée par des scientifiques : The Digital Universe

Et les autres encyclopédies ?

Disons que la situation n’est, en général, pas brillante pour ces encyclopédies basées sur un modèle fermé ou payant.

  • Encyclopædia Universalis est accessible sur le Net mais ne donne gratuitement qu’un très court résumé des articles. L’accès aux articles complets demande un abonnement payant. L’édition papier ne se vend plus qu’à quelques milliers d’exemplaires… mais à 3000 € pièces ! Après 40 ans de partenariat, le Club Français du Livre a cédé ses parts à Encyclopædia Britannica Inc.
  • Encyclopædia Britannica est toujours publié sur papier, mais aussi sur DVD. Les résumés d’articles sont disponibles sur le Net, les articles complets sur abonnement payant. Ses articles, de très grande qualité, sont écrits par 100 éditeurs à plein-temps et plus de 4.000 contributeurs experts
  • Microsoft a été obligé de fermer son encyclopédie Encarta fin 2009. Au moment de sa fermeture, Encarta disposait de 40.000 articles et 25.000 média, mais ne représentait plus que 1,27 % des visites en ligne

Et Larousse ?

Le Grand Larousse encyclopédique en 10 volumes a été édité entre 1960 et 64, avec des suppléments parus en 68 et 75. Depuis le 13 mai 2008, il est accessible sur le Net. Le contenu rédigé par Larousse est clairement séparé des contributions que peuvent apporter les internautes.

logo © Larousse

C’est donc en partie une encyclopédie participative, mais l’auteur d’un article en reste le propriétaire. Lui seul peut le modifier ou le supprimer et il est interdit de le recopier sans l’accord de l’auteur.

J’ai parcouru l’Encyclopédie Larousse. Franchement, je n’accroche pas !

L’interface, très lourde à l’origine (flash) s’est heureusement améliorée. Si l’accès Net est gratuit, on doit subir plusieurs encarts publicitaires.

De plus, je trouve que les articles sont loin derrière ceux de Wikipedia. Il suffit de comparer quelques articles sur Larousse.fr et fr.wikipedia.org :

  • Belfort sur Larousse.fr
  • Belfort sur Wikipedia
  • Namur sur Larousse.fr
  • Namur sur Wikipedia
  • kangourou sur Larousse.fr
  • kangourou sur Wikipedia

Je n’ai pas de statistique d’utilisation du site Larousse.fr, mais, vous l’aurez compris, je doute que beaucoup de personnes consultent régulièrement cette encyclopédie en ligne.

Et Google ?

Google, champion des moteurs de recherche, ne pouvait rester en dehors de ce marché.

Google créa Knol le 23 juillet 2008.

Knol, comme le décrit Wikipedia, est une plateforme d’échange d’information.

Knol n’est pas uniquement anglophone. En fait, des articles dans toutes les langues se mélangent.

Le principe de Knol est de mettre en avant l’auteur. Chaque article est signé par un auteur et lui seul peut le modifier. L’auteur peut décider d’inclure de la publicité Adsense sur la page de son article. Il percevra une part importante des revenus publicitaires.

Le résultat est que, au contraire d’une encyclopédie, vous trouverez de multiples articles sur un sujet précis. Chaque article, d’un auteur unique, reprend son point de vue sur le sujet, plus ou moins précis et informé, partial ou impartial, article de grande qualité ou complètement … nul…

Si vous n’êtes pas d’accord avec l’article d’un contributeur, rien ne vous empêche d’écrire votre propre article démolissant la thèse du premier article.

Seul l’auteur peut décider de modifier un article. Même corriger une erreur d’orthographe ou de grammaire est impossible sans l’accord de l’auteur. Vous pouvez modifier un article, mais l’auteur devra approuver vos corrections.

Vous pouvez commenter un article, comme sur un blog, et voter pour les articles qui vous plaisent. Google tiendra compte de vos votes et du nombre de consultation des articles lors des recherches dans Knol, exactement comme dans le moteur de recherche.

Le fait qu’un article soit mis en avant dans Knol n’a donc pas grand chose à voir avec sa qualité…

Voici l’article que j’avais écrit sur Knol en novembre 2008.

Le summum était un article sur le Champ magnétique terrestre, article proche du délire religieux…

Finalement, il faut considérer Knol comme une recherche Google, ce qu’il est en réalité, et pas comme une encyclopédie en ligne.

Il y a de tout, de tout niveau, très bon ou très mauvais. C’est à vous à faire le tri, à prendre ce qui vous intéresse et vous semble plausible.

Par exemple, le 1er article lors d’une recherche knol sur « drupal » est Drupal 6 – 11. Content Construction Kit (CCK). Cet article en anglais est d’une grande qualité. C’est loin d’être le cas pour tous les articles sur Knol !

Personnellement, je ne vais jamais directement sur Knol. Quand j’y vais, c’est qu’une recherche Google a mis en évidence un article de Knol, ce qui est vraiment rare !

En conclusion

Wikipedia truste les recherches encyclopédiques. Il est loin devant ses concurrents en nombre d’articles ou en qualité. Il est également disponible dans de nombreuses langues, même si beaucoup ont un nombre d’articles plus réduit. Et, important, il est gratuit et permet une participation facile.

Malgré les critiques, l’avenir de Wikipedia semble donc assuré, même si, sur le Net, rien n’est prévisible à 4 ou 5 ans de distance.

Pour info, Nupedia ne fut pas le premier projet d’encyclopédie libre accessible sur Internet : Interpedia a été proposée en octobre 1993 par Rick Gates.

Interpedia n’a jamais dépassé le stade du projet : beaucoup de discussion sur le groupe usenet « comp.infosystems.interpedia » sur les méthodes de relecture, de publication, sur le format des articles (html ou pas)… pour finalement tomber à l’eau.

Autre remarque, malgré le terme « wiki », WikiLeaks n’a absolument rien à voir avec Wikipedia ou Wikimedia.

Sources :

  • Wikipedia : Dix ans pour l’encyclopédie
  • Wikipedia : retour sur dix ans de savoir collaboratif
  • de très nombreux articles de Wikipedia francophone et anglophone
  • des articles de Knol
  • des articles de Larousse.fr
  • article original du NewYork Time du 20 septembre 2001

Source: WebActus

Joyeux anniversaire .tel et bon renouvellement !

Il y a un an jour pour jour, Telnic lançait les domaines .tel en “General Availability” (disponibilité générale).

La première période de renouvellement annuelle s’ouvre donc aujourd’hui et nul doute qu’une certaine fébrilité règne chez le registre britannique en ce moment.

Le taux de renouvellement des domaines .tel sera en effet un indicateur important de la santé de l’extension et de son potentiel de succès à terme.
Pour l’instant en tout cas, avec près de 300.000 domaines .tel enregistrés en 12 mois, le démarrage est tout à fait satisfaisant !

Il est effet classique de constater un tassement des enregistrements lors de la première période de renouvellement d’un nouveau nom de domaine (l’extension .mobi avait ainsi perdu près de 10% de ses domaines à cette occasion).
Beaucoup d’enregistrements très spéculatifs, voire hasardeux, sont généralement effectués avec un enthousiasme débridé lors du lancement d’une nouvelle extension et ne sont pas renouvelés 12 mois plus tard, lorsque la raison et la sérénité reprennent leurs droits.

Pour autant, il est à mon sens très prématuré de tirer des conclusions définitives sur le succès (ou l’insuccès) de l’extension .tel.
Son caractère innovant, ses particularismes uniques, en font en effet un cas à part dans l’histoire des noms de domaines et il me semble qu’une période de 3 ans au moins sera nécessaire pour avoir le recul indispensable à une analyse pertinente et donc à des prises de décision définitives.

D’autre part, Telnic a fait preuve d’une grande capacité d’écoute de sa communauté et a récemment ajouté (ou ajoutera très prochainement) des fonctionnalités majeures aux domaines .tel :

– possibilité de personnalisation (logo, couleurs de l’arrière-plan, etc.)
– insertion de liens sponsorisés Google AdSense
– lancement de TelPages, l’annuaire universel des domaines .tel
– …
qui créent une valeur ajoutée supplémentaire significative à l’extension.

Source: ToutPointTel.fr