Le tribunal des référés a ordonné, lundi 3 mars, la suppression de toutes les “données nominatives” sur note2be., un Internet qui propose aux élèves de noter leurs enseignants. Le SNES-FSU, syndicat majoritaire dans les collèges et lycées, et une cinquantaine d’enseignants à titre individuel, avaient assigné le 14 février les responsables de ce dont l’ouverture le 29 janvier avait créé un vif émoi.

Le tribunal a condamné la société “au paiement des dépens, ainsi que de la somme aux demandeurs de 3 000 euros” et “au paiement à titre d’indemnité provisionnelle de la somme d’un euro à chacun des demandeurs”. A aussi été imposée une astreinte d’une “durée de trois semaines” et d’un “montant de 1 000 euros par infraction et jour de retard”.

SOUTIEN DU MINISTRE DE L’ÉDUCATION

Dans ses motivations, le tribunal a notamment fait valoir que “l’exercice des libertés d’information et d’expression a pour limites qu’il ne porte atteinte aux activités d’enseignement”. Il a aussi souligné que “la mise à disposition d’un forum de discussion, sans modération préalable à la publication, n’est pas sans présenter en cas de développement exponentiel de la équentation de ce , des risques sérieux de dérive polémique”.

Le ministre de l’éducation nationale, Xavier Darcos, “a pris acte avec satisfaction” de la décision du tribunal, réitérant son “soutien aux enseignants dont la mission difficile ne saurait faire l’objet d’atteintes anonymes sur Internet”.

“On a tout gagné, non seulement je suis content, non seulement mon syndicat est content, mais je crois que l’ensemble de la profession enseignante sera extrêmement satisfaite de la décision rendue aujourd’hui”, a déclaré de son côté à la presse Francis Gerguin, secrétaire national du SNES-FSU chargé des questions juridiques, après l’annonce de la décision.
LES RESPONSABLES DU VONT FAIRE APPEL

Joint par Le Point., Stéphane Cola, cofondateur du , considère au contraire que “cette décision inquiétante est une entrave à la liberté d’expression et va à l’encontre de [sa] conception de l’aspect participatif d’Internet”. Il précise qu’il fera appel de la décision.

“C’est une décision qui a une portée non neutre sur le fonctionnement du , sur la liberté d’expression et sur le en général”, a réagi Me Nathalie Beslay, conseil du Internet. Dans la mesure où “les contributions des internautes via Internet sont très équentes et font partie du développement d’Internet, c’est une décision qui pose question et peut paraître inquiétante de ce point de vue là”. Selon elle, les élèves pourront continuer à noter les établissements mais pas les professeurs.

Depuis le lancement du , 50 000 enseignants ont été notés sur note2be., selon les six critères établis : intéressant, clair, disponible, équitable, respecté, motivé. La moyenne générale est de 14/20.

source LeMonde


Le 10 février dernier, la police nationale espagnole a mené à bien la plus grande opération nationale contre la sur internet en arrêtant 76 personnes. La consistait à se servir dans les comptes bancaires de particuliers qui étaient victimes de .

Lire la suite surLegitiname

Recettes d’explosifs, propagande terroriste et incitation à la haine raciale vont bientôt rejoindre la pédopornographie sur la “liste noire” des sites Internet illicites interdits en France. Visitant les locaux à Nanterre, jeudi 14 février, de l’Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication (OCLCTIC) - la brigade cybercriminalité -, Michèle Alliot-Marie a annoncé l’élaboration d’une charte de “bonnes pratiques” avec les opérateurs pour permettre le blocage de ces sites.

Prenant exemple sur la Norvège, qui prépare un dispositif similaire, la ministre de l’intérieur s’est défendue d’organiser une surveillance “à la Big Brother”. Internet, a-t-elle fait valoir, “c’est d’abord plus de libertés” mais aussi “plus de menaces sur la sécurité”. Jusqu’ici, pourtant, les fournisseurs d’accès rechignaient à faire la police sur les sites qu’ils hébergent. “Au début, ça a été “niet”, mais leur attitude évolue, assure Christian Aghroum, chef de l’OCLCTIC. On travaille avec eux.” Le blocage prendrait la forme de pages devenant inaccessibles à l’internaute.

La tâche paraît cependant bien délicate, les sites délictueux pouvant être hébergés depuis l’étranger. Sur 14 465 signalements recensés en 2007 par des internautes, auprès de la plate-forme mixte police-gendarmerie ouverte il y a quelques années sur la pédophilie, seuls 308 signalements concernaient des sites hébergés en France, contre 1 552 à l’étranger (le reste des signalements correspondant à des redondances).

Bien que traqués et interdits, les sites pédopornographiques n’ont ainsi pas disparu. “Ils sont souvent éphémères. Lorsqu’ils sont fermés, ils se reconstituent le lendemain sous un autre de ”, admet Karine Beguin, chef du département de surveillance de l’Internet à la division cybercriminalité de la gendarmerie.

Dans le , à part, des courses et des jeux, les digues imaginées par la France pour préserver son monopole paraissent presque dérisoires. Les fournisseurs d’accès ayant refusé tout net de bloquer les sites, la police traque toutes les formes de publicité pour tenter de réduire l’explosion du jeu sur la Toile. Elle a remporté une première manche avec la condamnation, en mars 2007, du patron de casinos Patrick Partouche à douze mois de prison avec sursis et 40 000 euros d’amende pour avoir prêté son à un de poker basé à Gibraltar, mais la bataille est loin d’être gagnée.

ACCORDS INTERNATIONAUX

Le gouvernement promet de nouvelles mesures, dont le doublement du nombre de “cyber-enquêteurs”. En septembre 2008, la plate-forme de signalements concernera tout type de malversations sur Internet, y compris l’escroquerie. La décision de fermer un va être simplifiée. “Aujourd’hui, il existe une procédure juridique assez longue, après enquête et condamnation, mais désormais, dès qu’il y a aura constatation, on pourra intervenir”, explique François Jaspart, inspecteur général de la police nationale et maître d’oeuvre du plan de lutte contre la cybercriminalité.

Dans le cadre d’une procédure judiciaire, la géolocalisation des utilisateurs d’Internet deviendra possible. Et de nouvelles formes d’incrimination vont être créées : l’ d’identité sur Internet sera ainsi bientôt un délit passible d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende.

La France compte aller plus loin et demander la mise en place d’accords internationaux pour permettre les cyberperquisitions, la perquisition à distance informatique, sans qu’il soit nécessaire de “demander au préalable l’autorisation du pays hôte du serveur”.

auteur : Isabelle Mandraud
Source LeMonde


BARCELONE, Espagne, February 13 /PRNewswire/ —

- Une base de données internationale complète d’informations sur les combinés mobiles est désormais à la disposition quasi-gratuite des développeurs pour la création de contenus ‘adaptables’

, la société à l’origine du Internet ., la première et seule adresse Internet conçue spécifiquement pour les portables, a annoncé aujourd’hui le lancement de DeviceAtlas, une source incontournable d’informations sur les combinés mobiles, à l’intention des développeurs de contenus.

<< Il existe de nombreuses sources en matière de données sur les appareils. Elles sont malheureusement disséminées dans les forums de développeurs et intégrées dans divers produits. DeviceAtlas est une source unique et exhaustive d'informations dans ce >>, déclare Paul Nerger, vice-président des services et des applications avancées chez .

<< DeviceAtlas aide les développeurs de toutes tailles à construire, avec des données structurées et précises, de meilleures applications mobiles qui sont adaptées - et optimisées - pour le plus grand éventail possible d'appareils portables. Cela signifie aussi que ces données seront universellement disponibles, indépendamment de la taille d'une entreprise, étant donné la modicité des coûts de DeviceAtlas. La version en ligne de la base de données est même complètement gratuite et nous fournirons sans frais une licence DeviceAtlas Developer Edition à chaque membre du forum développeur Dev. >>, ajoute M. Nerger.

Nokia, Vodafone, Telecom Italia Mobile, Argogroup, Volantis, Zandan et bien d’autres exploitants de réseaux mobiles, fabricants de combinés et développeurs du monde entier travaillent avec pour regrouper et affiner continuellement des informations concernant les caractéristiques des combinés, que ce soient les premiers modèles de téléphones portables capables de traiter des données ou les tout derniers dispositifs << intelligents >>, afin que les développeurs soient en mesure de créer des contenus adaptables (device aware) grâce aux toutes dernières informations disponibles.

Pour Timo Skytta, responsable de la gestion technologique chez Nokia : << L'introduction de DeviceAtlas aidera les développeurs et les fournisseurs de contenus à proposer des formules Internet sur mesure pour toute une gamme d'appareils. Nokia élargit ses prestations et passe de fabricant de combines à fournisseur de divers services Internet ; il est donc très important que nous offrions des expériences intéressantes à tout point de vue. >> De son côté, Peter Thompson, de la division de recherche et développement chez Vodafone Group, estime : << DeviceAtlas est un outil formidable aidant les développeurs mobiles à créer une expérience personnalisée et de valeur pour leurs utilisateurs. >>

DeviceAtlas permet le partage des informations au sein de la communauté internationale de développement et leur mise à jour en ligne. Cette approche simplifie le processus de développement et donne aux développeurs les moyens de créer la meilleure expérience possible. En plus de la version sur Internet gratuite, les utilisateurs peuvent obtenir, pour un coût annuel modique, une copie locale de la base de données DeviceAtlas par l’intermédiaire d’une interface API.

Trey Harvin, PDG de , déclare : << est conscient de la nécessité de proposer des solutions aux défis que doivent relever les développeurs dans la création de contenus pour littéralement des milliers de combinés et de systèmes logiciels différents. DeviceAtlas représente une somme considérable d'efforts pour fournir ce qui est l'ensemble d'informations le plus complet et précis sur les appareils portables du monde entier. >>

De son côté James Pearce, vice-président de la technologie chez , ajoute : << La première version de DeviceAtlas n'est que le début d'un outil en évolution constante au service de la communauté des développeurs mobiles. Au cours des mois prochains, la feuille de route comprend plusieurs vocabulaires de propriétés, une suite complète de tests, la capacité pour tous les membres de la communauté d'ajouter des données supplémentaires et la compatibilité avec les recommandations W3C. >>

Pour plus de renseignements sur DeviceAtlas - y compris la version Internet gratuite et la version sous licence gratuite pour les développeurs, veuillez consulter http://deviceatlas. sur les ordinateurs et http://deviceatlas. sur les portables.

Source PRNewsWire


have announced they will discontinue their service of publishing the list of newly registered . domain names as of February 19, 2008 as per the news release below.

Since 2000, the publishes on its website the list of . domain names registered in the last 30 days. This list initially thought to inform has been used in different ways that must be supervised legaly.

For this reason, the list will no longer be published on the website starting February 19th, 2008.

The Data Access Qualified Service

On the other hand, the offers a new service, the Data Access Qualified Service, to third parties that wish to build services with added value around the list of registered . domain names.

This access will be subject to the signature of a specific contract, and subject to ’s approval of the access application.

All . domain names that are published via the directory (www../outils/) will be concerned.

Holders have the possibility of requesting that their domain name(s) be removed from the communicated list, if they can prove that the communication of the existence of said domain name(s) could create a risk for the bodily safety of a person or a dangerous risk to national security.

This request for removal is to be sent as soon as possible to the registrar in charge of the domain name, who will transfer the request to ’s Legal Department.

With these new modalities, the wishes to create an efficient and pragmatic balance around . between the protection of people’s personal data and the protection against infringements of third party rights.

The Data Access Qualified Service: www../outils/acces-donnees.

To see this announcement on the website, see www.afnic.fr/actu/nouvelles/general/NN20080201_en for the English version and www.afnic.fr/actu/nouvelles/general/NN20080201 for the French version.

Source DomainNews


Not that we needed it, but the Internet Corporation for Assigned Names and Numbers () expressed its appreciation for all those bloggers out there by releasing the new top level domain ..

blogforsaleThe massive increase in Internet traffic due to blogging made it unavoidable to label the 2.0 style journalists and writers. The new domain will become available on April 1st, 2008. I think we can say that April will be a great month for cybersquatters.

The question is though, who will use the new domain? Some predictions that immediately popped up when I was reading the announcement:

  • Naturally, tech blogs will battle for the technology., political blogs for politics., humor blogs for humor. and so on.
  • Some of the big guys will probably register theirname., if they’re fast enough. Nobody wants brand squatting problems like ReadWriteWeb had recently. Yet not all of them will make that effort. Their ranking position in , Technorati and Alexa is all based on their old domain. . is just a fancy thing to own.
  • New blogs will use the new domain, yet their influence is marginal. Only few fresh blogs know to attract a large audience (We hope we’re one of them).
  • Companies will move their corporate blogs to the new domains, or finally decide to start one. We’ll see domains like Startbucks., Sony. and Ford..

But this is just my opinion, looking forward to hearing your thoughts on this new domain. What will you register?

Author : Ernst-Jan Pfauth, editor in chief
Source TheNextWeb.org


Un arrêt de la Cour d’appel de Paris, en date du 16 janvier 2008, pourrait avoir marqué un tournant majeur dans l’utilisation des noms de en ..

En l’espèce, la société Sunshine avait assigné un particulier, titulaire du de ‘ sunshine. ‘. Sa demande visait à revendiquer la propriété du de litigieux, déposé le 7 avril 2005.

A l’appui de sa demande, la société invoquait une disposition du décret du 6 février 2007. Celle-ci prévoit en effet qu’un ‘ identique ou susceptible d’être confondu avec un sur lequel est conféré un droit de propriété intellectuelle ‘ ne peut être choisi comme de si le demandeur ne peut ‘ justifier d’un intérêt légitime ‘.

Etant donné la date de promulgation du décret, la défense avait logiquement objecté qu’il était inapplicable à un de déposé antérieurement.

Les juges du fond ont cependant donné raison à la société et ont fait application de ce décret ‘ relatif à l’attribution et à la gestion des noms de ‘ Cette solution impliquerait donc que celui-ci est rétroactif.

L’application de ce décret à des situations antérieures à sa promulgation pourrait bouleverser le paysage des noms de en ..

En effet, ce texte précise les règles d’attribution des noms de . Or, celles-ci restreignent le choix des noms de pouvant faire l’objet d’un dépôt. En effet, un des objectifs du décret est de protéger différentes personnes. Dans cette optique, certains noms de ne pourront plus être déposés, si ce n’est par les personnes faisant l’objet de la protection. Il s’agit notamment de l’Etat, des élus dans l’exercice de leur mandat ou encore des titulaires de marques.

Or, la solution de la Cour d’appel semble élargir le champ d’application de ces règles restrictives pour y inclure l’utilisation de noms de déjà attribués. Par conséquent, il semble que certains noms de , qui sont actuellement utilisés, pourront faire l’objet d’une demande de réattribution par les personnes protégées.

Mais pour pouvoir réellement apprécier l’impact qu’une telle décision peut avoir sur les noms de , qu’ils ait déjà ou non été déposé, il convient de s’interroger sur la manière dont les juges vont interpréter ces dispositions. En effet, ce décret, dans son application, fait référence à certaines notions. Une interprétation large de celles-ci par les juges conduira donc nécessairement à englober ou non un nombre important de noms de domaines devant faire l’objet d’une réattribution.

Ainsi, le décret dispose notamment que ‘ le d’un titulaire d’un mandat électoral, associé à des mots faisant référence à ses fonctions électives, peut uniquement être enregistré par cet élu ‘. Dans cette hypothèse, la question qui se pose est de savoir comment la notion de ‘ mots faisant référence aux fonctions électives ‘ va être interprétée.

Les juges peuvent appliquer cette disposition de manière littérale, limitant ainsi le nombre de devant faire l’objet d’une réattribution. Au contraire, les juges pourraient aussi élargir cette notion de ‘ mots faisant référence aux fonctions électives ‘ et affecter, de ce fait, la situation d’un plus grand nombre de noms de .

Ainsi, pour Cédric Manara, professeur de droit à l’EDHEC, il ne sera plus possible de déposer un de comme ‘ Ne-votez-pas-pour-Bertrand-Delanoe. ‘. A cet égard, les nouvelles règles instituées par le décret lui paraissent limiter ‘ l’expression et la critique ‘.

Par ailleurs, s’agissant de la protection accordée aux titulaires de marque, on peut également s’interroger sur la notion ‘ d’intérêt légitime à faire valoir ‘. Ici encore, son interprétation induira le nombre de noms de affectés par ces règles restrictives.

L’interprétation de cette notion revêt une importance particulière étant donné qu’elle pourrait conduire les juges à revenir sur la solution posée par la même Cour d’appel de Paris dans l’affaire ‘ jeboycottedanone ‘. En effet, dans cette affaire, les juges avaient considéré que l’utilisation de la marque, faîtes par un tiers, dans un de , se justifiait par l’exercice du principe à valeur constitutionnelle de la liberté d’expression.

Il reste que cette lecture du décret faîte par la Cour d’appel peut toujours être remise en cause par la Cour de cassation.

Source LegalBizNext


Part des moteurs de recherche en France

Par rapport au mois précédent :

* progresse de 0,41pt à 90,83% (+0,5%)
* Yahoo baisse de 0,17pt à 2,92% (-5,5%)
* Live baisse de 0,03pt à 2,53% (-1,2%)
* Orange baisse de 0,09pt à 1,57% (-5,6%)

Ces chiffres ont été calculés par XiTi sur la période du 1er au 31 décembre 2007, à partir des statistiques de de 87 892 sites francophones.

Source WebRankInfo


- 244 millions d’internautes en Chine en 2008

Actuellement au nombre 182 millions, les internautes chinois pourront dès cette année 2008 dépasser les 200 millions (244 millions selon estimation) voire détrôner le leader les US. La marge de progression reste toutefois immense, car le taux de pénétration est seulement de 13.8%.

- Les chinois ont dépensé 398,8 milliards de yuan en 2007. Et ce chiffre devrait atteindre les 581,5 milliards de yuan en 2008. 10% de dépenses dans les foyers chinois sont consacrés à Internet.

- Les chinois passent en moyenne 716 minutes par mois sur la toile, soit près de 12h. 40.3% des internautes chinois se connectent à partir d’un ordinateur qu’il partage parfois avec d’autres personnes, 34.2% à partir d’un ordinateur strictement personnel et 25.5% d’un ordinateur commun.

- 56% d’internautes chinois sont hommes, 44% des femmes. 33% d’internautes chinois sont mariés. Les étudiants sont les plus nombreux à surfer en ligne (19.3%), suivis des professionnels de IT (7.4%) puis des enseignants et chercheurs(7.2%).

- Parmi les usagers d’Internet, 38.8% font de la consultation des news et informations le service le plus équemment utilisés. 11% pour les emails, 9.2% pour les blogs, 7.5% pour la messagerie instantanée (QQ, MSN etc.) et lâ même proportion pour les jeux en ligne.

Source 168.fr


La Bourse des mots ou Apparition d’un second marché des noms de La Bourse des mots

Une pratique apparue dans le sillage du nouveau marché des noms de est la revente de noms à titre spéculatif. Alors que les pratiques liées aux ouvertures de nouveaux TLDs sont, par définition, ponctuelles, le transfert de noms de de 2e niveau est en effet désormais une activité se pratiquant sur une base quotidienne. Chaque jour, des noms de changent de mains soit par le biais de ventes de gré à gré soit à l’occasion de ventes aux enchères.
Le plus souvent, une personne cherche à racheter un de de 2e niveau à son titulaire car :
- le est désirable en soi. Il reprend par exemple un terme du langage courant ayant un fort pouvoir évocateur ;
- le a sans doute été enregistré de mauvaise foi et la personne souhaitant l’acquérir a un intérêt légitime à sa possession mais la preuve de la mauvaise foi du titulaire actuel est difficile à établir ;
- le a été enregistré de mauvaise foi mais, pour des raisons financières ou d’image, il est préférable pour l’acheteur potentiel qui a un intérêt légitime à sa possession d’en envisager le rachat au terme d’une transaction avec le titulaire actuel plutôt que de s’engager dans la voie judiciaire.

Le transfert de propriété dans le cadre d’une vente de gré à gré ne se fait pas à ‘ prix coûtant ‘ mais intervient habituellement pour quelques centaines, voire quelques milliers d’euros. Dans de rares cas, les prix atteignent quelques dizaines de milliers d’euros, voire plus. A cela s’ajoutent éventuellement les frais liés à l’intervention d’un intermédiaire spécialisé.

Un des principaux obstacles à la fluidité des échanges est en effet la confiance. Sauf à connaître au préalable le vendeur, l’acheteur ne peut être certain que celui-ci va respecter sa part du contrat après avoir perçu le prix. Il est possible d’étaler le paiement dans le temps, en ne prévoyant un paiement complet qu’après transfert effectif du à l’acheteur mais, même dans ce cas, un risque subsiste, si ce n’est pour l’acheteur du moins pour le vendeur. Il s’agit d’un problème classique de confiance qui peut notamment être résolu en introduisant une troisième personne dans la relation acheteur/vendeur : le séquestre.

Pour s’assurer que le prix soit bien payé et la propriété de l’objet transférée, l’intégralité du prix est déposée dans les mains d’un tiers. Une fois le transfert réalisé à la satisfaction de l’acheteur, ce tiers a pour mission de libérer les fonds dans les mains du vendeur. C’est ce qu’on appelle un service de séquestre. Dans des relations commerciales, ce sont souvent des banques qui assurent ce service. Aujourd’hui cependant, un service de séquestre spécialement adapté à la vente de gré à gré de noms de s’est développé autour d’intermédiaires intervenant uniquement sur l’internet. Le escrow. [1] est un de ces intermédiaires spécialisés. Il propose un service de séquestre ‘ basique ‘.

La personne qui souhaite initier une ‘ transaction ‘, c’est-à-dire transférer la titularité d’un de , va remplir un formulaire sur le d’escrow., en fait un contrat de séquestre. Elle y précise :
- l’adresse électronique de l’autre partie intervenant dans l’opération ;
- la qualité de la personne initiant la transaction (acheteur ou vendeur) ;
- la personne qui payera les frais de séquestre ;
- le de objet de l’opération ;
- la ‘ durée d’inspection ‘ à réception du de par l’acheteur ;
- le prix.
Le formulaire rempli et validé, un message électronique est envoyé de façon automatique à l’autre partie à l’adresse électronique fournie dans le formulaire. L’autre partie doit confirmer sa participation à l’opération. Ceci fait, un message est envoyé à l’acheteur lui demandant de consigner le prix auprès du service de séquestre. Eventuellement, si le vendeur supporte tout ou partie des frais de séquestre, un message lui est aussi envoyé, lui demandant de s’acquitter des frais de séquestre. Une fois le prix consigné et les frais payés, un nouveau message est envoyé au vendeur lui demandant de procéder au transfert du à l’acheteur. Vendeur et acheteur doivent ensuite confirmer la bonne conclusion de l’opération avant qu’escrow. ne remette les fonds séquestrés au vendeur et ne clôture la transaction.
Dans son essence, le schéma est on ne peut plus classique.

Certains agents ne se contentent cependant pas d’offrir un service de séquestre ‘ nu ‘ aux internautes et développent des services périphériques. Ils assistent par exemple les parties dans les différentes étapes du transfert administratif voire technique du de . Il y a souvent de nombreux documents à remplir, de nombreux critères à respecter si le objet de la transaction est un géographique, de nombreuses pièces à produire.

Sedo, une société d’origine allemande, est un des acteurs proposant un service ‘ évolué ‘ [2]. Si Sedo est connu aujourd’hui, ce n’est cependant pas pour son service de séquestre mais pour sa plateforme de mise aux enchères de noms de .
Cette société propose en effet sur son une liste de noms mis en vente par leurs propriétaires. Chaque est accompagné d’un descriptif permettant d’apprécier son potentiel. Le 29 septembre 2007 vers 23h00, le chaland apprenait ainsi que l’offre pour le de beaujolais-nouveau., mis en vente par son titulaire, avait été consultée 56 fois sur les 32 derniers jours, que le PageRank et le Alexa Rank du (des mesures de popularité) étaient nuls et qu’aucun lien ou Yahoo ne pointait vers lui. Il restait encore 4 jours et 19 heures avant la fin de l’enchère et une offre de 950 euros avait déjà été faite, permettant d’atteindre le prix de réserve. Des informations similaires étaient offertes pour plus de sept cents autres noms de mis aux enchères au même instant sur la plateforme de Sedo.

Sedo annonce plus de 1 500 opérations réalisées par mois, ventes de gré à gré et enchères confondues, et plus de 3 000 000 d’euros de volume mensuel de transactions. [3] La société prélève bien entendu une commission sur chaque opération. A côté du marché primaire de l’ de noms de , un second marché de la revente a donc fleuri [4].

Mais si l’activité est lucrative elle n’est pas sans sa part d’ombre : une partie des noms mis en vente sur le second marché est ‘ propre ‘, une autre se situe au mieux dans une zone grise. Dans la masse des noms mis aux enchères, certains violent en effet les droits de tiers et Sedo - et les autres services d’enchères - ont tendance à adopter une attitude passive face à ce phéène, même lorsque la violation est flagrante. Cette attitude a dernièrement conduit la Cour d’appel de Paris à condamner lourdement Sedo pour avoir laissé s’organiser sur son la vente aux enchères de noms reprenant la marque notoire ‘ méridien ‘, enregistrée par la société des Hôtels Méridiens. La Cour a jugé que ‘ nonobstant les conditions générales de services dont elle entend se prévaloir, les principes de loyauté et de libre concurrence, attachés à l’exercice de toutes activités commerciales, imposent à une entreprise intervenant sur le marché de s’assurer que son activité ne génère pas d’actes illicites au préjudice de tout autre opérateur économique. [5] ‘ On peut cependant douter que la condamnation de Sedo a plus de 80 000 euros de dommages et intérêts et 20 000 euros de frais d’avocat freine le développement du second marché ou modifie fondamentalement la pratique de ses acteurs. Les titulaires de droits sont en effet peu nombreux à saisir les juridictions nationales pour faire sanctionner les violations de leurs droits.

Notes

[1] https://www.escrow.. Escrow en anglais se traduit par ‘ séquestre ‘ en français.
[2] http://www.sedo.
[3] http://www.sedo./about/index.php3
?tracked=&partnerid=&language=
[4] Sedo n’est qu’un des acteurs de ce marché. Go Daddy propose par exemple un service, The Domain Name Aftermarket, qui listerait plus d’1,5 millions de noms mis aux enchères.
[5] Cour d’appel de Paris,
Hôtels Méridien c. Sedo, Stéphane H, 7 mars 2007, http://www.legalis.net/jurisprudence-decision.php3
?id_article=1880.

(à suivre)

Charles Simon

Ce texte est le 6e épisode sur 9 du cycle ‘ Monétisation de l’immatériel : Les noms de domaines ‘

Source CawAilleurs, le Cawa d’AdmiNet City