.Paris

« Vous connaissez déjà les extensions génériques ou géographiques comme « .com », « .net » et autres « .fr » des noms de domaine sur internet. Vous aurez bientôt un « .paris ». La capitale se dote en effet de sa propre extension, « .paris« , qu’elle entend bien déployer dès la fin de l’année prochaine sur le réseau des réseaux. Après avoir fait baissé les prix de l’ICANN (Internet Corporation for Assigned Name and Number, l’organisme international à but non lucratif qui gère la racine du Net) — celui-ci exigeait au départ un chèque de 135.000 euros pour examiner le dossier ainsi qu’une redevance annuelle de 55.000 euros — et s’être attaché les services techniques de la société Indom et de l’AFNIC (Association Française pour le Nommage Internet en Coopération, le registre qui gère pour sa part les quelque 1.5 million d’adresses en « .fr »), la ville a décidé de soumettre son dossier de candidature. Un vote doit intervenir aujourd’hui au Conseil de Paris pour confirmer cette décision.
La réponse de l’Icann devrait quant à elle intervenir au printemps 2010 s’il n’y a aucun retard du dossier et, si l’autorisation est accordée, la ville de Paris pourra alors créer des adresses internet se terminant par « .paris ». La mairie utilisera cette extension pour ses propres services, par exemple pour créer « www.logement.paris » ou « www.tourisme.paris », mais elle la louera également à tous ceux souhaitant ajouter le label « .paris » à leur nom de site web. Selon Jean-Louis Missika, chargé de l’innovation auprès du maire Bertrand Delanoë, la future extension a en effet pour but de valoriser l’action économique et sociale de tous les partenaires de la ville. Sa vocation est de fédérer aussi bien les grandes entreprises et les commerces que les associations, les musées, les groupements professionnels, les institutions universitaires et même les particuliers, simples parisiens désirant participer au rayonnement de la capitale française dans le cyberespace. « …

auteur : Noël Blandin
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En matière de nommage sur Internet, tout n’est pas permis. Pour mieux protéger les internautes, respecter les normes techniques du Web ou encore se mettre en conformité avec les lois en vigueur, certains noms ne sont jamais proposés à la vente.

Avez-vous déjà essayé de déposer Bank.se, ou Nazi.fr, voire Web.info auprès d’un registrar ? C’est tout simplement impossible. Ils font partie de cette liste plus ou moins occulte laissée à la discrétion des registres, ces organismes qui gèrent les extensions de chaque pays.

Ainsi, depuis le 27 août dernier, les quatre lettres du mot « bank » sont interdites à l’enregistrement par le registre des noms de domaine de la Suède (.se). Rien à voir avec les scandales qui ont récemment secoué le monde de la finance. Il s’agit simplement pour le régulateur suédois de mettre en conformité les noms de domaine avec une disposition de sa législation interdisant l’utilisation abusive du mot « bank ». Le but est bien sûr de protéger l’internaute contre les faux établissements se réclamant de cette activité et dont la spécialité est d’inonder votre boîte au lettre de mails non sollicités vous réclamant, dans l’ordre, votre numéro de compte, votre mot de passe…

L’inconvénient bien sûr est qu’il faut maintenant montrer patte blanche pour déposer un nom de domaine contenant le terme interdit. Si votre entreprise se situe sur une (bank-côte) de la mer Baltique ou près d’une (bank-berge) du lac Mälarene et qu’elle vend des (bank-clavier) d’orgue de barbarie, il va falloir creuser pour trouver un bon nom de domaine.

Les extensions déjà sous contrôle

Le cas suédois n’est qu’un exemple parmi d’autres de ces termes interdits de réserver sur Internet. La plupart des gestionnaires d’extension appliquent en effet des règles de protection par défaut pour des termes ne devant pas tomber entre de mauvaises mains.

Assez méconnues, ces dispositions permettant de réserver certains noms pour empêcher leur utilisation sont pourtant de puissants outils pour les gestionnaires d’extension.

Ainsi, dans les règles de son programme de lancement des nouvelles extensions génériques (ce programme devrait permettre la création d’extensions comme le .paris), l’Icann a inscrit par défaut une liste de noms réservés. Pour le régulateur du nommage sur Internet, il s’agit là de préserver des noms proches de son activité ou liés à certaines de ses structures internes.

On retrouve ainsi dans cette liste des termes « métier » comme « whois » (la base de données des noms de domaine), le préfixe universel du Web « www » ou encore les mots « test » (utilisé par l’Icann pour effectuer des essais fonctionnels sur la structure du système de nommage de l’Internet) ou « example » (« exemple » en anglais). On y trouve également des termes comme « gnso » (structure de l’Icann en charge des extensions génériques), « internic » (le registre historique des noms de domaine) et… « icann », bien entendu !

Par contrat, aucun gestionnaire d’une nouvelle extension ne pourra proposer ces noms à l’enregistrement.

source Lorientlejour.com