Loïc Damilaville
http://www.dns-news.fr

CV : Diplômé de l’Edhec en 1993, Loïc Damilaville travaille depuis 1997 dans le secteur des noms de , dont il est l’un des experts en France. Aujourd’hui adjoint au Directeur général de l’, il est aussi éditeur de la lettre DNS News, fondateur du Club Noms de et consultant.

Interview :

Qu’est-ce qu’un nom de ?

Techniquement, un nom de est une suite de caractères alphanumériques (A à Z, 0 à 9, et ” - “) composée de deux termes principaux : le “vocable” et “l’extension”, “.” par exemple.
Un nom de est généralement pointé vers une “adresse IP” qui identifie sur le réseau la machine hébergeant le site web. Le nom de sert de support à d’autres fonctionnalités comme l’e-mail : ” jean.dupont@. “.
S’il cesse de fonctionner, tous les e-mails dont il est le support cessent eux aussi de fonctionner.

Mais le nom de n’est pas “que” cela : il est aussi ce qui permet d’identifier et de localiser un site web, donc de lui apporter du trafic. C’est à la fois la carte d’identité d’une entreprise sur internet et son enseigne, au sens fort de ce terme. C’est pourquoi il est important d’y porter une très grande attention.

Faut-il déposer un nom de dès que l’on crée une entreprise ?

Il faut toujours raisonner selon deux axes : visibilité / création de trafic et des marques ou des noms commerciaux.
Une entreprise en phase de création n’a pas encore de présence sur internet : elle n’aurait donc, a priori, pas besoin de déposer les principaux noms de domaines correspondant à sa marque ou à son nom commercial (en ., en .).
Cependant elle doit anticiper son développement et penser aussi à protéger les principaux noms de domaines dont elle pourrait avoir besoin un jour, pour son usage propre autant que pour éviter que des tiers ne s’en emparent.

Pour les sociétés qui atteignent une certaine notoriété, la dimension de est encore plus forte car il existe des “cybersquatters” qui déposent les noms correspondants à des marques ou à des noms de sociétés afin d’en tirer profit par divers moyens.
Je conseille donc de déposer, dès la création de la société, au moins ses noms en . et en .. Dans certains cas, si la présence de la future société sur internet est un élément important de son activité, il faut même entrer dans une démarche de vérification de la disponibilité des . et . avant de baptiser définitivement le projet.

On peut noter que le porteur de projet a tout intérêt à protéger les noms de correspondant au nom de sa future société dès qu’il s’est décidé et qu’il a vérifié que ces noms sont bien disponibles. Le cas ééant, il peut les déposer immédiatement en son nom propre (en tant que particulier) quitte à les transmettre ensuit à sa structure une fois qu’elle aura été créée.

Quelles sont les principales extensions ?

Il existe deux grandes familles d’extensions :
- les extensions dites “génériques” qui ne correspondent pas à un pays ou à un territoire précis : ., .net, .biz, etc.
- les extensions dites “locales” qui sont rattachées à un pays ou à un territoire spécifique : . pour la France, .de pour l’Allemagne, .jp pour le Japon, etc.

Chaque extension obéit à ses propres règles d’, avec des variantes en termes d’identification des titulaires, de présence locale ou de justificatifs à fournir. Ainsi, le . a longtemps été réputé pour sa charte rigoureuse, mais celle-ci s’est notablement assouplie depuis 2004, jusqu’à permettre l’ouverture du . aux particuliers en juin 2006.

Faut-il déposer plusieurs noms de domaines ? Quelles extensions préférer ?

La réponse tient toujours dans ces deux axes : visibilité et .
Il est vivement conseillé de déposer plusieurs noms de domaines :
- le . parce qu’il est aujourd’hui le plus intuitif pour les internautes du monde entier,
- le . parce qu’il est le plus naturellement recherché par les internautes français et/ou recherchant des contenus francophones.

L’entreprise présente sur plusieurs marchés locaux (physiquement ou possédant des versions de son site destinées à ces marchés) a intérêt à essayer de déposer les noms de domaines correspondant à ces pays si les conditions d’ l’y autorisent :
- pour avoir une meilleure visibilité,
- et aussi, toujours en anticipant l’avenir, pour éviter que des tiers ne s’en emparent avant elle.

La visibilité des .net, .org, .biz reste sujette à caution, au moins en France où ces extensions restent peu utilisées. En revanche, elles peuvent être déposées à titre défensif en fonction du désir qu’a l’entreprise de “blinder” son périmètre de . et de son budget.

Cependant il faut garder présent à l’esprit qu’il est pratiquement impossible de supprimer le risque de . La doit donc porter sur les noms jugés les plus stratégiques, ceux que la société devrait absolument racheter ou récupérer s’ils étaient pris par des tiers.

Que signifient “.biz”, “.org”, “.net”, “.”, … ?

A l’origine, le . était destiné aux entités commerciales, le .org aux entités non commerciales et le .net aux opérateurs internet.
Aujourd’hui, il est équent de voir des sociétés exister sous .net ou .org, ou sous d’autres extensions perçues comme plus porteuses de sens (.mobi par exemple pour les sites web dont les contenus ont été optimisés pour les mobiles).
Assez souvent, les noms en .net, .org, .info, .biz ont été déposés par mesure de . Leurs titulaires ne les utilisent pas mais veulent empêcher des tiers de les déposer s’ils sont trop proches de leurs marques. Dans d’autres cas, ce sont des homonymes qui les ont pris après avoir “raté” le ..
N’importe qui peut aujourd’hui déposer et utiliser ces 4 extensions, mais aussi d’autres extensions génériques comme le .info, le .mobi, etc. Il y en a de plus en plus et la tendance lourde est à l’émergence de nouvelles extensions, peut-être d’un type nouveau comme les projets actuels autour du .bzh (langue et culture bretonnes) et du .paris.

Quels sont les liens entre marque et nom de ?

Ce sujet est très vaste et a déjà fait couler beaucoup d’encre. Pour schématiser, la marque constitue un titre de propriété intellectuelle alors que le nom de ne l’est pas. Ce qui signifie qu’en cas de conflit entre un titulaire de marque et un titulaire de nom de , le titulaire de la marque l’emportera.

Mais dans les faits, les choses sont moins simples car il faut prendre en compte l’antériorité des dépôts respectifs et l’utilisation faite de la marque et du nom de . Pour prendre un cas d’école, une société ayant déposé un nom de et l’utilisant normalement pourra obtenir gain de cause face à une société ayant déposé une marque après que le nom de l’ait été, et n’utilisant pas sa marque.
Au-delà de ces considérations générales, il faut comprendre que chaque cas est spécifique et qu’en cas de litige le recours à un conseil juridique est hautement souhaitable.

Comment gérer un litige ?

Il existe trois principaux niveaux de litiges :
- le litige résolu à l’amiable : le nom de litigieux est cédé de gré à gré, souvent en échange de compensations financières,
- le litige résolu grâce à un arbitrage : cette procédure internationale, proposée en Europe par l’OMPI, permet de récupérer des noms de domaines assez rapidement et sans dépenses excessives dès lors que la mauvaise foi du titulaire est prouvée,
- le litige porté devant les tribunaux : le système judiciaire est le recours ultime, avec les lourdeurs habituelles : délais et coûts, difficultés parfois de faire respecter la décision du tribunal français par un tiers établi dans un autre pays.

Face à un litige, la société a tout intérêt :
- à évaluer le préjudice réel causé par le dépôt d’un nom “critique” par un tiers (si la nuisance est nulle, des actions de récupération ne se justifieront sans doute pas),
- à évaluer avec l’aide d’un conseil juridique la force de ses arguments et de ceux de la partie adverse, compte tenu de la jurisprudence et des critères utilisés par les arbitres. Si par exemple la mauvaise foi de la partie adverse ou le préjudice subi ne peuvent pas être clairement établis, une action litigieuse pourra avoir de faibles chances d’aboutir.

Je veux déposer un nom de . Que dois-je faire ?

Une fois la décision d’achat prise, il vous faut vérifier la disponibilité du ou des noms qui vous intéressent, et déterminer par quel prestataire vous souhaitez passer. Il existe une assez large gamme de services liés aux noms de domaines, depuis le simple dépôt de . ou de ., rapide et peu coûteux, jusqu’à l’élaboration de campagnes de dépôts internationales faisant intervenir des dizaines d’acteurs dans différents pays.
Certains prestataires ajoutent aussi, en sus du nom de , des services de messagerie électronique ou d’hébergement.
L’ propose sur son site une liste de bureaux d’ proposant des ., la plupart commercialisant aussi d’autres extensions : www../obtenir/prestataires

Quelle est la durée de validité d’un nom de ?

La durée de validité varie selon les extensions. En règle générale, toutes les extensions locales (., .de, etc.) sont enregistrées pour un an et renouvelables chaque année. Les extensions génériques comme les ., .net, .org sont généralement déposées pour 2 ans au début et ensuite renouvelables chaque année.

Certains prestataires ont cependant mis en place des systèmes de renouvellement a ééances variables (2 ans, 5 ans, 10 ans…). Ces opportunités doivent être utilisées avec précaution.
Il faut savoir si c’est le prestataire qui propose ces renouvellements à ééance de 10 ans (par exemple), ou le registre (l’organisme gérant l’extension). Le . peut ainsi être déposé pour 10 ans auprès du registre, mais pas le ..

Si c’est uniquement au niveau du prestataire que s’effectue le dépôt “pour 10 ans”, le prestataire s’engage en fait à payer régulièrement, pendant dix ans, le registre a votre place. Il y a de nombreux désavantages a cette situation :
- si le prestataire fait faillite au bout de 5 ans, vous “perdez” 5 ans d’annuités car le registre ne les aura pas garanties et le nouveau prestataire ne les reprendra probablement pas à sa charge,
- si les tarifs du registre évoluent à la baisse, vous paierez en fait plus cher que ce que vous auriez payé année après année,
- vous vous liez à votre prestataire pour une durée considérable a l’échelle d’internet, ce qui introduit une rigidité qui vous gênera peut-être dans 2, 5, 7 ans…
- dans 5 ou 10 ans, il y a de fortes chances pour que vous ayez évolué dans vos activités professionnelles et votre lointain successeur, recevant une facture de renouvellement, ne saura probablement pas de quoi il s’agit, avec tous les risques que cela représente en termes de pertes de noms non renouvelés.

En fin de compte, mieux vaut opter pour des durées de renouvellement courtes (il y a aussi un intérêt en termes de trésorerie) en s’appuyant sur un système de gestion solide.
Il est toutefois possible que les ééances longues se développent de plus en plus, pour rejoindre les pratiques du monde des marques (ééances de 10 ans) et limiter les risques de non renouvellement d’une année sur l’autre.

Quel budget faut-il prévoir pour réserver un ou plusieurs noms de ? Y a-t-il des extensions plus ères que d’autres ?

Le budget noms de domaines est assez variable selon le prestataire auquel vous vous adressez.
La raison essentielle est que le nom est souvent vendu avec d’autres services (gestion associée, e-mails, espace d’hébergement, etc).
Les premiers prix sont autour de 10 euros et cela peut monter beaucoup plus haut en fonction des services proposés avec le nom.

Il existe aussi des disparités de prix entre les extensions, qui sont fonction du degré d’automatisation de la procédure de dépôt. Ainsi, les . comme les . peuvent se déposer en quelques minutes, alors que d’autres extensions exigent une intervention humaine de la part du bureau d’. Le coût de revient est alors différent et ses tarifs sont calculés en conséquence.

Dans votre choix, le facteur coût est évidemment important, mais il faut aussi savoir ce que vous obtenez. Un . vous donne une assez bonne visibilité, mais guère plus. Un . vous apporte une bonne visibilité auprès du public français (forte intuitivité) et convoie d’autres messages : contenus francophones, appartenance à la communauté française de l’internet, proximité - autant d’atouts pour une entreprise en voie de création et qui veut s’adresser au marché français.

Quelles sont les conséquences de la non utilisation d’un nom de réservé ? Une autre entreprise pourrait-elle se l’approprier ?

Dans la plupart des extensions, le fait de ne pas utiliser un nom de n’est pas en soi une cause de “perte” du nom. Un nom peut être indéfiniment conservé du moment qu’il est renouvelé dans les délais.
C’est en cas de litige avec un tiers estimant ses droits lésés que l’utilisation ou l’absence d’utilisation du nom de peut devenir un élément d’appréciation important.
Si le nom correspond a une raison commerciale ou a une marque utilisée par un tiers, mais non notoire, et que vous l’utilisez vous-même pour vos propres affaires (société homonyme par exemple), il n’y a pas beaucoup de risques de le voir vous être repris.
En revanche, si le nom n’est pas utilisé, un juge ou un arbitre pourra considérer que vous le “squattez” et que le tiers en aurait plus d’usage.
Dans ce cas il vous faudra prouver que vous avez bien réservé ce nom pour une raison licite.

Propos recueillis par Laurence Piganeau
Décembre 2007
Source APCE.com


France 2 a proposé une édie dramatique sur le thème d’Internet. Seul petit hic, le nom de existe depuis 2004 et appartient à un Letton.

France Télévision 2 a proposé, mercredi dernier, un téléfilm judicieusement baptisé Supergranny.. Seulement, les auteurs de cette édie dramatique franco/belge ne semblent pas vraiment maîtriser Internet. Ils n’ont rien trouvé de mieux que de donner comme nom une adresse Internet qu’ils ne maîtrisent pas. Supergranny. appartient à un Letton (Lettonie), depuis mars 2004. Imaginez que ce personnage décide d’afficher un site pour adulte, voir pire. Sympathique image pour la télévision publique française. France 2 a eu de la chance, le site n’est toujours pas activé par son propriétaire. Espérons pour eux que cela restera ainsi ! (THC)

Source Zataz.com


Microsoft vient d’intenter un procès à Red Register (un bureau d’ de sites Internet) pour ‘ profit illégal de nom de ‘. Microsoft accuse la société d’avoir référencé 125 sites ressemblant au sien, ce qui peut, d’après lui, ‘ créer une confusion auprès du consommateur ‘.

Deux types de reproches sont faits à Red Register : le ‘ ‘ ( des variantes de la marque, en exploitant notamment les erreurs orthographiques) et le ‘ ‘ (noms de incluant la marque, orthographe y compris). Red Register a par exemple accepté des noms comme que ‘ windowslivecare. ‘ ou ‘ msnmesnger. ‘.

Le géant de Redmond déplore que les internautes soient ‘ trompés par le nom de ces sites ‘. La demande de procédure judiciaire a été déposée le 4 décembre dernier, auprès de la Cour suprême du comté de Seattle. La date du jugement n’est pas encore connue.

Ce n’est pas la première fois que Microsoft se lance dans ce type de bataille, pour protéger son fief. Les procès similaires sont au moins au nombre de cinq. En mars dernier, l’éditeur récoltait par exemple 2 M$ auprès Jason Cox et Newtonarch LLC au Nouveau-Mexique.

Auteur :
Source LeMondeInformatique


Avoir un nom de devient de plus en plus une opportunité d’investissement et d’affaires. Si il y a presque 10 ans, très peu investissaient dans des noms de domaines de qualité supérieure, cela est devenu aujourd’hui un phénomène très équent.

Traduction d’un article paru le 22 décembre 2007 sur blotrepreneur

Récemment, des magazines et journaux de référence ont écrit beaucoup d’articles à ce sujet. Dans le passé, j’ai appris à devenir un investisseur amateur des noms de et bien que je ne sois pas encore un expert, je vais partager avec vous ce que je sais pour ne pas refaire les mêmes erreurs que moi.

Qu’est-ce qui donne de la valeur à un nom de ?

1. Le mot clé générique. Les noms de comme www.phone. ou www.cellphone. sont des mots clés très expressifs parce qu’ils vous indiquent exactement de quoi est fait le site et les utilisateurs peuvent même taper directement ce nom dans la barre d’adresses. Aussi si vous créez un site web de valeur, faites en sorte d’être une autorité en la matière. Si vous ne pouvez pas trouver 1 mot générique, essayez alors d’en trouver 2 ou 3 qui se rapportent au sujet que vous recherchez - Comme pour - Self Défense - www.selfdefense. était visiblement pris, mais j’ai découvert que www.selfdefenseintructor. était valable alors je suis en train de monter un site web sur ce thème.

2. La longueur. Plus court est un nom de domain mieux il est car les utilisateurs sont plus susceptibles de se souvenir du nom et le taper directement plutôt que réaliser une recherche sur .

La majorité des noms de domaines de valeur, voir tous, sont déjà pris.

Exemple : www.phone.

a. Les domaines comportant 1 mot sont classés Premium

b. Ceux en comportant 2-3 sont bons mais pas les meilleurs

c. Au delà de 4 mots, ces noms de sont de qualité inférieure et sont donc à éviter.

3. Le . est le Roi. Néanmoins les .net et .org ne sont pas si mauvais même si ils n’ont pas la valeur d’un . car c’est l’extension la plus familière.

4. Acheter et Vendre les domaines. Les domaines de grande valeur sont presque toujours vendus aux enchères ce qui met en exergue les investisseurs fortunés. Parfois ces enchères comprennent : Moniker., t.r.a.f.f.i.c., Afternic. et Sedo.. Cependant, il existe beaucoup de cercles de ventes privées dont personne n’a connaissance et qui sont réalisées à travers les contacts que les vendeurs nouent avec les investisseurs ou quand ils le peuvent, trouvent l’utilisateur final de domaines de valeur.

Par exemple si vous possédez comme moi : alcoholtreatmentclics., cela n’a pas grande valeur auprès d’un investisseur. Par contre, pour un centre de traitement d’alcool, cela pourrait avoir une grande valeur.

a. Attention : Ne vous contentez pas d’acheter les domaines déclassés dans les forums de webmasters. C’est bon quand il s’agit d’un nom de de qualité, autrement n’y faites pas référence, ce serait perdre votre argent inutilement. Il y a beaucoup d’investisseurs pleins d’ambitions qui truquent des domaines bidons et les revendent à d’autres investisseurs ambitieux au sein des forums de webmasters. Je parle en connaissance de cause et beaucoup de domaines vont disparaitre quand arrivera la date de leur renouvellement.

b. Cela étant, il y a beaucoup d’opportunités honnêtes d’achat de noms de domaines dans les forums. Seulement il faut être sûr de ce que vous allez acheter ou vendre. Voici quelques forums www.namepros., www.dnforum. et www.forums.digitalpoint..

Pour tout dire, cet avertissement ne s’adresse en fait qu’à ceux qui projettent d’investir, acheter et développer des noms de de grande qualité. Certes, ceux qui développent en pourraient être en désaccord avec moi, mais cet article n’aborde pas ces questions là et beaucoup de noms de domaines qui ne seraient pas considérés comme étant de valeur par leur propriétaire, ne le seraient pas forcément pour un référenceur expérimenté.

Une autre forme hybride de l’achat de est un accélérateur en , ou une personne qui investi ou développe dans de noms de domaines de bonne qualité avec des mots clés recherchés. Du fait du ralentissement de ce marché, je suis personnellement en train d’adopter cette stratégie d’investissement qui est plutôt actuellement sur du long terme.

Source referencement-1ere-page


Conférence à l’Atelier Internet de l’ENS,
Paris, lundi 12 novembre 2007
par Charles Simon

Le corps du délit ou Qu’est-ce qu’un nom de ?

Les noms de ont été pensés à l’origine comme de simples ‘ pointeurs techniques ‘ . Une fois que l’usage de l’internet s’est répandu dans le grand public, leur pouvoir ‘ signifiant ‘ a cependant pris le pas sur toute autre fonction et permis l’émergence d’un marché des noms de .

Qu’est-ce qu’un nom de ?

Pour s’orienter dans un espace, il faut un jeu d’identifiants : coordonnées longitudinales et latitudinales ; adresse postale ; numéro de téléphone. Pour identifier un terminal informatique connecté à l’internet, c’est une adresse dite IP (internet protocol) qui est utilisée. Cette adresse se présente le plus souvent sous la forme d’une suite de 4 chiffres compris entre 1 et 255, séparées par des points (1). C’est par exemple l’adresse 128.54.206.9.
L’adresse IP est tout à fait adaptée pour une identification mécanique des ressources, exécutée par des machines. Elle est cependant d’une utilité limitée pour l’utilisateur humain :
- d’abord une adresse IP est difficilement mémorisable ;
- ensuite elle n’est pas fixe dans le temps. Si, à un instant t, un seul terminal connecté à l’internet public peut se voir attribuer une certaine adresse IP, l’adresse IP d’un même terminal peut varier au cours du temps, même sans changement du point à partir duquel le terminal se connecte physiquement au réseau. Le terminal peut aussi être déplacé physiquement et connecté au réseau depuis un autre point. Dans tous les cas, quand l’adresse IP attribuée au terminal change il faut répercuter l’information à l’ensemble des personnes souhaitant s’y connecter à distance. Passé un certain seuil, l’information de chaque utilisateur individuel devient cependant radicalement impossible.
Pour permettre le développement du réseau, un nouveau référentiel est donc nécessaire, mieux adapté à l’utilisateur humain. Il s’agit de fournir un mécanisme d’identification des ressources utilisables quelque soit le terminal, le réseau, le protocole (2). C’est la mission dévolue au système des noms de (DNS pour Domain Name System en anglais).

Les premiers noms de de premier niveau (TLDs pour Top Level Domains) ont été créés en 1984 (3). Au lieu d’identifier un terminal par son adresse IP, l’utilisateur l’identifie désormais par son nom de , exemple. par exemple. En parallèle, les adresses IP continuent à être utilisées pour des fonctions techniques mais ce sont des machines qui assurent, de façon transparente pour l’utilisateur humain, la correspondance entre noms de et adresses IP.

Les noms de ne sont cependant pas qu’un simple substitut aux adresses IP. Le DNS a aussi l’avantage de permettre la séparation des fonctions d’identification des terminaux et des services. De nombreux services peuvent en effet être proposés via l’internet : serveurs de fichiers, sites web, messagerie.
Une personne qui propose différents types de services mais les héberge sur des terminaux différents peut vouloir les fédérer sous une même bannière. C’est ce que les noms de permettent de faire. Un serveur de fichiers (ftp.exemple.), un site web (www.exemple.), un système de messagerie (exemple@exemple.) peuvent partager un même nom de (exemple.) sans nécessairement être hébergé sur un même terminal. D’identifiant d’un terminal, le nom de devient alors l’identifiant d’un service, voire de plusieurs services.
Du point de vue de l’utilisateur, le nom de remplace donc avantageusement les adresses IP. Il n’en reste pas moins un simple ‘ pointeur technique ‘, assurant le lien entre un service et un terminal, donc une adresse IP.

(1) Adresses dites IPv4 pour Internet Protocol version 4. La numérotation ‘ 4 ‘ est arbitraire puisqu’il n’existe pas de version 1, 2 ou 3 du protocole IP. De même la version 6 du protocole, actuellement en cours de déploiement, ne fait pas suite à une version 5. Les adresses IPv4 sont longues de 32 bits, c’est-à-dire qu’elles consistent en une suite de 32 <0> et <1>. Les adresses IPv6 sont longues de 128 bits.
(2) Mockapetris (P.), Domain names - Implementation and specification, RFC 1035, novembre 1987, ftp://ftp.rfc-editor.org/in-notes/rfc1035.txt.
(3) Postel (J.), Reynolds (J.K.), Domain requirements, RFC 920, octobre 1984 ftp://ftp.rfc-editor.org/in-notes/rfc920.txt.
Il s’agit des .arpa, .gov, .edu, ., .mil, .org qui sont des noms de dits ‘ génériques ‘ (gTLDs pour generic Top Level Domains) et des noms de dits ‘ géographiques ‘ (ccTLDs pour country code Top Level Domains), représentant des pays, dont la liste n’est pas fixée.

(à suivre)

Source CawAilleurs, le Cawa d’AdmiNet City


L’ (l’Association Française pour le Nommage Internet en Coopération) a récemment fait évoluer sa procédure de levée d’anonymat des données personnelles des particuliers, en permettant à toute personne de demander la divulgation de l’identité et des coordonnées déclarées par un particulier ayant enregistré un “.”. Toutefois, seules les demandes motivées par des ayants droit (dépôt abusif) et présentées via le formulaire spécifique, seront examinées et traitées.

Lire la suite sur Net-Iris.fr

Si le moteur de recherche peine à s’implanter en Chine, c’est parce qu’il est imprononçable en chinois, dixit son patron Kai-fu Lee. Dans une interview accordée à l’agence Bloomberg, le président de la branche chinoise de la société explique, qu’à l’inverse de Baidu qui signifie des “centaines de fois”, ‘ n’est pas un mot qui s’épelle normalement en Chine et les gens ne le prononcent pas bien ‘. De fait, Baidu détient 61% du marché.

Pour y remédier, a alors acquis le “G.cn” pour diriger les internautes qui n’épellent pas le nom de la compagnie vers son site en langue chinoise, appelé “Guge”, qui, lui, veut dire ‘ chant de moisson ‘, relate ainsi Bloomberg. Mais pas sûr que cela suffise. Car selon PC Inpact, la firme de Montain View est poursuivie par Guge Sci-Tech Co, entreprise chinoise qui aurait déposé son nom auprès de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Pékin, avant le géant américain.

Source News.fr


Sous- ou répertoire, remet la question à l’ordre du jour. Le moteur a annoncé avoir modifié son algorithme pour éviter de présenter trop de résultats issus du même nom de .

L’architecture d’un site influence directement son . L’extension et le choix du lieu d’hébergement du site ne sont pas les seuls éléments. Le choix d’ouvrir un sous- (sousdomaine.monsite.) plutôt qu’un répertoire (www.monsite./repertoire) impactera également les positions dans les résultats de recherche et leur présentation.

Jusque là, les moteurs - en l’occurrence , Yahoo et Live Search - considéraient dans la plupart des cas les sous-domaines comme des sites à part entière. De cette façon, à la requête “Air France”, la compagnie aérienne occupe la moitié des résultats de la première page avec ses différents sous domaines comme corporate.airfrance., emploi.airfrance., mobile.airfrance. ou encore developpement-durable.airfrance..
Une visibilité sur les moteurs qui a largement séduit les détenteurs de site. Mettre en place une galaxie de mini-sites à l’aide de sous-domaines est devenu pour certains une stratégie de positionnement efficace, à tel point que le moteur souhaite aujourd’hui s’en prémunir. Depuis déjà plusieurs années, ce dernier cherche à limiter les éventuels effets doublons en ne montrant que jusqu’à deux résultats.

Ce moteur a annoncé dernièrement, via la voix de son responsable SEO Matt Cutts, un nouveau changement. “ peut fournir une page de recherche avec de nombreux résultats en provenance d’un seul nom de . Depuis quelques semaines, nous avons changé nos algorithmes pour faire en sorte que ce phénomène arrive moins souvent”, indique ce dernier sur son blog.

Le moteur se veut rassurant sur cette mise à jour : “l’impact sera assez faible”, rassure Matt Cutts. “Cette décision peut faire du mal à un site abusant de sous-domaines, comme par exemple un site d’immobilier utilisant pour chaque état ou encore chaque ville des sous-domaines”, indique Arnaud Briand, chargé de projet visibilité au sein de l’agence Intuiti. Seuls les excès seront donc punis. Par ailleurs, pour les sites hébergés en sous-domaines, promet une réponse ciblée et de ne sanctionner que les abus.

Quelle architecture choisir ?

Sous-domaines ou répertoire, la question est donc remise à l’ordre du jour. Les sous-domaines sont plus compliqués à mettre en place, sans oublier le fait que ces pages mettent généralement plus de temps pour se référencer. Un sous- reste vraiment intéressant pour séparer un contenu différent. “Quand un groupe propose une place importante au recrutement, il peut paraître plus justifié d’utiliser sous-”, donne en exemple Arnaud Briand, “mais la décision dépend du client et de sa stratégie ainsi que de sa capacité humaine et financière”, ajoute ce dernier. Une fois référencés, ces sous-domaines permettent de multiplier les chances de présence. Reste que la multiplication à outrance dans le but unique de se référencer sera aujourd’hui pénalisée par les moteurs de recherche.

A la question “quelle solution sera susceptible d’être indexée et montrée sur en premier : sous- ou répertoire ?”, Matt Cutts n’avance pas de préférence, les deux méthodes présentant des avantages dans l’indexation.

Il indique cependant ses préférences dans le cadre de versions de sites traduits. Ainsi, pour un site accessible en langue française et en lange allemande, la meilleure solution consiste à présenter un nom de avec l’extension par pays (exemple. et exemple.de), les sous-domaines sont également une bonne alternative (.exemple. ou de.exemple.). Enfin, si ces combinaisons ne sont pas possibles, l’utilisation des répertoires (example.// or example./de/) reste une option envisageable.

Auteur : Emmeline RATIER, JDN Solutions
Source JDN


Conférence à l’Atelier Internet de l’ENS,
Paris, lundi 12 novembre 2007
par Charles Simon

Le vol des mots

‘ Je suis un voleur. Je vends des noms de domaines. Je gagne beaucoup d’argent en vendant à un public qui n’y comprend rien un simple acte informatique qui consiste à ajouter une ligne dans une base de données ‘ (1), voilà comment Laurent Chemla résumait l’économie des noms de en l’an 2000. Laurent Chemla n’est pas n’importe qui, il est l’un des fondateurs du bureau d’ Gandi, le plus important bureau français (2). Sept ans plus tard, les noms de est-ce toujours le vol ?

Les noms de ont ceci de particulier qu’ils se sont détachés de la raison d’être que leur avaient fixée leurs concepteurs. Ils devaient être des identifiants plus faciles à retenir et à manier pour l’utilisateur humain que les adresses IP, ces numéros de téléphone de l’internet. Ils devaient être de simples pointeurs techniques permettant de faire le lien entre une identification humaine (le site web X répond à l’adresse www.exemple.) et une identification mécanique (le serveur informatique hébergeant le site web X répond à l’adresse 192.64.206.34). Aujourd’hui l’écrasante majorité des utilisateurs ne voit plus en eux qu’une enseigne, un symbole et, la rareté aidant, ils ont pris de la valeur. Ce qui n’était qu’une ‘ ligne dans une base de données ‘ est devenue un objet de commerce qui s’enregistre, se revend, se squatte et se récupère à l’issue de procédures judiciaires.
Au passage, il ne fait pas de doute qu’on peut devenir riche grâce aux noms de . Laurent Chemla en est la preuve vivante. Lui et les 3 autres fondateurs de Gandi ont touché 13,35 millions d’euros lorsqu’ils ont vendu leurs parts dans la société à la mi-2005. Mais il ne s’agit que d’une aventure individuelle dans l’histoire plus générale de l’industrie des noms de .

Nous ne prétendons pas retracer ici cette histoire ou même l’esquisser. Après avoir dégagé les lignes de force qui nous semblent marquer l’évolution des noms de depuis 1995, nous essayerons simplement de les illustrer par des exemples concrets . Cette méthode pointilliste trace le portrait d’un monde vu par un praticien. Elle ne prétend ni tout saisir ni être neutre. C’est la vision d’un avocat. Les points saillants sont donc ‘ pathologiques ‘. Les déviances, les points limite sont préférés aux comportements ‘ normaux ‘.
Mais au travers des observations fragmentaires un fil se dégage : l’écart paradoxal entre la valeur nominale et la valeur symbolique des noms de . Aujourd’hui, des gens sont prêts à investir des milliers d’euros pour la possession d’une ‘ ligne de code ‘ qui n’en vaut que quelques dizaines à l’. Des intermédiaires sont bien sûr apparus pour tirer parti de cette situation. A côté du spéculateur occasionnel qui enregistre des noms de au coup par coup et les met aux enchères sur les plateformes spécialisées, on trouve donc ces plateformes elles-mêmes, le ‘ cybersquatteur ‘ qui enregistre comme nom de la marque ou le patronyme d’un tiers dans l’espoir d’en tirer un profit illégitime ou encore le professionnel qui enregistre en masse des noms pour leur associer des sites web qui sont en fait de véritables panneaux publicitaires virtuels. Toutes ces personnes sont les receleurs de ce simple acte informatique dont parlait Laurent Chemla en 2000.

En 2007, le vol continue donc.

(à suivre)

(1) Le texte de la tribune est disponible en ligne à l’adresse : http://www.chemla.org/textes/voleur.html.
(2) Devaux (G.), ‘ Gandi, une révolution dans la continuité ‘ in Le Journal du Net, 2 juin 2006, http://www.journaldunet.com/0606/060602-gandi.shtml

Source CawAilleurs, le Cawa d’AdmiNet City


Les bureaux de seront fermés du 24 décembre 2007 jusqu’au 2 janvier 2008. Durant cette période, le Contact Center de la division “Internet Domains” sera à votre disposition le 27, 28 et 31 décembre et le 2ême janvier 2008 de 9 à 12 heures. Du 24 au 26 décembre 2007 ainsi que le 1er janvier 2008, le Contact Center sera fermé toute la journée.

Source SWITCH