Le “.” fête ce vendredi son deuxième anniversaire. L’Union européenne indique à cette occasion qu’au cours ces deux dernières années, entreprises, organisations et résidents communautaires ont obtenu plus 2,8 millions d’identités internet européennes.

Le “.” est le 8ème le plus déposé du monde, derrière le ‘”.” (71,66 millions d’enregistrements), le allemand “.” (11,67 millions d’enregistrements), le “.”, le “.” (Canada), le “.” (Royaume-Uni), le “.”, et le “.”.

Dans le détail, c’est en Allemagne que le nombre d’enregistrements . est le plus élevé avec 31,4% du total européen, suivi des Pays-Bas (13,3%), la France (7,3%) et l’Italie (5,1%).

“Les pionniers . ont déjà compris sa valeur, et ont saisi l’occasion promouvoir leur propre identité paneuropéenne” a déclaré Viviane Reding, commissaire européenne en charge la société l’information et des médias. “Le . devrait maintenant devenir le choix naturel tous les Européens. Plus la vigueur du marché unique européen des services télécommunication se renforce, plus nous devrions nous assurer que . devienne plus visible, sûr et abordable” a-t-elle ajouté.

source CommentCaMarche.net


La chasse aux intrus, ou Récupération des noms

nouvelles professions d’intermédiaires ont été évoquées.
Une autre catégorie personnes a profité l’intérêt nouveau dans les noms : les ‘ cybersquatteurs ‘. Le caractère intrinsèquement international l’internet, et donc des noms , a été pour eux une bénédiction. Il suffit quelques minutes et quelques euros pour réserver un 2e niveau. Sous la plupart des extensions, aucun contrôle n’est effectué à l’. N’importe qui peut donc enregistrer comme n’importe quelle marque, célèbre ou non, qui n’aurait pas encore été réservée par son titulaire légitime. A l’inverse, le titulaire la marque se trouve dans une situation délicate une fois le enregistré par un tiers. Il doit soit transiger avec le squatteur soit se lancer dans des procédures judiciaires qu’il sait longues et coûteuses, surtout si le squatteur est basé dans un pays étranger. Des contre-feux institutionnels ont bien été mis en place mais s’ils paraissent efficaces, un examen plus approfondi pointe certains manques.

En 1999, c’est l’ qui a déployé une procédure pour combattre l’ frauduleux noms . Epaulée par l’Organisation mondiale la propriété intellectuelle (), une agence spécialisée l’Onu, elle a introduit une procédure dite [1] (Uniform Domain Name Dispute Resolution Policy) pour ‘ Règlement uniforme résolution des litiges en matière noms ) applicables à tous les gTLDs. Il s’agit d’un mode alternatif règlement des conflits ‘ qui vise à apporter une solution rapide et peu onéreuse aux cas les plus fragrants.

Une des originalités l’ est d’organiser une procédure d’arbitrage internationale obligatoire dont une des parties est inconnue au moment la conclusion la clause d’arbitrage. Par une chaîne contrats, l’ oblige en effet les titulaires noms à accepter par avance soumettre les litiges relatifs à l’ leurs noms à une procédure ad hoc que tout tiers peut déclencher. Le tiers doit simplement justifier être titulaire droits marque auxquels l’ porte atteinte.
L’ est particulièrement efficace car si l’arbitre estime que l’ et l’usage du portent effectivement atteinte aux droits marque du demandeur, il peut en ordonner le transfert immédiat. C’est le bureau d’ gérant le qui exécute la décision en modifiant le du titulaire dans sa base au profit du demandeur.

Les registres des ccTLDs ont adopté des procédures apparentées à l’, quand ils n’ont pas purement et simplement repris cette dernière. Les titulaires marques disposent donc aujourd’hui d’une protection a priori étendue contre le . Dans le cas l’Afnic, le registre du ., c’est une procédure proche l’, appelée Procédure alternative résolution des litiges (Parl) [2], qui assure la sanction des cas fraude les plus flagrants.

Le succès l’ et des procédures apparentées peut être mesuré au nombre d’actions introduites chaque année sous leur égide. L’ qui, en plus d’en être l’inspiratrice ces procédures, fournit la majeure partie des décisions les appliquant, a tranché plus 11 700 cas depuis décembre 1999 [3]. Le temps où la procédure relative au madonna. [4] faisait la une des journaux [5] est donc bel et bien révolu et le n’est plus décrit comme ce fléau endémique qui ravage l’internet comme cela avait pu être le cas à la fin des années 1990 et au début des années 2000.

Reste que l’ et les autres procédures n’ont pas éradiqué le . Si on laisse côté l’année inaugurale, l’an 2000, au cours laquelle 1 857 cas avaient été portés devant l’, l’organisation a à connaître 1 000 à 1 500 cas chaque année. La tendance semble cependant à la hausse. 1 823 plaintes ont été enregistrées en 2006 [6] et 1 586 cas avaient déjà été reçus au 2 octobre 2007. A la vue ces chiffres, s’il n’y a pas d’augmentation significative des cas enregistrés depuis six ans, il n’y a donc pas non plus décrue. L’ a, au mieux, permis contenir les comportements déviants. C’est pourquoi on peut considéré que l’ a un succès mitigé, d’autant que l’ est encore aujourd’hui une procédure chère et produisant des décisions qualité médiocre.

Le coût pour le demandeur à une procédure devant l’ est 1 500 euros, 4 000 s’il souhaite que l’affaire soit tranchée par un panel trois membres plutôt que par un expert seul. A cela s’ajoutent souvent les honoraires d’un spécialiste pour rédiger, introduire et suivre la plainte.

Le coût total est sans doute inférieur à celui d’une procédure devant une juridiction nationale, les délais plus brefs et, dans les cas où le transfert est ordonné, l’efficacité la décision supérieure, mais l’ n’en reste pas moins une ‘ procédure riches ‘. Il faut être prêt à débourser des milliers d’euros pour récupérer un qui n’en vaut que quelques uns chaque année à enregistrer. C’est plus une procédure élitiste puisqu’elle n’est ouverte qu’aux seuls titulaires droits marque.

S’ajoute à cela le fait que l’ produit des décisions souvent pauvres et stéréotypées. Dans la grande majorité des cas, le titulaire du mis au défi d’établir sa possession bonne foi du face aux allégations du demandeur ne répond tout simplement pas à la plainte. Au cours du mois mai 2007, l’ a par exemple rendu quinze décisions (10% son activité totale) relatives à des noms reprenant la marque sous laquelle une spécialité médicamenteuse est commercialisée [7]. Dans seulement trois cas le titulaire du a présenté une réponse et dans seulement un cette réponse a convaincu l’expert que le n’était pas squatté. Cela signifie que dans douze cas sur les quatorze ayant débouché sur le transfert du litigieux aucun véritable échange d’arguments n’a lieu.

En pratique, il ne fait pas doute que les noms en cause étaient cybersquattés [8] et les experts ne doivent donc pas être critiqués pour avoir ordonné leur transfert. En l’absence réponse des titulaires, les experts ont cependant tendance à rendre des décisions expéditives, acquiesçant à tous les points soulevés par la demande, même sous les formes les plus elliptiques. Des milliers d’euros ont donc été dépensés, des spécialistes consultés pour aboutir à des décisions à l’issue prévisible et dans lesquelles rien n’est réellement discuté. Si l’ et les autres procédures apparentées représentent un mieux par rapport à l’imbroglio d’une action devant le juge national, la situation demeure par conséquent insatisfaisante. , le registre du ., le reconnaît implicitement en réfléchissant actuellement à une modification son équivalent , le DRS (Dispute Resolution Service pour Service résolution des litiges). Il souhaite simplifier sa procédure dans les cas où le titulaire du ne répond pas aux allégations du demandeur [9] .

Le DRS du . est particulier en ce qu’une phase conciliation obligatoire précè la saisie l’expert. Ce n’est que si la conciliation échoue que l’expert est saisi. Selon , l’expérience montre que, dans la grande majorité des affaires qui arrivent jusqu’à l’expert, le demandeur a un intérêt clair dans le litigieux et que le titulaire n’a pas répondu à la phase conciliation. Dans 95% des cas, l’expert ordonne alors le transfert du litigieux au demandeur [10] . Sur la base ce constat, propose qu’à l’avenir, dans un tel cas figure, le soit transféré au demandeur sans passer par les services d’un expert. Le demandeur paierait 200 livres sterling frais à pour cette procédure ‘ allégée ‘ au lieu des 750 que coûte la désignation d’un expert. C’est une division par 3,5 des frais procédure.
Reste que cette réforme ne règle pas la question des frais annexes : il faudra toujours au préalable introduire une plainte et donc, en pratique, recourir à un spécialiste pour la rédiger. C’est souvent ce recours à un spécialiste qui se révèle le plus onéreux pour le demandeur. On peut donc se demander dans quelle mesure la réforme rendra le DRS plus abordable pour les demandeurs potentiels, notamment les plus modestes.

Si l’ et les procédures apparentées sont donc en théorie bons contre-feux au , la pratique pointe leurs limites, d’autant que le a évolué depuis l’introduction l’ en 1999.

Notes

[1] http://www.icann.org/udrp/udrp.htm
[2] http://www.afnic.fr/doc/ref/juridique/parl
[3] L’ propose sur son site web un outil statistique extrêmement complet sur les décisions relatives aux noms : http://www.wipo.int/amc/en/domains/statistics.
[4] , Madonna Ciccone, dite Madonna c. Dan Parisi et madonna., n? D2000-0847, 12 octobre 2000, http://www.wipo.int/amc/en/domains/decisions/html/2000/d2000-0847.html.
[5] Konrad (R.), Hansen (E.), Madonna. embroiled in domain ownership spat, c|, 21 août 2000, www.news./2100-1023-244734.html ; Francis (C.), Madonna bids to win domain name game, 14 septembre 2000, CNN, http://archives.cnn.com/2000/WORLD/europe/09/13/switzerland.madonna/.
[6] , Le Cybersquattage poursuit son expansion - les risques pour les marques s’intensifient devant les nouvelles pratiques d’, communiqué presse, 12 mars 2007, Genève, http://www..int/pressroom//articles/2007/article_0014.html.
[7] Les décisions l’ sont accessibles par mois sur son site : http://listbox.wipo.int/domain-updates.
[8] Il s’agissait notamment cialisfocus. et drugcialis., le Cialis étant un médicament utilisé pour soigner les troubles l’érection, ordervaliumonline., pharmavalium. et valiumgenericpharmacy., le Valium étant utilisé pour traiter l’anxiété. On trouvait aussi ambienfree., un sédatif que certaines personnes utilisent pour ses effets secondaires.
[9] , Proposed DRS default transfer process, 3 septembre 2007, communiqué presse, http://www.nominet.org.uk/news/latest/?contentId=4401.
[10] , Proposed DRS default transfer process, consultation, http://www.nominet.org.uk/policy/consultations/defaulttransfer.

(à suivre)

Charles Simon

Source CawAilleurs, le Cawa d’AdmiNet City


Experts debated what 2008 will mean for the domain name industry at last month’s registrar conference held by . registry , predicting strong growth for the suffix. There were also warnings from some quarters over the continued rise of the practice of domain tasting, and firms were urged to tightly manage their domain name portfolios.

Lesley Cowley, chief executive of , predicted the top-level domain would reach 10 million subscribers next year, but she added that trust and security would increasingly be differentiators for registrars as they seek to retain customers.

The issue of trust is going to be a key factor in this industry over the next year, and something we will continue to monitor, added chairman Bob Gilbert.

A new domain name industry report from also pointed to strong growth in the industry, with 60 per cent of businesses surveyed for the research saying they supported a . domain. In addition, firms were urged to ensure they have a clear timetable for registration of their domains, because any lapsed names could be snapped up by domain tasters.

Domain tasting is the practice of registering domain names immediately after they have expired, monitoring how much traffic they receive and then either dropping them before the five-day grace period expires and therefore avoiding a fee, or taking them up and monetising the site through advertising.

The practice is widespread in the . domain, although said it has taken measures to prevent registrars doing this with . names. ’s Phil Kingsland warned that roughly seven per cent of . and . names are subject to domain tasting, which amounts to around six million names at any one time.

Also at the event, Cowley predicted that proposed generic top-level domains (gTLDs) for geographic regions and cities could soon become a reality as looks to liberalise the industry laws governing the creation and running of these domains.

There have already been thousands of applications for new gTLDs, including .lat for Latin America and .london, explained Cowley. I think [the domain] will probably happen because there’s sufficient demand, she added.

Jonathan Robinson, chief operating officer for internet services firm Group NBT, highlighted the role of domain names as central to the success of the internet.

They are at the heart of every single e-commerce and email interaction ­ a vital link between the online and offline business and a system that has remained remarkably stable, he added.

But internet consultant Jarrod Robinson argued that the proliferation of web search tools on users’ desktops means that many now bypass domain names completely when trying to find a business or service provider.

There was also apprehension among the registrar community about the possibility of Google, Yahoo and Microsoft beginning to offer domain name services. Group NBT’s Robinson encouraged registrars to find niches to operate underneath the web giants, in order to differentiate themselves.

Source: Phil Muncaster, IT Week - 29 Nov 2007