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l’ICANN libère les noms de domaine : vers la fin du règne des .com ?

Cette nouvelle va potentiellement changer l’internet tel que nous le connaissons. En effet, l’ICANN a annoncé la possibilité de créer un nombre illimité de terminaisons de noms de domaine. Dans le communiqué l’organisation évoque le début d’un nouveau boom de l’internet. A quand « http://www.presse.citron » ?

icannlogo lICANN libère les noms de domaine : vers la fin du règne des .com ?

Un nouveau monde de domaines

C’est sans doute la nouveauté la plus importante dans la régulation des noms de domaine depuis l’instauration du « .com ». Le conseil de l’ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers), l’institution à but non-lucratif qui s’occupe de l’attribution et de la régulation des noms de domaines a approuvé la création de nouveaux « top-level domaines » (l’equivalent de .com, .net ou .fr) de manière ouverte pavant ainsi la voie à tout un nouveau monde d’URL potentielles. Théoriquement dès l’année prochaine des domaines comme presse.citron, images.google ou jean.baptiste pourraient voir le jour !

« l’ICANN a ouvert le système d’adressage de l’Internet aux possibilités illimités de l’imagination humaine. Personne ne peut prédire aujourd’hui où cette décision historique nous mènera. » a déclaré Rod Beckstrom le président de l’ICANN.

Et maintenant les mauvaises nouvelles

Jusque là vous devez vous dire : « mais c’est génial ! » et vous avez raison seulement voila, tout n’est pas si simple et trois grands problèmes s’opposent à création de votre « http://famille.tartenpion » :

  • Seules les « organisations publiques ou privées établies » auront une chance de créer leur nom de domaine personnalisé
  • Les organisations devront apporter la preuve de leur droit à utiliser les mots de l’adresse
  • Le coût sera de 185.000 dollars à la création plus 25.000 dollars de gestion annuels…

Oui le dernier point est particulièrement refroidissant, néanmoins si vous êtes à la tête d’une organisation reconnue et que vous en avez les moyens les dossiers de demande seront disponibles de janvier à avril 2012 sur le site de l’ICANN pour la première vague de domaines. On sait déjà que la ville de Paris sera candidate pour le « .paris ».

Wait and see

Si pour l’instant les conditions citées précédemment empêchent le commun des mortels de se créer son nom de domaine « top-level » personnel, une fois les premières vagues de création pour les grandes entreprises et la démocratisation de ces nouvelles adresses, on peut imaginer une baisse graduelle des tarifs et une véritable ouverture au public d’ici quelques années. Les immortels .com ont encore probablement de beaux jours devant eux mais ils risquent tout de même de prendre un petit coup de vieux l’année prochaine.

Source: PresseCitron

Internet: Le nom de domaine personnalisé va coûter cher

WEB – L’Icann a validé la réforme des extensions de noms de domaine. Les entreprises et les organisations pourront par exemple troquer le .com ou .fr pour un .apple ou .paris, pour 130.000 euros….

Si nous étions des machines, il suffirait de retenir l’adresse IP d’un site pour y accéder (comme 195.122.2.38). Pour simplifier les choses, un système d’annuaire a été mis en place, associant une adresse IP à un identifiant en lettres, comme paris.fr. Après de longs débats, l’Icann, l’organisme qui gère les noms de domaine de plus haut niveau, a finalement adopté, lundi, une réforme présentée comme la plus importante de ces quarante dernières années pour l’adressage sur Internet.

>> Le questions/réponses de l’Icann ici

De 22 extensions à une infinité

Il existe aujourd’hui 22 extensions de noms de domaine de «top niveau» comme .com, .net ou .org. S’y ajoutent plus de 250 extensions locales (.fr .de etc.). Avec la réforme adoptée, «la seule limite est l’imagination», explique l’Icann. Tous les caractères seront autorités (y compris arabes et asiatiques).

Pas pour les particuliers

Peuvent déposer candidatures «les entreprises et les organisations, privées et publiques». Selon un sondage australien, 50% des demandes anticipées sont pour des marques, comme .canon. New York et Paris devraient demander un .nyc et .paris. Déposer sa candidature nécessite de remplir 200 pages de paperasse et coûtera la bagatelle de 185.000 dollars (130.000 euros), auxquels s’ajouteront des dizaines de milliers de dollars de frais de gestion annuels. L’Icann s’attend à recevoir de 300 à 1.000 demandes lors de la première vague, du 12 janvier au 12 avril 2012.

Les points positifs…

Certains experts y voient une opportunité pour améliorer la sécurité sur Internet, notamment en luttant contre le phishing. Si une banque dépose par exemple .bnp ou .socgen, un client pourrait identifier d’un coup d’œil un site officiel, sans risquer de tomber dans le panneau d’une escroquerie. Pour les marques, comme Apple ou Google, disposer de sa propre extension est également tentant pour asseoir un peu plus l’image de l’entreprise via un «branding» (de «brand», «marque») ultime.

et les points négatifs

«Honte à l’Internet», s’emporte Lauren Weinstein, qui prend régulièrement sa plume pour défendre la liberté d’expression et combattre la censure sur le Net. Beaucoup de militants d’un Internet libre et ouvert dénoncent cette «privatisation» du Web, estimant que l’internaute n’a rien à y gagner. L’Icann, une organisation à but non lucratif, jure que son but n’est pas de s’enrichir et que les sommes amassées seront directement injectées dans son fonctionnement. Une autre grande question reste celle du cybersquattage. L’Icann a prévu une procédure pour lutter contre le phénomène: une fois la première vague de candidatures déposées, le groupe publiera les requêtes, et n’importe qui pourra déposer un recours pour bloquer une attribution. Si la question devrait être vite réglée pour des marques, uniques, quel arbitrage sera rendu pour des noms plus génériques comme .money ou .voyage? La ruée vers l’or 2.0 peut commencer.

Source: 20mn.fr

Procédures alternatives et noms de domaine – Tendances 2010 à l’OMPI

En 2010, le nombre de procédures arbitrales traitées par l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle en matière de noms de domaine a augmenté de plus de 20% par rapport à l’année précédente (source OMPI).

Les chiffres révèlent d’autres tendances :

Les procédures alternatives soumises en 2010 portent en moyenne sur un plus faible nombre de noms qu’en 2009

Comment expliquer cette tendance ?

Les plus optimistes y verront peut-être la marque d’efforts accrus des titulaires qui multiplient les procédures pour défendre leurs marques (ce qui a été le cas pour Lego, Moncler, Banco Intesa et Christian Louboutin).

Les plus alarmistes redouteront de nouvelles manœuvres des cybersquatteurs qui enregistrent des noms de domaine sous de multiples identités afin de compliquer la tâche des titulaires de marques.

Evolution volumétrique des procédures arbitrale devant l'OMPI (2000-2010)

Les procédures soumises en 2010 confirment l’explosion du cybersquatting en Chine

Le nombre de procédures alternatives dans lesquelles le défendeur est localisé en Chine a plus que doublé (+ 106 %) par rapport à 2009. Jusque là, le taux de croissance du cybersquatting chinois se situait à une moyenne de 26% par an.

Evolution des procédures ventilées par pays de localisation du défendeur

En Europe, le cybersquatting néerlandais enregistre une forte progression

Avec une augmentation de plus de 40% du nombre de défendeurs hollandais impliqués dans des procédures en 2010, la Hollande attire l’attention de l’Europe.

La virulence du phénomène est confirmée par les statistiques portant sur l’extension « .NL ».  Le Centre d’Arbitrage et de Médiation de l’OMPI constate en effet une hausse de 43,7 % du nombre de noms en « .NL » contestés (soit 4,45% du total des procédures de l’année 2010).statistiques détaillées UDRP 2000-2010

Avec 125 noms de domaine en disputés en 2010, l’extension hollandaise reste en tête des procédures nationales gérées par l’OMPI, loin devant l’Espagne (69), la France (61) et la Colombie (59). Le phénomène s’explique manifestement par la popularité de l’extension sur le marché local.

Taux de croissance de l'extension .nlSource SIDN Annual Report 2009

Un iceberg sous la glace ?

Les statistiques de l’OMPI ne révèlent qu’une partie de l’étendue du cybersquatting. Par exemple, les statistiques liées aux extensions nationales sont largement occultées par les particularismes locaux en matière de gestion des litiges.

Rappelons que l’Allemagne et la Russie ne proposent toujours pas de règlement alternatif en matière de noms de domaine. Dans cette configuration, faute de résolution amiable, l’intervention par voie judiciaire sera un passage obligé.

Les chiffres ne révèlent pas non plus l’ampleur du cybersquatting implanté, dans les cas où les titulaires de marques ignorent son existence ou se résolvent à le supporter. Nous rappelons que ces situations sont rarement une fatalité, compte tenu de l’accessibilité et de l’efficacité des procédures alternatives (UDRP, PARL, CNDRP, DRS etc.).


Les analyses en question sont fondées sur des données qui concernent uniquement les défendeurs. Ces chiffres ne sont pas mis en corrélation systématique avec l’issue des décisions. Cependant, compte tenu du taux de procédures qui ont donné gain de cause au demandeur en 2010 ( 84,44 %), le degré de précision de notre étude reste néanmoins élevé.

Source : VOXpi

Ces marques qui défendent leurs noms de domaine bec et ongle

La France est le deuxième pays qui mène le plus d’actions extrajudiciaires pour récupérer des noms de domaine. J’ai mené l’enquête pour savoir quelles sont les sociétés françaises les plus agressives pour défendre leurs droits.

Cette semaine, l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), qui gère la majorité des plaintes liées au cybersquatting, a publié son toujours très attendu rapport annuel sur les litiges autour des noms de domaine. Si elle note une baisse des plaintes (2 017, soit moins 9,5 % par rapport à 2008), le nombre de noms de domaine concernés a battu un nouveau record (4 688). La France est très active dans cette lutte et représente près de 11 % des plaignants, se classant juste derrière les Etats-Unis.

Derrière les chiffres, une question. Qui attaque les squatteurs en tout genre ? Pour répondre à cette énigme, j’ai épluché les milliers de plaintes dont le verdict a été rendu en 2009 concernant les extensions génériques (.com, .net, .org, .info…), le .fr et quelques extensions pays apparus dans mes recherches. Cela vous donne une bonne indication des entreprises les plus belliqueuses du pays.

Sanofi, Danone, Accor en tête

Alors, chers cybersquatteurs, pas touche à Sanofi-Aventis ! La société pharmaceutique décroche le titre de champion des requérants les plus entreprenants. J’ai relevé 36 noms de domaine récupérés en 2009. Sanofi a entre autres mené des actions importantes pour reconquérir des adresses internet autour de son produit phare contre l’obésité Acomplia (acomplia-discount.com, acompliaonline.com, buyambiencrwithoutaprescription.net, cheapacomplia.com…).

Deuxième de mon classement : Danone, qui a été très actif surtout pour son produit Activia. Parmi les 28 domaines revenus dans son giron, on recense activa.biz, activia.ch, activia.com.es, activiachalenge.com, activiaconsulting.com, activiadanone.com ou activianutrition.com. Le groupe agroalimentaire a également obtenu la rétrocession du nom de sa marque à l’identique en .ma (Maroc), .me, .pro et .ws.

Le groupe hôtelier Accor complète le trio de tête avec 23 noms de domaine. L’année 2009 a été marquée par toute une série de victoires autour de noms associant leur marque au préfixe blog (blogaccor.com, blogaccorhotels.com, blogibishotel.com, blogmercure.com, blognovotel.com, blogsofitel.com…).

Presque cinquante grandes marques ont mené des actions

Derrière ce podium, on trouve entre autres la banque CIC (18 noms de domaine récupérés), et les entreprises Areva (17 noms) et Alstom (16 noms). Puis la septième et huitième place sont respectivement occupés par deux transporteurs français. Air France a obtenu 13 domaines dont airfrance-suck.com ou airfranceauctions.com. La SNCF (12 domaines) a beaucoup défendu sa marque TGV (e-tgv.com, tgv-est.mobi, tgvfamily.com, tgvmed.com…) mais aussi des noms associés à son célèbre acronyme (sncfgrandvoyageur.com, transiliensncf.com, velo-sncf.com). La Française des jeux se classe neuvième (fdjbet.com, fdjbingo.com, fdjcasino.com, fdjeuxsport.com…).

Au dixième rang, Axa (avec 9 domaines) retrouve des noms aussi naturels que axa.net et axa.info ainsi qu’un beau Point Squatting wwwaxa.fr (lire ma chronique à ce sujet). La suite du classement comprend L’Oréal (11e, 7 noms) et le Crédit Mutuel (12e, 6 noms). Auchan, 13e, a récupéré cinq domaines dont auchan24.com et auchanpolska.com soit un de plus que Carrefour. Ce dernier est 14e ex æquo ave Christian Dior, CMA CGM (quatre domaines autour de sa nouvelle tour marseillaise), Lancôme et Renault (renault-shop.com, yourrenault.com…).

Ils sont nombreux à la 19e place avec trois domaines traités en 2009. On y retrouve Baccarat, Les Editions Neressis, Evian (evian-dayspa.com). A ce rang, Kingfisher France a récupéré des noms de domaine pris par des tiers avec des caractères accentués (bricodépot.com, bricodépôt.net). Michelin (mymichelin.com) et Pierre Fabre, qui a enfin son pierrefabre.com, sont également présents. A la 25e place, on rencontre avec deux noms le Crédit du Nord, la Fnac, Garnier, Louis-Vuitton, Fragonard et Royal Canin.

1 500 dollars par plainte

Au dernier rang, avec un seul litige jugé dans l’année, un certain nombre de sociétés dont les plus connues sont les 3 Suisses (3suisses.fr), Alinéa (alinea.com), Bayard (notre-temps.fr), Caisse d’Epargne (livret-a.com), Canal Plus (sexcanalplus.com), Castel Frères, Dailymotion, Europages, Hachette Filipacchi Presse, Le Républicain Lorrain, Mazars, Micromania, Naf-Naf (vente-privee-nafnaf.com), le club de football PSG (boutique-psg.fr), Saint-Gobain, SFR, Surcouf et Total.

Toutes les sociétés n’ont pas les moyens de se payer une procédure extrajudiciaire auprès de l’OMPI. Les frais sont de 1 500 dollars (sans compter ceux de votre représentant juridique) par plainte. Les entreprises en tête de notre classement ont donc sorti le carnet de chèque pour faire respecter leurs marques. Ainsi, elles ne se diluent pas parmi de nombreux noms de domaine contrefaisants.

Source: 01.net

Auteur: Jean-François Poussard