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L’Élysée cerné par les cybersquatteurs

C’est bien la peine de faire des annonces avant d’avoir vérifié si les noms de domaine sont bien disponibles. En plein lancement de la Fondation Carla Bruni, les communicants l’Élysée auraient-ils oublié les bases du métier de l’Internet ?

Depuis l’annonce il y a quelques jours du lancement officiel du site, les squatteurs du Net sont partis à l’assaut des bases d’enregistrement. Et un enfant de huit ans peut y naviguer sans difficulté. Pour quelques euros, il est facile d’acquérir une adresse internet (pour un an ou plus).

Si les noms de domaines carlabrunisarkozy.org, et .com sont dans l’escarcelle de la Fondation, autour, c’est le cybersquatting à visages multiples. Un certain Gad Abitbol a réservé le lundi 5 octobre la chouette adresse carlasarkozy.com. Veut-il lui aussi se faire inviter à l’Elysée, comme ce directeur artistique de profession qui a craqué pour carlabrunisarkozy.net?

Le cybersquatting ne date pas d’hier. Un jeune Marseillais qui a du flair a préféré jeter son dévolu sur carlasarkozy.net dès février… 2008 ! Il ne désespère pas qu’on lui offre un aller-retour en TGV?

Par contre, inviter le Coréen du Sud qui squatte déjà depuis 2004 l’adresse nicolassarkozy.com, cela ferait un peu cher le voyage (faut dire que le double « s » au milieu, ce n’est pas très classe). Soulignons également la grande capacité d’anticipation de ce particulier du Puy-en-Velay qui a lui aussi, dès 2004, mis la main sur… sarkozy2012.com !

Voici l’enregistrement :

Mais notre coup de cœur va à une artiste tatoueur de la Seine-et-Marne, Corinne Dubosque de tatouage.com qui a réservé une série de noms de domaine, dont le carlasarkozy.org (on vous laisse le soin de trouver les autres). « Si l’Élysée n’est pas capable de s’y prendre longtemps à l’avance, ce n’est pas mon problème », nous a-telle déclaré, la langue manifestement bien pendue.

Hélas, nous sommes obligés de clore la « squat-liste », tant elle serait encore longue. On y rencontre même des « typosquatteurs », un terme qui qualifie les internautes déposant un nom de domaine avec une orthographe proche du nom officiel. Cette technique permet de rabattre pour pas cher les internautes distraits. La justice a tendance à condamner ce genre de pratique. Mais après tout, les publicitaires qui choisissent des mots-clés pour faire leur campagne sur Google n’achètent-ils pas eux aussi des noms mal orthographiés ?

En tout cas, si nos cyber et typo-squatteurs demandent à être tous reçus au Château par la première Dame, il va bientôt falloir prévoir une grande salle de réception.

PS : En résumé, le site officiel est bien carlabrunisarkozy.org

source LePost.fr