Quels sont les bons réflexes à adopter pour créer, gérer et protéger ses mots de passe, ainsi que pour activer et utiliser efficacement la double authentification (2FA) afin de réduire les risques de cybermalveillance.
Si ce n’est déjà fait, nous vous encourageons à activer le 2FA pour votre compte client dès à présent sur Namebay.com pour le sécuriser. La procédure est disponible ici dans notre FAQ.
Concernant les mots de passe, chez Namebay, vos mots de passe expirent au bout de 1 an. Nos clients sont invités à le modifier lors de leur connexion à leur compte passée cette échéance.
Comprendre les enjeux : pourquoi le mot de passe et le 2FA sont vitaux
Un mot de passe robuste et une double authentification (2FA) bien configurée jouent un rôle central dans la protection de vos comptes clients, car ils conditionnent directement la confidentialité des données, l’intégrité des services et la continuité d’activité. Dès qu’un compte est compromis, un attaquant peut modifier des contenus, récupérer des informations sensibles. Le mot de passe constitue la première barrière, mais, à lui seul, il ne suffit plus face aux vols de données : c’est là que le 2FA apporte une couche de sécurité supplémentaire, en exigeant une preuve d’identité indépendante du mot de passe (code à usage unique, application d’authentification, clé physique…). Cette combinaison réduit drastiquement la probabilité qu’un intrus puisse se connecter, même s’il a réussi à dérober les identifiants. Cela se traduit par moins de risques de prises de contrôle de comptes, de fuites de données clients, et par une relation de confiance renforcée avec les utilisateurs, qui savent que leurs informations sont protégées par des mécanismes d’authentification solides et cohérents.
Les principales menaces sur internet liées aux mots de passe
Sur internet, les mots de passe sont particulièrement exposés à plusieurs types de menaces discrètes mais redoutables qui ciblent autant les particuliers que les organisations. Les attaques de type credential stuffing, par exemple, consistent à tester automatiquement, sur des milliers de sites, des identifiants volés lors de fuites de données, en pariant sur la réutilisation du même mot de passe. À cela s’ajoutent les attaques par enregistrement de frappe (keylogging) et par vol de sessions, qui permettent de contourner totalement la saisie du mot de passe une fois l’ordinateur ou le navigateur infecté.
Le rôle complémentaire du 2FA dans une stratégie de protection
Dans une stratégie de protection globale, le 2FA n’est ni un gadget ni un simple « plus », mais un complément structurant à la politique de mots de passe et aux autres mécanismes de sécurité déjà en place. Il agit comme une seconde serrure indépendante du mot de passe, qui s’active précisément lorsque celui-ci a été deviné, réutilisé ou dérobé, limitant ainsi l’impact des fuites d’identifiants, du phishing et des malwares voleurs de mots de passe. Le 2FA contribue également à segmenter les risques : même si un compte utilisateur classique est compromis, l’accès aux fonctions critiques reste protégé par une étape supplémentaire difficile à contourner pour l’attaquant.
Méthodes simples pour créer des mots de passe forts et mémorisables
Pour générer un mot de passe à la fois très solide et facile à retenir, il est possible de s’appuyer sur des méthodes simples qui ne reposent ni sur des mots du dictionnaire, ni sur des informations personnelles évidentes. Une approche efficace consiste à créer une phrase secrète puis à la transformer : choisir par exemple une phrase marquante, en garder l’initiale de chaque mot, alterner majuscules et minuscules, et y insérer des chiffres ou des caractères spéciaux liés à un souvenir (année, nombre fétiche, symbole récurrent). Autre méthode, la concaténation d’images mentales : associer trois ou quatre mots sans lien logique (objet, lieu, personnage, action) et les mélanger avec des chiffres et symboles, ce qui déjoue les attaques par dictionnaire tout en restant mémorisable grâce à l’histoire que l’on se raconte. Pour adapter le même schéma à plusieurs sites sans réutiliser exactement le même mot de passe, il est possible d’ajouter un petit code propre à chaque service (par exemple les deux premières lettres du nom du site, transformées de manière systématique) au début, au milieu ou à la fin du mot de passe principal. Enfin, noter discrètement un indice personnel (et non le mot de passe lui-même) dans un carnet stocké en lieu sûr ou utiliser un gestionnaire de mots de passe pour les combinaisons les plus complexes permet de conserver des clés fortes, longues et uniques, tout en restant gérables au quotidien, aussi bien pour les comptes personnels que professionnels.
Utiliser un gestionnaire de mots de passe en toute sécurité
Un gestionnaire de mots de passe devient un outil central dès que l’on multiplie les comptes en ligne, mais il doit être utilisé avec méthode pour ne pas transformer ce confort en point unique de fragilité. La première étape consiste à choisir une solution réputée, régulièrement mise à jour et proposant le chiffrement de bout en bout, la synchronisation sécurisée entre appareils et, idéalement, la prise en charge de la double authentification pour le compte maître. Le cœur du dispositif repose sur un mot de passe principal long, unique et mémorisable, qui ne doit jamais être réutilisé ailleurs ni stocké en clair : c’est lui qui protège l’ensemble du coffre-fort numérique. Une fois l’outil en place, il est recommandé de l’utiliser pour générer et enregistrer des mots de passe complexes et différents pour chaque site, tout en organisant les entrées (catégories, étiquettes, comptes professionnels / personnels) pour garder une vision claire de ses accès. Il reste prudent de limiter les notes sensibles (réponses exactes à des questions secrètes, codes de récupération) et de vérifier les paramètres de verrouillage automatique, afin que le gestionnaire se ferme après quelques minutes d’inactivité ou dès que l’appareil est verrouillé. Enfin, il est essentiel de prévoir des solutions de secours en cas de perte du mot de passe maître ou d’appareil : codes de récupération imprimés et rangés en lieu sûr, contact de confiance dans le cadre professionnel, et procédure d’export chiffré de la base uniquement lorsque c’est nécessaire, puis supprimée une fois utilisée. Utilisé de cette manière, le gestionnaire de mots de passe renforce nettement la sécurité globale du site et des comptes associés, tout en simplifiant le quotidien.
Les différents types de 2FA : sms, application, clé physique, biométrie
Les solutions de double authentification disponibles reposent toutes sur le même principe (ajouter une preuve d’identité au‑delà du mot de passe), mais n’offrent ni le même niveau de sécurité ni le même confort d’usage. Les codes reçus par SMS sont les plus répandus et faciles à activer, mais restent vulnérables au vol de carte SIM, à l’interception de messages et à la dépendance à la couverture réseau ; ils conviennent plutôt comme solution de transition ou de secours. Les applications d’authentification (TOTP) génèrent des codes temporaires directement sur le smartphone, sans connexion internet ni réseau mobile, ce qui réduit fortement les risques d’interception et en fait un choix recommandé pour la majorité des comptes sensibles.
Chez Namebay, nous avons choisi de proposer d’activer le 2FA par TOTP. Pour savoir comment activer le 2FA pour votre compte client : cliquez ici.
Enfin, la biométrie (empreinte digitale, reconnaissance faciale) est surtout utilisée comme facteur local pour déverrouiller un appareil ou un coffre‑fort de mots de passe ; elle offre un excellent confort, mais doit être vue comme un maillon d’un ensemble (biométrie + mot de passe + 2FA) plutôt que comme une protection isolée, car les données biométriques, impossibles à « changer », doivent être manipulées avec une grande prudence.
Liste des réflexes à adopter pour sécuriser l’usage du 2FA
Pour sécuriser réellement l’usage du 2FA, quelques réflexes simples mais systématiques doivent être adoptés au quotidien. D’abord, il est crucial de protéger le second facteur lui‑même : verrouiller le smartphone par code ou biométrie, et éviter d’installer l’application d’authentification sur des terminaux partagés. Ensuite, il convient de préparer la perte ou le vol du second facteur en générant des codes de secours, en les imprimant et en les stockant dans un endroit physique sûr, distinct des appareils utilisés pour se connecter. Enfin, il faut régulièrement réviser les appareils et méthodes autorisés dans les paramètres de chaque compte : supprimer les anciens téléphones, désactiver les seconds facteurs inutilisés et vérifier qu’aucune méthode de récupération trop faible (adresse mail obsolète, numéro non contrôlé) ne permette de contourner le 2FA mis en place.
- Verrouiller et mettre à jour les appareils qui génèrent ou reçoivent les codes 2FA.
- Générer des codes de sauvegarde et les conserver dans un support physique sécurisé.
- Privilégier les applications d’authentification ou clés physiques plutôt que le SMS, dès que possible.
- Contrôler régulièrement la liste des appareils et méthodes de 2FA autorisés sur chaque compte.
- Éviter de valider une demande de 2FA inattendue ; en cas de doute, changer immédiatement le mot de passe du compte concerné.
Réflexes à avoir en cas de doute, de fuite ou de compromission de mot de passe
En cas de doute, de fuite compromission de mot de passe lié au site, il est essentiel d’agir vite et dans le bon ordre pour limiter les dégâts. Le premier réflexe consiste à changer immédiatement le mot de passe concerné en le remplaçant par une combinaison longue, unique et robuste, puis à révoquer toutes les sessions actives (déconnexion forcée des navigateurs et appareils connectés) ainsi que les éventuels tokens d’API ou accès techniques associés. Il faut ensuite vérifier l’activité récente du compte : connexions inhabituelles, changements de paramètres, création de nouveaux comptes administrateurs, modification de moyens de paiement ou de coordonnées de contact. Si le compte affecté est critique (administration du site, hébergement, base clients, outils de paiement), l’activation ou la révision du 2FA (mise à jour de l’application d’authentification, suppression d’anciens appareils, régénération des codes de secours) doit être réalisée sans délai. Il est tout aussi important d’identifier les autres services sur lesquels le même mot de passe aurait pu être réutilisé, afin de les sécuriser un par un, puis de consigner l’incident (date, comptes touchés, actions menées) pour faciliter un éventuel audit ou dépôt de plainte. Enfin, si la compromission concerne des comptes partagés ou des accès d’équipe, il convient de prévenir rapidement les responsables du site et les membres concernés, de diffuser des consignes claires (ne pas ignorer les alertes de connexion, ne pas valider de 2FA inattendu, signaler tout comportement anormal du site) et, si des données utilisateurs peuvent avoir été exposées, d’anticiper les obligations de notification et la communication auprès des utilisateurs afin de préserver la confiance tout en réduisant les opportunités d’exploitation par les cybercriminels.
Le site cybermalveillance.gouv.fr pour vous guider dans les cybers réflexes
Le site cybermalveillance.gouv.fr constitue un point d’entrée privilégié pour développer et entretenir de bons cyber réflexes, en complément des pratiques déjà mises en place autour des mots de passe et de la double authentification. Il propose des contenus adaptés aussi bien aux particuliers qu’aux professionnels : diagnostics pas à pas pour identifier un incident, fiches réflexes en cas de compte piraté, guides pédagogiques pour sensibiliser les équipes, ainsi qu’un annuaire de prestataires de proximité capables d’accompagner la remise en sécurité d’un site ou d’un parc informatique. En cas de doute sur une fuite d’identifiants, une campagne de phishing ou une compromission de compte administrateur, les ressources du site permettent de structurer la réponse : vérifier les signaux d’alerte, prioriser les actions d’urgence, conserver les preuves utiles et savoir quand déposer plainte ou notifier les autorités compétentes. Au-delà de la gestion de crise, cybermalveillance.gouv.fr aide aussi à passer d’une approche purement réactive à une démarche de prévention continue, grâce à des kits de sensibilisation, des supports de formation et des exemples concrets d’attaques qui permettent d’ancrer durablement les bons réflexes au sein de l’équipe et de renforcer la résilience globale du site face aux menaces numériques.
https://www.cybermalveillance.gouv.fr/tous-nos-contenus/bonnes-pratiques/mots-de-passe

