Au mois de décembre, nous apprenions que Google avait lancé son propre service de résolution de domaines. Baptisé Google Public DNS ce dernier nous promet un Internet plus rapide, plus sûr et respectant les principes de neutralité du net. Rappelons que le serveur DNS se charge de traduire un nom de domaine (ex : google.com) et l’adresse IP du serveur sur laquelle ce site Internet est hébergé.

« Nous pensons qu’une infrastructure DNS plus rapide pourrait améliorer l’expérience de navigation pour tous les internautes de manière significative », avait alors affirmé Google. Aujourd’hui nous en savons un peu plus. En effet, la firme de Mountain View, accompagnée de plusieurs fournisseurs de service DNS, a envoyé une proposition au groupe de travail DNSext visant à modifier le protocole en question.

Lorsque la communication est établie entre la machine et le serveur, Google souhaite que plusieurs informations périphériques soient envoyées et notamment la localisation de l’internaute. Cette mesure s’appuie sur l’adresse IP de ce dernier. Cependant afin de garantir la vie privée de l’utilisateur, Carlo Contavalli et Wilmer van der Gaast expliquent : « notre proposition pour le protocole DNS permettrait aux serveurs de noms récursifs (NDLR : par exemple celui d’un FAI) d’inclure une partie de votre adresse IP lors d’une requête auprès d’un serveur racine ». Ils ajoutent que seuls les trois premiers octets ou les 24 premiers bits seraient ainsi envoyés et s’avéreraient suffisants pour déterminer la position géographique de l’internaute tout en conservant son anonymat. Il en résulterait alors un processus de communication beaucoup plus rapide.

Si elle venait à être acceptée par le groupe DNSext, cette proposition pourrait alors dessiner l’avenir du standard DNS.

Auteur: Guillaume Belfiore
Source: www.neteco.com



Hillary Clinton a lancé un avertissement aux « personnes » et aux « pays qui lancent des cyberattaques », estimant que ceux-ci « devront en subir les conséquences ». Les États-Unis sont « le berceau » de l’Internet et ont « la responsabilité » de s’assurer de son bon fonctionnement, selon un discours devant être prononcé jeudi 21 janvier et diffusé en avance à la presse. La chef de la diplomatie américaine a par ailleurs annoncé que les États-Unis allaient investir 15 millions de dollars dans la promotion de la liberté sur Internet et de l’accès des femmes au réseau, via des ONG et des projets pilotes.

« Les blogs, les courriels et les messages textes ont créé de nouveaux espaces où échanger des idées, mais constituent aussi de nouvelles cibles pour la censure », a-t-elle expliqué. « Dans un monde interconnecté, une attaque contre le réseau d’un pays peut être une attaque contre tous. En renforçant ce message, nous pouvons créer des règles de conduite pour les États », a-t-elle poursuivi, appelant ainsi à une meilleure coordination internationale. La liberté de se connecter « est identique à la liberté de réunion », a-t-elle insisté. Et, « sur l’Internet, on n’a pas besoin d’être un magnat ou une vedette pour avoir un impact énorme sur la société », a-t-elle ajouté. « En fournissant l’accès à la connaissance et à des marchés potentiels, les réseaux peuvent créer des opportunités là où il n’y en a aucune », a-t-elle encore souligné.

Le message était clairement destiné à la Chine, quelques jours après l’attaque dont a été victime Google . Le géant de la recherche sur Internet a subi des attaques « très organisées » et a envisagé de quitter le marché chinois à la suite de cet incident, qui restera gravé dans les mémoires. Dans le même temps, l’Iran et la Chine semblaient s’affronter sur le réseau. Le 12 janvier, le premier moteur de recherche chinois, Baidu, a été défiguré temporairement par des pirates se prétendant iraniens (Iranian Cyber Army).

Auteur: Guerric Poncet
Source: le point.fr