Vous souhaitez déposer un nom de domaine avec ł, ñ, ø, é, л ou θ ? C’est désormais possible sur du moins avec l’extension .EU. Depuis quelques heures, « il est désormais possible d’enregistrer des noms de domaine internationalisés (IDNs) pour le domaine de premier niveau .eu » annonce EUrid, organisme chargé de la gestion de l’extension européenne. « C’est la première fois que les résidents de l’Union européenne peuvent enregistrer un nom de domaine .eu comportant des caractères issus des alphabets latin, cyrillique ou grec ».

eurid

Voilà les premiers .Eu qui ont été enregistrés :

1. ärzte.eu
2. börse.eu
3. flüge.eu
4. bücher.eu
5. ferienhäuser.eu
6. reisebüro.eu
7. büro.eu
8. küche.eu
9. müller.eu
10. öl.eu

On avance une chance pour les entreprises de promouvoir leur marque sans passer par la moulinette américaine, idem pour les particuliers qui veulent déposer leur nom de famille aux caractères accentués.

Conformément à un principe bien établi, c’est la règle du premier arrivé, premier servi qui applique, sans sunrise period. « Ceux qui souhaitent un IDN en .eu devront agir vite pour enregistrer le nom de domaine qu’ils souhaitent ». Pour tenter sa chance, il suffit de trouver un bureau d’enregistrement accrédité via cette page  ou de consulter directement l’outil « whois » sur eurid.eu.

On pourra trouer sur cette page la liste des caractères autorisés. Le choix est vaste.
http://www.eurid.eu/fr/noms-de-domaine-eu/les-idns-pour-le-eu/caracteres-autorises Petit détail :
La longueur d’un domaine accentué (le nom situé entre www. et avant .eu) ne peut pas dépasser 63 caractères. « Cette limitation est calculée après la conversion de l’IDN en ACE string pour son utilisation par le DNS (Domain Name System). ». Ainsi, si www.abcdef.eu contient 6 caractères, « www.bücher.eu est composé de 13 caractères, car converti en ACE string, le nom de domaine est www.xn--bcher-kva.eu ».

auteur : Marc Rees
Source PCInpact.com



Eurid, le gestionnaire du domaine européen de top level .eu, va d’ici quelques jours lancer un projet de test de la méthode de protection DNSSEC. L’introduction de ce nouveau protocole sécuritaire est considérée comme une étape importante dans la lutte contre le hameçonnage (’phishing’).

Un internet (plus) sûr est l’un des thèmes importants de la réunion de l’Icann organisée cette semaine à Séoul. Le fait que l’instance qui gère le système des noms de domaine au niveau mondial, entend introduire dans les années à venir des centaines de nouveaux suffixes, n’y est pas étranger. Les nombreux ateliers consacrés à l’e-crime et à l’abus du DNS sont suivis avec attention par les centaines de personnes présentes sur place.

L’un des sujets chauds est l’arrivée du protocole sécuritaire DNSSEC (DNS Security Extensions) pour les domaines de top level. Depuis que l’expert en sécurité Dan Kaminsky avait l’an dernier fait part d’une sérieuse brèche DNS au niveau mondial, il se fait que seule la nouvelle méthode de protection offre une solution plus ou moins étanche à la défense de l’intégrité du système de noms de domaine. DNSSEC sera même obligatoire pour les nouveaux suffixes internet qui arriveront.

« C’est une bonne chose », estime Marc Van Wesemael, patron d’Eurid, « car ainsi, le protocole pourra être lancé sur le marché. Actuellement, il est encore malaisé de persuader les ‘registrars’ (les petites entreprises commerciales qui enregistrent les noms de domaine) de l’utilité de DNSSEC. Souvent, ils ne sont pas encore prêts à y consacrer du temps et de l’argent supplémentaires. C’est dû en partie à une méconnaissance du sujet. »

DNSSEC introduit les ‘public key algoritmes’ dans le système des noms de domaine. En langage de tous les jours, cela signifie qu’à chaque réponse donnée par le protocole DNS est associée une sorte de signature numérique. Les esprits malfaisants ne pourront plus polluer la cache et orienter les internautes naïfs vers des sites factices, du fait que l’authenticité de l’information demandée sera toujours vérifiée. Les internautes aboutiront donc en principe toujours à l’endroit qu’ils recherchent.

Il en résultera que le processus d’enregistrement d’un nom de domaine sera plus compliqué, parce que chaque nom de domaine devra être pourvu de ce genre de clé numérique. En outre, on assistera à une multiplication (de 6 à 10 fois) du fichier zone, dans lequel tous les noms de domaine sont stockés car toutes ces signatures viendront évidemment s’y ajouter. Pour un pays comme l’Allemagne, qui compte plus de 13 millions de noms de domaine, ce sera tout sauf évident.

« Durant la phase de test, nous voulons aussi vérifier ce qui va se passer au niveau des performances », ajoute encore Van Wesemael. « C’est très bien que l’on reçoive une réponse signée, mais il faut encore la décrypter, ce qui prend du temps. En d’autres mots, le processus sera nettement plus lent, ce qui aura comme conséquence que les ‘registrars’, mais aussi les exploitants des TLD et les ISP devront utiliser du matériel plus puissant. »

« Nous nous attendons à ce que le test donne ses résultats au début de l’an prochain », conclu le directeur général. « Nous pourrons alors fixer une date à laquelle nous allons réellement démarrer. »

auteur : Frederik Tibau
Source DataNews.be